Charles az­na­vour: son his­toire d’amour aveC le Qué­beC

Charles Az­na­vour est dé­cé­dé à l’âge de 94 ans dans sa mai­son des Al­pilles, dans le sud de la France, le 1er oc­tobre. Il laisse dans le deuil ses en­fants Se­da, Charles, Ka­tia, Mi­sha et Ni­co­las, ain­si que son épouse, Ul­la. Il a éga­le­ment eu un autre fils, P

Allô Vedettes - - DÉCÈS - Luc De­non­court

Au cours de sa car­rière, Charles Az­na­vour a eu une longue his­toire d’amour avec le Qué­bec. Il faut dire que c’est ici que tout a com­men­cé. À la fin des an­nées 1940, alors qu’il for­mait un duo avec Pierre Roche, Édith Piaf les avait en­cou­ra­gés à se rendre aux ÉtatsU­nis. Les deux chan­teurs se sont donc pro­duits à New York avant de jouer pen­dant quelques an­nées au ca­ba­ret Au Fai­san do­ré sur le bou­le­vard SaintLaurent. Il s’est même lié d’ami­tié avec quelques chan­teurs qué­bé­cois à ce mo­ment dont Jacques Nor­mand et Mo­nique Ley­rac. Lors­qu’il a re­çu l’Ordre du Ca­na­da, quelques jours avant son spec­tacle sur les plaines d’Abraham en 2008, il avait dé­cla­ré: «L’Ar­mé­nie est mon âme et le Qué­bec est plu­tôt mon coeur.»

Si Charles Az­na­vour a com­men­cé à connaître la gloire en Eu­rope au dé­but des an­nées 1960, il s’est aus­si ren­du au Qué­bec à de nom­breuses oc­ca­sions. D’ailleurs, après sa sé­pa­ra­tion avec Pierre Roche, il a éga­le­ment of­fert quelques-uns de ses pre­miers spec­tacles so­los ici. «C’est amu­sant, car lorsque nous nous sommes quit­tés, Roche et moi, le pre­mier contrat so­lo que j’ai fait, c’était ici. Pas à Pa­ris ni ailleurs. C’est au Qué­bec que j’ai été in­vi­té pour la pre­mière fois à chan­ter seul. J’ai tou­jours eu une im­pres­sion cu­rieuse. Je me di­sais: le jour où je fe­rai mon der­nier contrat, fau­dra que je le fasse dans la ville où j’ai com­men­cé...» , avait dé­cla­ré la lé­gende au jour­nal Le So­leil. Lors­qu’il a re­çu son in­signe d’of­fi­cier de l’Ordre na­tio­nal du Qué­bec en 2009, il avait dit: «Je suis ar­ri­vé ici en tant que “mau­dit Fran­çais”, mais très très vite, je suis de­ve­nu presque Qué­bé­cois.»

Cette his­toire d’amour entre Charles Az­na­vour et le Qué­bec, c’est aus­si son ami­tié avec Fé­lix Le­clerc, de qui il a même été l’édi­teur de chan­sons: «Fé­lix fai­sait par­tie des gens que je ren­con­trais sou­vent au Qué­bec, et à Pa­ris aus­si. On était tou­jours re­çus chez Fred Mel­la et Su­zanne Avon. Le groupe ha­bi­tuel, c’était Fred et Su­zanne, bien sûr, Fé­lix, [Ray­mond] De­vos, [Georges] Bras­sens et moi. Tou­jours les mêmes!» Il a éga­le­ment eu un coup de coeur pour Lyn­da Le­may en 1996 lors­qu’il l’a en­ten­due au Fes­ti­val de jazz de Mon­treux dans un hom­mage à Charles Tre­net.

De plus, la soeur de Charles Az­na­vour, Aï­da, pos­sède un pas­se­port ca­na­dien, et son plus jeune fils, Ni­co­las, a fait son doc­to­rat à l’Uni­ver­si­té de Mon­tréal avant d’al­ler en Suisse. Au cours des der­nières an­nées, Charles Az­na­vour est ve­nu à plu­sieurs re­prises au Qué­bec. Il a chan­té sur les plaines d’Abraham à l’oc­ca­sion du 400e an­ni­ver­saire de Qué­bec, à l’In­ter­na­tio­nal de mont­gol­fières de Saint-Jean-surRi­che­lieu en 2013 et au Centre Bell en 2016. Toute l’équipe d’Al­lô Ve­dettes tient à of­frir ses plus sin­cères condo­léances aux proches de Charles Az­na­vour et à ses fans.

Adieu, Charles

Fré­dé­rick De Grand­pré a in­ter­pré­té les clas­siques du chan­teur dans J’me voyais dé­jà en 2011. En com­pa­gnie de sa fille Ka­tia lors de leur vi­site à Mon­tréal en 2011. Charles Az­na­vour s’est prê­té au jeu dans Moi et l’autre. Charles Az­na­vour avait par­ta­gé cette pho­to en com­pa­gnie de Lyn­da Le­may sur les ré­seaux so­ciaux il y a quelques an­nées.

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