La­dy Ga­Ga a dû re­vivre de mau­vais sou­ve­nirs

Ste­fa­ni Ger­ma­not­ta, alias La­dy Ga­ga, est glo­ri­fiée par les cri­tiques du film Une étoile est née, pré­sen­té à To­ron­to et à Ve­nise. Heu­reu­se­ment, car le tour­nage n’a pas tou­jours été fa­cile pour elle.

Allô Vedettes - - ENTREVUE - Ju­lie Loi­selle

Pour en­trer dans la peau d’Al­ly, une ar­tiste émer­gente en proie aux doutes, la chan­teuse a dû pui­ser dans de dou­lou­reux sou­ve­nirs. Comme elle de­vait faire res­sor­tir la vul­né­ra­bi­li­té de son per­son­nage, elle s’est sou­ve­nue de ses an­nées à l’école se­con­daire: «J’ai dû re­mon­ter loin dans mon en­fance lorsque je me fai­sais har­ce­ler et qu’on se mo­quait de moi parce que j’avais de grands rêves.» Son phy­sique a éga­le­ment été la ri­sée de cer­tains mé­dias à ses dé­buts dans l’uni­vers mu­si­cal, parce qu’il ne cor­res­pon­dait pas aux stan­dards de beau­té de l’heure. Elle se sou­vient entre autres qu’un jour­na­liste avait com­pa­ré son nez à ce­lui de Ma­ria Cal­las: «Je n’étais pas la plus belle fille du coin…»

Crises pen­dant le tour­nage Cet état de vul­né­ra­bi­li­té, elle est éga­le­ment al­lée le cher­cher dans un sou­ve­nir pré­cis, ce­lui d’un viol, alors qu’elle avait 19 ans. La star a sou­vent évo­qué cet épi­sode de sa vie. Elle souffre d’un stress post­trau­ma­tique re­lié à cet évé­ne­ment de­puis une di­zaine d’an­nées, mais elle a confié que de­puis deux ans, les symp­tômes s’étaient am­pli­fiés, no­tam­ment sous forme de crises d’an­xié­té, et qu’ils s’étaient aus­si ma­ni­fes­tés sur le pla­teau d’Une étoile est née. La­dy Ga­ga a ex­pli- qué qu’elle avait vé­cu de bons et de mau­vais jours pen­dant le tour­nage à cause de ces crises. Mais elle a fi­na­le­ment li­vré la mar­chan­dise et sou­haite faire connaître cette ma­la­die in­com­prise: «Je suis fu­rieuse contre ceux qui ne croient pas qu’on peut tra­ver­ser une tem­pête pro­vo­quant an­xié­té, dé­pres­sion et crises de pa­nique. Ça met notre sys­tème ner­veux en sur­chauffe, ce qui pro­duit des souf­frances phy­siques.»

sans ar­ti­fiCe L’ap­pa­rence de la femme de 32 ans étonne lors­qu’on vi­sionne le film. On a cou­tume de voir cette cé­lé­bri­té tou­jours très ma­quillée et por­tant des te­nues et des coif­fures ex­tra­va­gantes. Dans le film, elle est au na­tu­rel. Si bien qu’elle a même re­ti­ré toute trace de tein­ture dans ses che­veux pour re­trou­ver sa cou­leur na­tu­relle. La­dy Ga­ga a ex­pli­qué: «Je me sou­viens très bien quand je suis des­cen­due chez Brad­ley: il te­nait une lin­gette dé­ma­quillante dans la main et il m’a dit qu’il ne vou­lait au­cun ma­quillage sur mon vi­sage.» Ré­sul­tat? La NewYor­kaise est presque mé­con­nais­sable dans ce film, et l’on peut voir sa pu­re­té et sa vul­né­ra­bi­li­té. On se rap­pelle que c’est une des rai­sons du suc­cès de la ver­sion pro­duite en 1976, qui met­tait en ve­dette Bar­bra Strei­sand: deux femmes à la beau­té aty­pique et qui, grâce à leur voix et à leur pro­fon­deur, réus­sissent à nous tou­cher.

Car­rière en pé­ril? Au dé­part, Clint East­wood de­vait réa­li­ser le long-mé­trage et Beyon­cé de­vait in­car­ner Al­ly. Fi­na­le­ment, c’est Brad­ley qui a hé­ri­té de la réa­li­sa­tion. Une pre­mière pour l’homme de 43 ans et une pre­mière comme ac­trice pour la chan­teuse émé­rite. Les cos­tars ont d’ailleurs avoué avoir ac­cep­té le pro­jet en ayant peur de l’échec. Heu­reu­se­ment, on sait dé­sor­mais que La­dy Ga­ga et Brad­ley Coo­per font un ta­bac dans ce long-mé­trage où ils in­carnent deux ar­tistes, l’une qui veut per­cer, et l’autre qui se bat contre ses dé­mons.

Le film est un re­make d’une pre­mière ver­sion, sor­tie en 1937, d’une deuxième (1954), avec Ju­dy Gar­land, et d’une troi­sième (1976), qui met­tait en ve­dette Bar­bra Strei­sand. Le film sor­ti en 1976 nous avait per­mis de voir la chan­teuse sous un nou­vel angle. D’ailleurs, plu­sieurs es­timent que l’ap­pa­rence phy­sique aty­pique de Strei­sand s’ap­pa­rente à celle de La­dy Ga­ga et que les deux femmes dé­tonnent à Hol­ly­wood.

Coo­per et Ga­ga ont dit avoir joué leur car­rière dans ce long-mé­trage.

Dans ce film, sor­ti le 3 oc­tobre, on peut voir la star au na­tu­rel… presque mé­con­nais­sable. C’est en 1976 que Bar­bra Strei­sand est en­trée dans la peau d’Al­ly pour un des re­makes du film.

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