«Une mort aus­si bru­tale qu’un ac­ci­dent d’au­to» − Ma­rie-Ch­ris­tine Proulx

Le 7 fé­vrier der­nier, la mère de Ma­rie-Ch­ris­tine Proulx dé­cé­dait dans des cir­cons­tances trou­blantes. L’ani­ma­trice nous en parle avec beau­coup de cou­rage.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Yves Bou­dreau

L«Ma­man au­rait tel­le­ment ai­mé voir gran­dir ses pe­tits-en­fants.»

a mort d’un être cher n’est ja­mais fa­cile, mais quand vous per­dez un proche qui était en san­té, sans ma­la­die ap­pa­rente, et que cette per­sonne était votre propre mère, le choc est dou­ble­ment violent. C’est ce que vit pré­sen­te­ment l’ani­ma­trice Ma­rieCh­ris­tine Proulx, pour qui le coup fut bru­tal: «Rien ne lais­sait ima­gi­ner que ma mère al­lait mou­rir aus­si ra­pi­de­ment. Nous nous étions vus à Noël, ma fête pré­fé­rée en fa­mille. Puis, après les Fêtes, ma mère a eu un ma­laise et elle a été hos­pi­ta­li­sée le 27 dé­cembre. Elle était aux soins in­ten­sifs, plon­gée dans un pro­fond co­ma. Elle a contrac­té une bac­té­rie très rare qui a pro­vo­qué une en­cé­pha­lite au cer­veau. Cette ma­la­die est très rare puisque, en moyenne, quatre per­sonnes par an­née peuvent en mou­rir au Ca­na­da.»

Le len­de­main de la mort de sa mère, Ma­rie-Ch­ris­tine a an­non­cé la triste nou­velle sur Fa­ce­book: «Pen­dant 43 jours − les plus longs de toute ma vie −, mon père, ma soeur et moi avons ac­com­pa­gné ma mère, ma­tin, mi­di et soir dans le but de l’ap­puyer, d’être là pour elle, d’ob­ser­ver les moindres pro­grès si­gni­fi­ca­tifs à nos yeux, et sou­hai­ter de tout coeur son ré­veil et son re­tour avec nous et se dire que tout ça n’est qu’un mau­vais rêve. Un oeil qui ouvre, un pe­tit ser­re­ment de la main, un re­gard, un mot, un son…»

Conti­nuer à tra­vailler Pour Ma­rie-Ch­ris­tine, il était im­por­tant d’être avec ses com­plices, Jo­sé Gau­det et Ri­chard Tur­cotte, sur les ondes d’Éner­gie dans les heures qui ont sui­vi l’évé­ne­ment: «Je vou­lais être là, avec Jo­sé et Ri­chard. Je pas­sais beau­coup de temps à l’hô­pi­tal et le fait d’être avec Jo­sé et Ri­chard me per­met­tait de vivre un peu. Ils ont été tel­le­ment gen­tils avec moi. Il était im­por­tant aus­si de sa­voir que les gens qui nous écoutent à la mai­son par­ta­geaient un peu ce que je vi­vais.»

L’ani­ma­trice nous a confié comment elle vit en­core ce triste dé­cès: «J’étais très proche de ma mère. Je lui par­lais plu­sieurs fois par se­maine. Je suis l’aî­née de la fa­mille, mais on me consi­dé­rait comme le bé­bé. Elle me manque dé­jà. J’ai pas­sé beau­coup de temps avec elle à l’hô­pi­tal, j’ai es­sayé de res­sen­tir sa pré­sence, de sa­voir si elle était consciente de notre pré­sence. Je suis née le 5 fé­vrier et, ce jour-là, j’ai sen­ti qu’elle me sen­tait près d’elle, j’ai vu son re­gard. Mais deux jours plus tard, elle dé­cé­dait. Cette mort fut aus­si bru­tale qu’un ac­ci­dent d’au­to.»

Mère de deux en­fants (Em­ma, quatre ans et de­mi et Tho­mas, deux ans et de­mi), Ma­rie-Ch­ris­tine tente de leur ex­pli­quer que leur grand-ma­man est par­tie faire un long voyage: «Ils ne sont pas tel­le­ment conscients, sur­tout Tho­mas, de ce qui se passe. Quand je pense à ça, je me dis que ma­man au­rait tel­le­ment ai­mé voir gran­dir ses pe­tits-en­fants.» Nous lui sou­hai­tons nos plus sin­cères condo­léances en sa­chant qu’elle trou­ve­ra la force de sur­mon­ter cette épreuve.

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