Isa­bel Richer: une pas­sion­née de l’Hal­lo­ween

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

L.D.: Comment est née votre as­so­cia­tion à titre de mar­raine? I.R.: «On me l’a de­man­dé, et comme je suis une ma­niaque de l’Hal­lo­ween, j’ai dit oui. Le ti­ming est bon, car j’ai un ado qui a dé­cro­ché de ça. Au­pa­ra­vant, je trans­po­sais mon trip sur mon fils, mais comme il a 17 ans, il s’en fout un peu. Je peux donc tri­per plus long­temps. Je trouve ça le fun, la fa­çon dont est abor­dé le fes­ti­val, puisque c’est pour tous les âges et ça ra­tisse large dans les thèmes qui sont mis de l’avant.» Qu’est-ce qui vous at­tire le plus dans l’Hal­lo­ween? «J’aime quand l’au­tomne ar­rive et que les dé­co­ra­tions sont ins­tal­lées. Il y a quelque chose de ras­sem­bleur. J’ai vé­cu dans mon quar­tier des Hal­lo­weens où les ados dé­co­raient les mai­sons et se dé­gui­saient pour faire peur aux en­fants. J’aime les dé­gui­se­ments, et j’aime aus­si les films d’hor­reur, mais je ne dois pas être seule quand je les re­garde. Pour moi, le simple fait d’en­tendre la mu­sique du film Hal­lo­ween me fait en­core peur.» Est-ce que vous ai­miez cette fête lorsque vous étiez en­fant? «J’ai tel­le­ment pas­sé l’Hal­lo­ween! Je trou­vais ça trop court comme fête, alors que Noël, ça du­rait plus long­temps. Je clas­sais mes bonbons en re­ve­nant le soir et je pen­sais dé­jà à mon cos­tume de l’an­née sui­vante. Je vais me rap­pe­ler toute ma vie l’odeur d’un sac de bonbons.» Comment dé­co­rez-vous votre mai­son? «J’ai ac­cu­mu­lé plein de choses. J’ai deux sor­cières, des pierres tom­bales, un fan­tôme. J’ac­croche ça au­tour de ma mai­son avec du fil à pêche. J’ai aus­si des ci­trouilles, mais pas de dé­co­ra­tions gon­flables, je suis contre. J’ai même dé­jà eu une ma­chine à bou­cane et une son­nette spé­ciale.» Est-ce que vous vous cos­tu­mez en­core? «Je me suis dé­jà cos­tu­mée pour ré­pondre à la porte et je le fai­sais pour pas­ser avec mon fils. Je me sou­viens d’une fois, j’avais une per­ruque énorme et un ma­quillage de clown, et, à la fin de la vi­site, une dame m’a fé­li­ci­tée pour mon rôle dans Trau­ma. Elle m’a dit qu’elle m’avait re­con­nue à cause de ma voix. J’ai été dé­mas­quée.» Comment étaient vos pre­mières Hal­lo­weens avec votre fils, Hen­ri? «Il était tel­le­ment pe­tit, il ne com­pre­nait pas ce qui se pas­sait. On a son­né chez le voi­sin et il nous a don­né des bonbons, il pen­sait que c’était ter­mi­né, mais je lui ai ex­pli­qué qu’on rem­plis­sait son sac: il ca­po­tait sa vie. Quand je don­nais mon ho­raire pour les tour­nages, je di­sais qu’à par­tir de 15 h le 31 oc­tobre, je n’étais pas dis­po­nible. Je vou­lais ai­der mon fils à se cos­tu­mer. De plus, comme j’ai fait Trau­ma pen­dant cinq ans, j’ai été le pu­sher de toutes sortes de choses. J’avais ac­cès à du sang, à des ci­ca­trices, à des sar­raus.» Cette an­née, vous cé­lé­brez vos 25 ans de car­rière. Comment voyez-vous ces an­nées avec le re­cul? «Je suis tom­bée sur mon CV par ha­sard ré­cem­ment et j’étais moi­même im­pres­sion­née. Je vis les an­nées les unes après les autres, mais si je re­garde en ar­rière, je peux consta­ter que j’ai été ex­ces­si­ve­ment choyée.» Est-ce qu’il y a un pro­jet à l’ho­ri­zon? «On a ter­mi­né Rup­tures et on at­tend la pro­chaine sai­son au prin­temps. Entre-temps, je tourne dans un court-mé­trage scé­na­ri­sé et réa­li­sé par Anik Jean. De plus, je ne veux pas trop en par­ler, mais j’ai un pro­jet dans mon ba­lu­chon de mise en scène au théâtre.» Est-ce que le théâtre vous ap­pelle de plus en plus? «Ça me trotte dans la tête de­puis long­temps. J’avais la chienne de le faire. J’ai joué au théâtre pen­dant les 15 pre­mières an­nées de ma car­rière. De­puis ce temps, il y a eu quelques ren­dez-vous qui n’ont pas mar­ché et ça m’a un peu éloi­gnée du mi­lieu. De­puis 25 ans, j’ai été choyée et on est ve­nu à moi. J’ai en­vie de pondre et de mettre sur pied un pro­jet avec une équipe. C’est ver­ti­gi­neux et ex­ci­tant à la fois.»

Un tout nou­vel événement voit le jour à Montréal du 25 au 28 oc­tobre, il s’agit d’Hal­lo­ween MTL. Pour l’oc­ca­sion, la co­mé­dienne Isa­bel Richer agit à titre de mar­raine. Isa­bel est une pas­sion­née de cette fête.

Pour plus d’in­for­ma­tions sur la pro­gram­ma­tion du fes­ti­val, vous pou­vez consul­ter hal­lo­weenmtl.com.

Porte-pa­role d’Hal­lo­ween MTL La re­con­nais­sez­vous? C’est bien Isa­bel, prête pour une soi­rée d’Hal­lo­ween!

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