Émi­lie Per­reault: «Ça me per­met d’ame­ner mon mé­tier ailleurs»

La jour­na­liste cultu­relle Émi­lie Per­reault nous pré­sente de ma­gni­fiques his­toires dans la sé­rie Faire oeuvre utile. Chaque se­maine, elle offre deux ré­cits ins­pi­rants de gens qui ont vu leur vie trans­for­mée par une oeuvre ar­tis­tique.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

L.D.: À l’étape de l’écri­ture du livre, pen­sais-tu dé­jà à en faire une sé­rie té­lé­vi­sée? É.P.: «C’est ar­ri­vé un peu plus tard. Lorsque le livre est pa­ru, cer­taines mai­sons de pro­duc­tion m’ont ap­pe­lée, dont Zone 3. Je vou­lais que ce­la soit fait à l’image du livre, très in­time, qui fait du bien. C’est une sé­rie do­cu­men­taire pour ren­con­trer les gens et les ar­tistes. Le ré­sul­tat est au­de­là de mes es­pé­rances. Les gens sont très tou­chants et tout le monde va se re­con­naître. C’est un pro­jet très ras­sem­bleur.» Est-ce un dé­fi de rendre les gens du pu­blic à l’aise? «Sou­vent, ils nous disent qu’ils n’ont ja­mais fait ça. On com­mence par des tour-

«Une pièce m’a ré­con­ci­liée avec mon se­con­daire.»

nages seule­ment avec eux. Ils me ra­content ce qu’ils ont vé­cu. C’est agréable en­suite de faire la rencontre avec l’ar­tiste. Ça donne un beau fee­ling.» Com­ment se fait la pré­pa­ra­tion pour les tour­nages? «Je suis très im­pli­quée, car je suis éga­le­ment pro­duc­trice au conte­nu. Je fais la re­cherche, je suis scé­na­riste et je rencontre les gens. J’ai aus­si une col­la­bo­ra­trice qui m’a ai­dée à trou­ver de nou­veaux cas. Je porte ce pro­jet sur mes épaules.» Est-ce que tu sou­haites re­ce­voir d’autres his­toires? «As­su­ré­ment. Je suis tou­jours par­tante et j’es­père que les gens qui se­ront ins­pi­rés vont me ra­con­ter leurs his­toires. On a en­vie d’en faire plus.» Quelle a été ton oeuvre utile? «C’est la pièce Cette fille-là, qui met­tait en scène So­phie Ca­dieux. C’était à La Li­corne; je de­vais avoir 17 ou 18 ans. Ce­la a été un coup de poing pour moi. Ça m’a ré­con­ci­liée avec mon se­con­daire. J’ai fait la paix avec ça. Mais, comme jour­na­liste cultu­relle, j’en vois aus­si chaque se­maine.» Est-ce que ça fait du bien pour la jour­na­liste cultu­relle de sor­tir du cadre des in­for­ma­tions? «Ça me per­met d’ame­ner mon mé­tier ailleurs et de le jus­ti­fier un peu plus. Ce sont des in­tui­tions que j’avais. Par­fois sur l’émis­sion du ma­tin, mon man­dat est de ve­nir adou­cir les moeurs après quelques nou­velles plus dif­fi­ciles. Ça sert à quelque chose, ce que je fais. Ça jus­ti­fie mon tra­vail.» Faire oeuvre utile est pré­sen­tée les ven­dre­dis, à 20 h, sur ICI ARTV.

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