Jo­sé Gau­det: «Je pense à lui chaque jour»

En no­vembre der­nier, Jo­sé Gau­det per­dait son père, Mi­chel. Il a li­vré un té­moi­gnage tou­chant sur les ondes d’Éner­gie le soir même de son dé­part. Quelques mois se sont écou­lés de­puis et l’ani­ma­teur est en paix avec ce mo­ment dif­fi­cile.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

L.D.: Ton père est dé­cé­dé juste avant la pé­riode des Fêtes. Ce mo­ment de l’an­née a-t-il été dif­fi­cile pour la fa­mille? J.G.: «Je suis en paix. Ce que je trouve étrange, c’est qu’il ne se passe pas une jour­née sans que j’y pense, alors que de son vi­vant, je pou­vais pas­ser quelques jours sans pen­ser à lui. Je n’étais pas en mau­vais termes avec lui. Il est dé­cé­dé dans mes bras, c’est mar­quant. On n’a pas pas­sé un Noël à se mor­fondre. On a le­vé un verre et on n’est pas tom­bés dans le drame. Ce que je re­marque aus­si, c’est que je suis plus fra­gile. Lors­qu’on a en­re­gis­tré Ça fi­nit bien la se­maine avec Ma­rie-Eve Jan­vier, qui a chan­té Libre pour sou­li­gner l’an­ni­ver­saire du dé­cès de son frère, j’avais les yeux pleins d’eau. Ça m’a frap­pé plus que je pen­sais. Je pen­sais que j’étais prêt. On sa­vait qu’il était ma­lade. Ça a frap­pé beau­coup mon gars aus­si.» Vi­vait-il son pre­mier deuil? «Lorsque le sa­lon a fer­mé, il pleu­rait et m’a dit: “Ton père est mort, ça veut dire que ça va m’ar­ri­ver un jour et je ne veux pas que ça m’ar­rive.” Ça m’a tué. J’ai trou­vé ça dif­fi­cile. On a une date d’ex­pi­ra­tion, mais on ne la connaît pas.» Tu es de re­tour de­puis le mois d’août der­nier sur les ondes d’Éner­gie. Est-ce que ça fait du bien d’être toi-même sur une émis­sion de ra­dio et de ne pas faire que des per­son­nages? «Dans les deux ou trois der­nières an­nées des Grandes Gueules, nous avions ajou­té un pour­cen­tage de nous sur les ondes. C’est agréable d’être moi. Je ne re­nie pas tout ce que j’ai fait avec les per­son­nages parce que je me suis amu­sé comme un fou. Il y a des mo­ments où ça me manque. Je pour­rais re­faire des per­son­nages un jour.» Qu’est-ce qui te man­quait dans la ra­dio?

«Ça m’a frap­pé plus que je pen­sais.»

«La proxi­mi­té avec le pu­blic et le di­rect. Quand tu fais un bon coup en di­rect, ça goûte meilleur. Pen­dant un bon mo­ment, le plan était d’ef­fec­tuer une tour­née, parce que j’avais en­vie de faire rire les gens. C’est l’en­vie de faire une tour­née qui n’était pas là, peut-être lorsque les en­fants se­ront grands. Je me suis tour­né vers la ra­dio pour m’amu­ser chaque jour. Je vou­lais en re­faire.» As-tu te­nu un con­seil de fa­mille avant de re­ve­nir à temps plein? «La conver­sa­tion, je l’ai eue avec ma blonde ra­pi­de­ment et elle était d’ac­cord à 100 %. Elle me di­sait que je suis heu­reux quand je le fais. La per­sonne la plus dé­çue au dé­but, c’était ma fille. Elle avait re­ga­gné son pa­pa à la mai­son quand elle re­vient de l’école. Elle n’a pas fait de crise, mais elle a pris le temps de me le dire. Je suis quand même de re­tour à la mai­son à 18 h 30.»

Jo­sé Gau­det anime Lé­gendes de la route: Spé­cial Ita­lie, les jeu­dis à 19 h sur His­to­ria. Il coa­nime Ça fi­nit bien la se­maine avec Ju­lie Bé­lan­ger les ven­dre­dis à 19 h sur les ondes de TVA. Il est éga­le­ment à la ra­dio tous les jours de la se­maine en com­pa­gnie de Ri­chard Tur­cotte et Ma­rieCh­ris­tine Proulx dès 16 h à Ça rentre au poste à Éner­gie.

Sa conjointe était d’ac­cord avec le fait qu’il re­com­mence à faire de la ra­dio à temps plein. Par contre, sa fille a trou­vé ça plus dif­fi­cile.

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