Yoan: «J’ai confiance en ma mère à 100 %»

Cet au­tomne, le ga­gnant de la deuxième sai­son de La Voix, Yoan Gar­neau, sillon­ne­ra les routes du Qué­bec pour pré­sen­ter son nou­vel al­bum, De­puis long­temps. Le jeune homme de 23 ans a fait beau­coup de che­min de­puis l’aven­ture, re­pre­nant même le contrôle de

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

L.D.: Après chaque tour­née, tu prends un cer­tain re­cul. Qu’estce que cette pé­riode loin du pu­blic t’ap­porte? Y.G.: «J’en pro­fite pour avoir des mo­ments de ré­flexion. J’as­si­mile beau­coup ce qui s’est pas­sé dans les mois pré­cé­dents, et ça me per­met de mieux ap­pré­cier les choses. Je re­viens chez moi pour me res­sour­cer.» Est-ce du­rant cette pé­riode de ré­flexion que tu as dé­ci­dé de quit­ter Pro­duc­tions J? «J’avais des am­bi­tions dif­fé­rentes de celles de Pro­duc­tions J. Je ne les blâme pas. J’ai 23 ans et une certaine fougue.

Je vou­lais faire les choses à mon rythme.» Est-ce un ap­pren­tis­sage, le fait de re­prendre le contrôle? «Tout à fait, mais, heu­reu­se­ment, je ne suis pas seul dans tout ça. J’ai pu bâ­tir mon équipe, trou­ver mon gé­rant, des gens en re­la­tions de presse et une com­pa­gnie de distribution. C’est ma mère qui gère ma car­rière sur le plan des af­faires. Tous ces gens m’en­lèvent énor­mé­ment de poids sur les épaules. Le fait d’être pro­duc­teur me per­met de prendre des dé­ci­sions, mais aus­si des risques… et c’est un dé­fi.» Tu as fait quelques concerts avec des stars du coun­try an­glo­phone. Est-ce ris­qué de mettre de cô­té

les portes qui s’ou­vraient sur ce mar­ché? «J’y ai pen­sé. On prend des dé­ci­sions et des risques, mais je l’as­sume. Tout a com­men­cé au Qué­bec, alors je vou­lais dire mer­ci au pu­blic en fai­sant un al­bum en fran­çais. Tou­te­fois l’al­bum en an­glais ne pren­dra pas au­tant de temps que ce­lui-ci avant de sor­tir.» Ton père, Sylvain, a lan­cé un al­bum et rem­por­té un Fé­lix. Qu’est-ce que ça re­pré­sente pour toi, le fait de voir ton père réa­li­ser ses rêves? «J’étais très ému et content pour lui. Je suis très fier, il le mé­rite, car il a tra­vaillé très fort toute sa vie. Il était un peu plus dans l’ombre, mais il n’en méritait pas

moins. Ça m’a tou­ché droit au coeur.» Ta mère gère main­te­nant le cô­té af­faires de ta car­rière. Est-ce toi qui le lui as pro­po­sé? «Oui, pour moi, c’était na­tu­rel, car ma mère a gé­ré des bu­si­ness toute sa vie. Le cô­té pa­pe­rasse, ce n’est pas ma force. Comme c’est ma mère, j’ai confiance à 100 %, c’était la per­sonne idéale.»

Tu es quel­qu’un d’as­sez so­li­taire. Qu’est-ce que ce­la t’ap­porte, faire de la scène? «Je suis un gars as­sez bi­zarre. J’aime être com­plè­te­ment seul et iso­lé pour me res­sour­cer, mais j’ai aus­si be­soin de par­tir et d’avoir un contact avec le pu­blic. Dès que j’ai as­si­mi­lé mes choses, je peux al­ler dans le monde. Ça fonc­tionne par cycle. Après la tour­née, j’ai be­soin de re­cul.» Entre les deux al­bums, tu es de­ve­nu cé­li­ba­taire. Est-ce que ça t’a en­cou­ra­gé à écrire? «Tout à fait. Le fait d’être seul me per­met d’avoir une autre pers­pec­tive de l’amour. Je suis quel­qu’un qui passe beau­coup de temps avec moi-même, en ré­flexion. Je ne vois plus les choses de la même fa­çon.» Tu as dé­ci­dé de de­meu­rer à Ferme-Neuve; pour­quoi as-tu fait ce choix? «Au dé­part, je son­geais à dé­mé­na­ger à Mont­réal, mais je me suis ren­du compte que mon coeur di­sait autre chose. Quand je re­viens à la mai­son, je vois les mon­tagnes des Lau­ren­tides. Je pour­rais peut-être avoir un pied-àterre en ville, mais ma mai­son res­te­ra là.»

Pour connaître toutes les dates des spec­tacles de Yoan, consul­tez le even­ko.ca ou la page Fa­ce­book de Yoan.

«Je vou­lais faire les choses à mon rythme.»

Le mu­si­cien en pleine ré­pé­ti­tion.

Le pe­tit Yoan avec sa ma­man. En com­pa­gnie de sa mère.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.