Sa­rah-Jeanne La­brosse: «Je ne suis pas su­per confiante…»

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Ju­lie Loi­selle

Notre Do­nal­da des temps mo­dernes n’a rien à en­vier à ce per­son­nage my­thique. Si la co­mé­dienne a le bon­heur fa­cile, c’est sans doute parce qu’elle ne se met pas de li­mite.

Cet au­tomne, on peut voir Sa­rah-Jeanne dans l’émis­sion de té­lé­réa­li­té sur la danse Ré­vo­lu­tion. Ce pro­jet lui a don­né une pous­sée d’adré­na­line in­croyable. Par contre, elle adore se mettre en dan­ger. «Ma zone de confort… c’est être hors de ma zone de confort» , ex­plique-telle en riant dans le ma­ga­zine Clin d’oeil.

Mal­gré cette fa­ci­li­té à vivre de nou­velles ex­pé­riences, elle a confié à notre jour­na­liste Ma­rieEve Le­clerc qu’elle dou­tait par­fois d’elle: «Même si j’ai plon­gé tête pre­mière, je ne suis pas su­per confiante. J’ap­prends beau­coup, car c’est la pre­mière fois de ma vie que je fais ça.» Elle ne connais­sait pas le mi­lieu de la danse et n’avait ja­mais fait d’en­tre­vue (si ce n’est qu’en tant qu’in­ter­viewée!), mais sa cu­rio­si­té lui a ser­vi: «Le plus grand dé­fi est d’al­ler à la ren­contre des dan­seurs, et ce, ra­pi­de­ment. Il faut les mettre en va­leur le plus pos­sible. Ce qu’on a en­vie de sa­voir, c’est qui ils sont en tant que dan­seurs et pour­quoi ils dansent comme ça.»

Des liens tis­sés Elle s’est d’ailleurs at­ta­chée à cer­tains can­di­dats: «Il y en a avec qui la re­la­tion s’est ap­pro­fon­die plus ra­pi­de­ment qu’avec d’autres. Il y a des dé­parts qui me fra­gi­lisent vrai­ment. Il ar­rive que je re­tourne chez moi et que j’aie en­core mal pour un can­di­dat. Je me suis re­trou­vée à écrire à des dan­seurs qui avaient été éli­mi­nés, car je me di­sais qu’il fal­lait conti­nuer à se par­ler et leur dire à quel point ils étaient bons. C’est dif­fi­cile, une com­pé­ti­tion, sur­tout de­vant les autres. Il y a un mil­lion de per­sonnes qui vont les voir ga­gner ou être éli­mi­nés. C’est stres­sant.» La belle avoue même avoir par­fois pleu­ré hors ca­mé­ra, après une éli­mi­na­tion.

Plu­sieurs se de­mandent si la co­mé­dienne ré­orien­te­ra dé­sor­mais sa car­rière vers l’ani­ma­tion. La jeune femme ne dit pas non: «Je ne sais pas. Je sais tou­te­fois que je me sens vrai­ment bien dans ce rôle et que j’ose­rais le re­faire de­main ma­tin. Il n’y a pas une once de moi qui re­grette cette dé­ci­sion. Le jeu m’amène éga­le­ment ailleurs. Je peux dire que j’aime les deux mé­tiers, mais l’ani­ma­tion me plaît plus que je l’au­rais pen­sé.»

Une an­née folle Cette an­née, Sa­rah-Jeanne en­va­hi­ra nos écrans, pour notre plus grand plai­sir. On la ver­ra dans Les pays d’en haut, Le cha­let, Ma­dame Le­brun, la soi­rée MAMMOUTH, Les flots et dans une web­sé­rie dont le titre n’a pas en­core été dé­voi­lé, mais dans la­quelle on la ver­ra ré­no­ver sa mai­son: une de ses grandes pas­sions. On pour­ra éga­le­ment l’en­tendre à la ra­dio dans Vé­ro­nique et les Fan­tas­tiques. La Qué­bé­coise est éga­le­ment

