Ca­the­rine De Léan: «J’ai tou­jours vou­lu avoir une fa­mille»

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Yves Bou­dreau

Ca­the­rine De Léan part en tour­née pour pré­sen­ter la pièce Le bap­tême de la pe­tite, qu’elle a jouée au Théâtre du Bic cet été. Elle fait aus­si une pre­mière mise en scène, un rêve qu’elle ca­res­sait de­puis long­temps.

La co­mé­dienne Ca­the­rine De Léan joue sur­tout au théâtre pré­sen­te­ment. Elle est en tour­née avec Le bap­tême de la pe­tite, une co­mé­die en ce mo­ment à l’af­fiche du Pé­ri­scope, à Qué­bec, jus­qu’au 10 no­vembre. Elle fait aus­si la mise en scène et la lec­ture d’un texte de Ré­jean Du­charme, L’ava­lée des ava­lés, qu’elle li­vre­ra elle-même au dé­but du mois de no­vembre, à Qué­bec. Elle re­prend des ex­traits de ce roman qu’elle a choi­sis. Dans ce livre, on y «en­tend» le cri des jeunes, un peu comme dans le der­nier film dans le­quel elle a joué, Wolfe, du jeune réa­li­sa­teur Francis Bor­de­leau: «Quand j’ai eu l’idée de lire des ex­traits de L’ava­lée des ava­lés et de les mettre en scène, je n’ai pas pen­sé au film de Francis. Il y a long­temps que je vou­lais faire de la mise en scène et en faire une lec­ture de­vant un pu­blic. L’ava­lée des ava­lés est le livre qui a mar­qué mon ado­les­cence. Mais c’est vrai qu’il peut avoir un rap­port avec Wolfe, où de jeunes adultes cherchent leur iden­ti­té.»

Quant à son rôle dans Wolfe, Ca­the­rine avoue avoir hé­si­té à ac­cep­ter l’in­vi­ta­tion du jeune réa­li­sa­teur: «Quand j’ai lu le scé­na­rio, j’ai ef­fec­ti­ve­ment hé­si­té à jouer le rôle de Char­lotte, la mère de Ma­nue [Léa Roy]: Char­lotte, 20 ans, est aux prises avec des pro­blèmes psy­cho­lo­giques et la mère ne sait pas trop com­ment l’ai­der. J’ai pen­sé à ma fille qui avait trois ans à ce mo­ment et à ma deuxième fille de la­quelle j’étais en­ceinte au mo­ment du tour­nage. Mais c’est sur­tout le fait d’avoir joué dans des films as­sez noirs qui m’a fait hé­si­ter. Je suis fa­ti­guée de jouer ce genre de rôles. Par contre, ma rencontre avec Francis Bor­de­leau a été dé­ter­mi­nante. C’est un jeune réa­li­sa­teur qui dé­gage beau­coup d’as­su­rance sur un pla­teau, et il fait une mise en scène in­gé­nieuse. L’équipe tech­nique était aus­si fa­bu­leuse. La cos­tu­mière, par exemple, était gé­niale. Ce n’est pas une ma­tante du cos­tume. Elle a ha­billé les jeunes co­mé­diens d’une fa­çon in­croyable, très dans le ton de l’époque. Tout fonc­tionne dans ce film même si le monde est fu­cké et que c’est très dark. »

Ca­the­rine est aus­si très oc­cu­pée à la mai­son avec ses deux filles, âgées main­te­nant de un et de cinq ans: «Avoir des en­fants, nous dit-elle, ça met les choses en pers­pec­tive. Il faut sa­voir où mettre ses éner­gies parce qu’à cet âge, ça bouge beau­coup, c’est exi­geant. Moi, j’ai tou­jours vou­lu avoir une fa­mille, je vou­lais des en­fants pour vivre en fa­mille. Ça pre­nait aus­si le bon match avec mon chum pour créer cette fa­mille. Je n’au­rais pas fait des en­fants pour faire des en­fants. Je vou­lais une fa­mille.» Mère dans la vie, Ca­the­rine De Léan aime bien d’ailleurs jouer les ma­mans, à la té­lé ou au ci­né­ma.

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