Do­mi­nique Mi­chel a frô­lé la mort

Do­mi­nique Mi­chel a en­fin sa sta­tue de cire au Mu­sée Gré­vin de Mon­tréal. Mais notre Do­do na­tio­nale au­rait pu pas­ser à cô­té de cette re­con­nais­sance, puis­qu’elle a ré­cem­ment frô­lé la mort à la suite d’un ma­laise car­diaque.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Yves Bou­dreau

Le 31 dé­cembre pro­chain, le Bye Bye fê­te­ra ses 50 ans d’exis­tence. Pour sou­li­gner cet an­ni­ver­saire, le Mu­sée Gré­vin de Mon­tréal pré­sente en ce mo­ment une ex­po­si­tion très spé­ciale. En col­la­bo­ra­tion avec Ra­dio-Ca­na­da, le mu­sée ex­pose les cos­tumes, les ob­jets et une foule de vi­déos re­la­tant ces 50 an­nées. Do­mi­nique Mi­chel, pré­sente dans de nom­breux Bye Bye, a aus­si ac­cep­té qu’on fasse sa sta­tue pour l’oc­ca­sion: «J’ai été très sur­prise quand on m’a de­man­dé la per­mis­sion de faire ma sta­tue. J’ai ac­cep­té et je me suis donc mise à leur dis­po­si­tion. Ils ont com­men­cé par me faire un moule du vi­sage, même chose pour les dents. En­suite, ils t’ins­tallent sur un cercle qui tourne et ils prennent des photos. On se re­voit à quelques re­prises par la suite pour voir si tout est cor­rect. Moi, j’avais sur­tout peur que ça ne me res­semble pas. Je ne vou­lais pas avoir l’air fi­gé. Ils m’ont fait prendre la pose dans la­quelle je me sens le plus à l’aise. J’ai croi­sé les bras et c’est ce qu’ils ont fait. Quand j’ai vu ma sta­tue pour la pre­mière fois, j’étais sous le choc, je n’en re­ve­nais pas de la res­sem­blance. J’ai un pe­tit quelque chose dans l’oeil qui re­luit. Je suis vrai­ment contente et ho­no­rée.» Do­mi­nique Mi­chel a don­né au Mu­sée Gré­vin les vê­te­ments que sa sta­tue porte: «J’avais ache­té ces vê­te­ments à Cannes quand j’y suis al­lée pour Le dé­clin de l’em­pire amé­ri­cain. On avait eu plu­sieurs par­ty, et j’avais ache­té ces vê­te­ments pour une des fêtes.»

À 86 ans, notre Do­do, qui sem­blait quand même en bonne forme lors de notre rencontre, au­rait très bien pu ne pas être là. Au mois de sep­tembre der­nier, elle a eu un ma­laise car­diaque qui au­rait pu lui être fa­tal: «Je suis sor­tie de mon ap­par­te­ment pour al­ler prendre un peu l’air, pour faire une marche. Là, j’ai res­pi­ré et je suis tom­bée par terre, j’ai per­du connais­sance. Il y a tou­jours un gar­dien à la porte de nos ap­par­te­ments, mais il ne pou­vait pas me voir parce que je suis tom­bée der­rière des sa­pins. Je me suis ré­veillée et j’ai réus­si à me re­le­ver et à re­ve­nir chez moi. J’ai ap­pe­lé une amie qui a

im­mé­dia­te­ment ap­pe­lé un mé­de­cin. Il lui a dit de m’em­me­ner im­mé­dia­te­ment à l’hô­pi­tal. Je me suis ren­due à l’hô­pi­tal Mai­son­neuve-Ro­se­mont. J’ai été chan­ceuse parce qu’il n’y avait presque per­sonne à l’ur­gence. J’étais en­tou­rée de cinq car­dio­logues. J’avais la pres­sion au ta­pis et j’ai dû res­ter à l’hô­pi­tal. Ils m’ont im­mé­dia­te­ment prise en charge. Ils m’ont don­né des mé­di­ca­ments. J’ai vo­mi mon âme et à 16 h, ils m’ont opé­rée. Ils m’ont mis un pa­ce­ma­ker (sti­mu­la­teur car­diaque) et je me suis ré­veillée deux heures plus tard, bran­chée de par­tout. Le jeune car­dio­logue qui m’a opé­rée m’a dit qu’on m’avait ins­tal­lé la Lam­bor­ghi­ni des pa­ce­ma­kers. Il peut ar­ri­ver que mon pa­ce­ma­ker parte à toute vi­tesse, mais ça se re­place. On m’a dit que je suis pas­sée à trois heures de mou­rir. Moi, je suis dans le dé­ni to­tal, j’ai pas­sé à tra­vers deux can­cers, des chi­mio­thé­ra­pies et main­te­nant une crise car­diaque, et je suis en­core là.» Peut-être au Bye Bye Main­te­nant que tout est ren­tré dans l’ordre pour Do­mi­nique Mi­chel, il n’est pas im­pos­sible

«J’ai pas­sé à tra­vers deux can­cers et une crise car­diaque.»

qu’elle puisse faire une ap­pa­ri­tion au Bye Bye 2018 qui, comme nous le di­sions, va fê­ter son 50e an­ni­ver­saire.

On sait qu’elle fai­sait par­tie des plans de Si­mon Oli­vier Fec­teau pour sou­li­gner cet évé­ne­ment, mais pré­sen­te­ment, même Do­mi­nique ignore ce qui va ar­ri­ver: «Pré­sen­te­ment, j’ai uni­que­ment be­soin de re­pos. Pour ma sta­tue, on m’a de­man­dé d’al­ler les ren­con­trer quelques fois après mon ma­laise, mais ça ne me ten­tait pas. Ils ne sa­vaient pas que j’étais ma­lade. Je dois re­tour­ner en Flo­ride cet hi­ver, je pars nor­ma­le­ment à la mi-no­vembre si tout va bien. Je vais at­tendre l’avis des mé­de­cins. Quant au Bye Bye, tout le monde sait que j’ai été ma­lade. Je ne sais pas s’ils pensent en­core à moi.»

Si on peut se per­mettre une pe­tite pré­dic­tion, Do­mi­nique Mi­chel fe­ra une ap­pa­ri­tion au Bye Bye 2018. À la voir au Mu­sée Gré­vin, heu­reuse de po­ser de­vant sa sta­tue de cire, en­core très alerte, on ne voit pas pour­quoi elle ne pour­rait pas faire un nu­mé­ro de quelques mi­nutes. Une chose est cer­taine, elle ne di­rait sû­re­ment pas non à une in­vi­ta­tion, à moins que ses mé­de­cins le lui in­ter­disent. Et sans Do­do, la fête ne se­ra pas la même.

Do­do s’est dite éton­née de la res­sem­blance du re­gard de sa sta­tue de cire avec le sien.

Le re­tour de Do­mi­nique Mi­chel se­rait très ap­pré­cié des Qué­bé­cois. La voi­ci dans les an­née 1990 dans la peau de Mi­chèle Ri­chard aux cô­tés de Pa­trice L’Ecuyer (qui in­carne Do­do).

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.