Marc La­brèche: «J’ai tou­Jours été poin­tilleux»

Allô Vedettes - - ENTREVUE - Luc De­non­court

Marc La­brèche est de re­tour sur les ondes de Té­léQué­bec avec une équipe de col­la­bo­ra­teurs pour Cette an­née-là. Ce­lui qui passe ré­gu­liè­re­ment de l’ac­teur à l’ani­ma­teur af­firme qu’il a au­jourd’hui le pri­vi­lège de choi­sir uni­que­ment les pro­jets qui l’al­lument.

L.D.: Tu animes Cette an­née-là, le nou­veau ren­dez-vous du sa­me­di soir à Té­lé-Qué­bec, dont le dé­fi est de par­tir d’une an­née pré­cise pour re­vi­si­ter la culture d’hier à au­jourd’hui, de l’ac­tua­li­té cultu­relle aux in­con­tour­nables du pas­sé. Es-tu nos­tal­gique? M.L.: «C’est vrai que ça uti­lise un peu de nos­tal­gie. On prend une an­née et on fait le pont avec au­jourd’hui. On prend un fait mar­quant et on ra­mène le mou­ve­ment ou l’idée au contexte d’au­jourd’hui. Est-ce en­core au­da­cieux? Est-ce en­core un su­jet ta­bou? Ça a chan­gé beau­coup et c’est ce qui est plai­sant à ana­ly­ser.» Qu’est-ce que ça per­met de consta­ter, la com­pa­rai­son de deux époques? «Il y a des choses qui sont plus libres au­jourd’hui et d’autres qui sont plus dé­li­cates. Ça a évo­lué avec le temps. Les chan­son­niers des an­nées 1970 chan­taient la li­ber­té et l’in­dé­pen­dance, dans les an­nées 1980, on a com­men­cé à faire de la pop as­su­mée et on ne par­lait plus de ça. Il y a des groupes qui sont po­pu­laires en ré­gion, mais pas à Mon­tréal, et l’in­verse est vrai aus­si. C’est un show de re­cher­chistes. Il y a beau­coup d’ar­chives et de vi­suel, on de­vient même spec­ta­teurs, nous aus­si. Ça nous montre aus­si comment le temps passe vite.» Est-ce que tu t’es im­pli­qué dès le dé­but du pro­jet? «Le concept était dé­jà là. Par la suite, cer­tains élé­ments me sont ve­nus en tête. Je ne veux pas dé­na­tu­rer le concept. J’ai sen­ti que j’al­lais avoir beau­coup de plai­sir à ani­mer un pla­teau. Ça fait long­temps que je veux faire une émis­sion comme ça avec une gang dans un cadre fes­tif. On peut par­ler de su­jets qui nous pas­sionnent.» Comme tu as un ho­raire char­gé, as-tu le temps de con­som­mer au­tant de culture que tu le sou­hai­te­rais? «On en consomme beau­coup à la mai­son, mais je n’ai pas le temps que je sou­hai­te­rais avoir pour al­ler au théâtre. Il y a des shows dont j’en­tends par­ler et je me rat­trape lors­qu’ils partent en tour­née. Avec cette émis­sion, je vais de­voir me mettre dans un état d’es­prit de dis­po­ni­bi­li­té pour en con­som­mer plus.» Tu animes beau­coup de­puis quelques an­nées. Est-ce que le jeu te manque? «J’ai fait trois ans de tour­née avec le show de Ro­bert Le­page. J’ai été ras­sa­sié sur le plan du théâtre et c’était une ex­pé­rience for­mi­dable. Je suis re­ve­nu à l’ani­ma­tion avec In­fo, sexe et men­songes et je joue­rai dans la sé­rie de Fa­bien Clou­tier. Les deux se che­vauchent, mais je ne peux pas par­tir en tour­née.» Est-ce qu’avec les an­nées, tu choi­sis un peu plus tes pro­jets? «Il y a eu des pé­riodes où j’avais moins le choix, car je de­vais ga­gner ma vie, mais en gé­né­ral, j’ai été chan­ceux. Tu ne peux pas t’em­bar­quer dans

«Je ne peux pas par­tir en tour­née.»

des aven­tures qui durent plu­sieurs an­nées si tu ne le sens pas com­plè­te­ment. J’ai tou­jours été très poin­tilleux là­des­sus. Au dé­part, je n’avais pas comme but l’ani­ma­tion, alors ça de­vait me plaire.» Marc La­brèche anime Cette an­née-là en com­pa­gnie de Si­mon Bou­le­rice, Émi­lie Per­reault et Fred Sa­vard, les sa­me­dis à 20 h, sur les ondes de Té­lé-Qué­bec.

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