ANNE-MA­RIE CA­DIEUX: JUGE À NAMUR

Anne-Ma­rie Ca­dieux est connue dans le mi­lieu du ci­né­ma, et ce, même à l’ex­té­rieur du Qué­bec. Elle a ac­cep­té l’in­vi­ta­tion pour être membre du ju­ry à Namur, quitte à perdre des contrats.

Allô Vedettes - - CARRIÈRE - Yves Bou­dreau

Jus­qu’au 5 oc­tobre, An­ne­Ma­rie Ca­dieux est à Namur pour faire par­tie du ju­ry du Fes­ti­val in­ter­na­tio­nal du film fran­co­phone de Namur: «Comme je n’avais rien au pro­gramme pour cette pé­riode de l’an­née, j’ai im­mé­dia­te­ment ac­cep­té l’in­vi­ta­tion. J’aime ce fes­ti­val parce qu’on ne voit que des films fran­co­phones. Mais, comme ça ar­rive très sou­vent, dès que j’ai dit “oui” au Fes­ti­val, j’ai re­çu des offres de tra­vail ici. J’avais don­né ma pa­role, alors, je vais la te­nir. Je vais d’ailleurs en pro­fi­ter pour al­ler pas­ser quelques jours à Pa­ris. C’est un peu comme si je pour­sui­vais mes va­cances d’été qui ont été très re­po­santes. Je suis al­lée dans Char­le­voix, dans les Can­tons-de-l’Est, j’ai pas­sé du temps avec ma fa­mille, mes amis, ç’a été vrai­ment un bel été.»

À son re­tour, Anne-Ma­rie Ca­dieux tour­ne­ra dans un film à pro­pos du­quel elle ne peut rien nous dire: «J’ai ac­cep­té parce qu’il s’agit d’une su­per belle équipe. Vous al­lez sans doute en en­tendre par­ler bien­tôt.» D’autre part, l’ac­trice est tou­jours cé­li­ba­taire et heu­reuse de l’être: «Mais je suis quand même ou­verte à ren­con­trer l’amour» , a-t-elle dit avec le sou­rire.

«Gilles Pel­le­tier, un homme que j’ai ad­mi­ré» Le jour même de la mort de Gilles Pel­le­tier et de Lise Payette, Anne-Ma­rie Ca­dieux se trou­vait, dans la soi­rée, au Théâtre d’Au­jourd’hui, qui cé­lé­brait le 50e an­ni­ver­saire de sa créa­tion. Tout le monde était at­tris­té de la mort de ces deux grands per­son­nages, et comme Gilles Pel­le­tier avait sou­vent joué au Théâtre d’Au­jourd’hui, on par­lait beau­coup de ce grand co­mé­dien: «Je n’ai mal­heu­reu­se­ment ja­mais tra­vaillé avec lui, mais je l’ai connu. Je l’ai dé­cou­vert à la té­lé­vi­sion dans le té­lé­théâtre un simple sol­dat de Mar­cel Du­bé, et Ga­pi d’An­to­nine Maillet. Ce que je re­tiens de cet homme, c’est sa grande di­gni­té. Même à la fin de sa vie, il ve­nait au théâtre nous voir jouer. Je me sou­viens, je jouais à l’Es­pace Go la der­nière fois que je l’ai vu, et il est ve­nu nous fé­li­ci­ter après la pièce. On m’a dit au­jourd’hui que sur son lit de mort, il ré­ci­tait en­core des textes de théâtre.»

Quant au dé­cès de ma­dame Lise Payette, Anne-Ma­rie en était tout aus­si af­fli­gée: «Je par­ta­geais deux va­leurs avec elle, le fé­mi­nisme et la sou­ve­rai­ne­té du Qué­bec. Je l’écou­tais sou­vent quand elle ani­mait ap­pe­lez-moi lise. Même si elle a fait quelques er­reurs − qui n’en fait pas? −, elle a été une po­li­ti­cienne qui nous a lais­sé un bel hé­ri­tage.»

«Je suis quand même ou­verte à ren­con­trer l’amour.»

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