po­pu­laire sur In­ter­net. En ef­fet, elle compte près de 310 000 abon­nés à sa page Ins­ta­gram. Lors d’une en­tre­vue sur Ici. Ra­dio-ca­na­da.ca, elle a ex­pli­qué de fa­çon mo­deste ce suc­cès: «Je crois que c’est un grand ha­sard. Le mo­ment où Ins­ta­gram était en plein es­sor il y a quelques an­nées, je fai­sais beau­coup de té­lé. Et j’ai tou­jours eu un in­té­rêt pour la mode et l’es­thé­tisme. Pour moi, mettre des pho­tos, ce n’est pas for­cé.» C’est sa mère qui lui a trans­mis cette pas­sion pour les vê­te­ments: «En­core au­jourd’hui, elle peut por­ter des jeans avec des trous. J’ai par­fois l’im­pres­sion que ça dé­range mes frères. Elle a tou­jours osé.» Pas ob­sé­dée Par son image Même si son compte Ins­ta­gram est rem­pli de pho­tos lé­chées où on la voit sous son plus beau jour, la beau­té se dé­fend bien d’être su­per­fi­cielle. « Pour moi, la mode, c’est une forme d’ex­pres­sion et d’art. On peut avoir l’im­pres­sion que s’in­té­res­ser à la mode est su­per­fi­ciel, mais je n’ai au­cun com­plexe avec ça» , lance-t-elle. D’ailleurs, si elle joue sou­vent de belles femmes à la té­lé ou au ci­né­ma, ce n’est pas parce qu’elle choi­sit ses per­son­nages en fonc­tion de leur ap­pa­rence. Au contraire! Sa­rah-Jeanne ai­me­rait être ap­pe­lée pour tous les genres de rôles. «Je trouve qu’il y a beau­coup de co­mé­diens qui tombent dans ce pan­neau-là, qui sont trop oc­cu­pés par leur image, qui re­fusent que leurs che­veux soient coif­fés de telle ma­nière, et, fi­na­le­ment, tous les per­son­nages fi­nissent par se res­sem­bler. Lors­qu’on veut à tout prix bien pa­raître, on en vient à trans­for­mer son jeu pour ne pas être désa­van­ta­gé es­thé­ti­que­ment» , dit-elle à la jour­na­liste So­phie Pou­liot.

Un conjoint dans l’ombre… PoUr­qUoi? Sa­rah-Jeanne La­brosse est une fille de gang. On peut le sen­tir grâce aux ré­seaux so­ciaux, où elle par­tage plu­sieurs mo­ments de style ami­cal, la plu­part avec d’autres ar­tistes. Elle a ex­pli­qué: «J’ai évo­lué dans le do­maine de la té­lé­vi­sion. Mes amis en de­hors des pla­teaux sont sou­vent mes col­lègues. Les co­mé­diens de l’émis­sion le cha­let (Ju­lianne Cô­té, Ca­the­rine Bru­net, An­toine Pi­lon…) sont vrai­ment mes meilleurs amis. On se voit tou­jours. D’ailleurs, je viens de tex­ter Pier-Luc Funk. On vou­lait se pro­gram­mer un ren­dez-vous pour al­ler faire de la boxe.» Sa­rah-Jeanne est en ef­fet une grande spor­tive. Peu de gens savent qu’elle a long­temps joué au ten­nis (elle a dé­jà bat­tu Eu­ge­nie Bou­chard à une cer­taine époque!).

Par contre, elle ne dé­voile rien de son conjoint, un mu­si­cien qui étu­die en en­sei­gne­ment au se­con­daire. On a par contre pu voir la bouille de ce der­nier lors de sa ve­nue, dis­crète, sur le pla­teau d’En di­rect de l’uni­vers. Par la suite, la belle a écrit un mot tou­chant sur son compte Ins­ta­gram: «Cinq ans au­jourd’hui que je tripe sur ce drum­mer-là. Je ne vous en parle pas sou­vent parce que c’est trop pré­cieux.» L’homme de sa vie ne l’ac­com­pagne d’ailleurs pas sur les ta­pis rouges. Il est pri­mor­dial qu’il en soit ain­si pour elle: «Je suis game de par­ler de mes amis qui sont dans le mi­lieu, mais pas de mes proches qui n’ont pas choi­si d’être dans la lu­mière. Je les pro­tège.»

«J’ai par­fois pleu­ré hors ca­mé­ra…»

Très spor­tive, elle a joué au ten­nis en­fant, at­tei­gnant de hauts ni­veaux.

Les amis de la co­mé­dienne sont pour la plu­part des ar­tistes. Ici, avec Pier-Luc Funk.

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