De­mi Moore: «J’étais sur la pente de l’au­to­des­truc­tion»

L’ac­trice De­mi Moore re­vient de loin, et elle ne s’en est ja­mais ca­chée. Il y a quelques jours, elle a li­vré un vi­brant té­moi­gnage con­cer­nant sa consom­ma­tion de drogue dans le pas­sé.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

La star, qui se­ra âgée de 56 ans le 11 no­vembre, ne l’a pas eu fa­cile, et ce, dès sa jeunesse. Son père bio­lo­gique, Charles Har­mon Sr, quitte sa mère, Vir­gi­nia, avant sa nais­sance. Sa ma­man sombre alors dans l’al­coo­lisme avec son nou­vel amou­reux, et la pe­tite De­mi doit prendre en charge le foyer. Puis elle épouse Fred­die Moore alors qu’elle n’a que 17 ans. Elle com­mence en­suite à tra­vailler dans le mi­lieu ar­tis­tique et sombre dans l’en­fer de la drogue. Le réa­li­sa­teur Joel Schu­ma­cher lui de­mande, avant le tour­nage du Feu de St. El­mo, d’al­ler cher­cher de l’aide pour contrer sa dé­pen­dance. Elle entre alors en cure. Elle paye aus­si à sa mère une cure, mais cette der­nière s’en échappe. De­mi dé­cide alors de cou­per les liens avec sa mère. Par la suite, la car­rière et la vie per­son­nelle de De­mi Moore prennent leur en­vol. Son ma­riage avec Bruce Willis lui donne trois filles. Quelques an­nées plus tard, elle épouse Ash­ton Kut­cher, avec le­quel elle file le par­fait bon­heur. Tou­te­fois, après sa rup­ture avec ce der­nier, De­mi tombe de nou­veau dans la drogue. La star mai­grit à vue d’oeil et doit suivre un pro­gramme de dé­sin­toxi­ca­tion pour sa consom­ma­tion de mé­di­ca­ments après avoir per­du connais­sance à la mai­son, comme l’avait ré­vé­lé le People.

Lors d’un évé­ne­ment à Los An­geles, la star est re­ve­nue sur sa vie tour­men­tée. Elle y a ra­con­té qu'elle es­pé­rait que son té­moi­gnage aide des gens vi­vant la même si­tua­tion. C’est lors d’un évé­ne­ment-bé­né­fice pour la Peg­gy Al­brecht Friend­ly House, une as­so­cia­tion qui vient en aide aux femmes souf­frant de toxi­co­ma­nie, qu’elle a pris la pa­role après avoir re­çu un prix: « J’ai le sen­ti­ment que cer­tains mo­ments dé­ter­mi­nants de notre vie fa­çonnent notre iden­ti­té et la di­rec­tion que nous pre­nons. Au dé­but de ma car­rière, j’étais sur la pente de l’au­to­des­truc­tion et, quels que fussent mes suc­cès, je ne me suis ja­mais sen­tie bien.» Elle a en­suite ajou­té qu’elle avait re­çu un coup de main pour s’en sor­tir: « Je n’avais ab­so­lu­ment au­cune es­time de moi. Et ce che­min au­to­des­truc­teur m’a ame­née très vite à un vé­ri­table point de crise. Et la rai­son n’était pas claire à l’époque […], mais deux per­sonnes que je connais­sais à peine sont in­ter­ve­nues et ont pris po­si­tion pour moi, m’ont pro­po­sé leur aide. En fait, ce­la res­sem­blait da­van­tage à un ul­ti­ma­tum: si je vou­lais res­ter vi­vante, je de­vais sai­sir la main qu’on me ten­dait. Elles m’ont ai­dée à chan­ger le cours de ma vie, alors que j’étais sur la pente de l’au­to­des­truc­tion. Elles ont su me voir comme je n’étais plus ca­pable de me voir. Je leur suis si re­con­nais­sante; sans leur aide, sans leur foi en moi, je ne se­rais pas ici pour vous par­ler.»

Ce qui était le plus tou­chant dans cette cé­ré­mo­nie, c’est que De­mi Moore était ac­com­pa­gnée de ses trois filles, Ru­mer (30 ans), Tal­lu­lah (24 ans) et Scout (27 ans), pour l’oc­ca­sion. Au cours des der­nières an­nées, les trois jeunes femmes ont éga­le­ment connu dif­fé­rents types de pro­blèmes per­son­nels. Leur ma­man est sû­re­ment une grande source de mo­ti­va­tion pour elles.

Après sa rup­ture avec Ash­ton Kut­cher, elle a som­bré à nou­veau. À ses dé­buts, elle avait dé­jà des dé­pen­dances. Ses filles ont éga­le­ment eu des pro­blèmes de consom­ma­tion.

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