MÉ­LA­NIE MAY­NARD DANS NOEUD­VEMBRE

La cam­pagne Noeud­vembre de PRO­CURE sou­ligne son cin­quième an­ni­ver­saire cette an­née. Plu­sieurs am­bas­sa­deurs se joignent à cette cause, no­tam­ment Mé­la­nie May­nard, et ce, pour une rai­son bien spé­ciale.

Allô Vedettes - - ENTREVUE - Luc De­non­court

L.D.: Pour­quoi as-tu dé­ci­dé de t’im­pli­quer au­près de Noeud­vembre? M.M.: «Mon père a eu le can­cer de la pros­tate et j’ai quatre frères. Cette an­née, on a beau­coup mis la femme en avant, et avec rai­son, mais je trou­vais que cette cam­pagne avait quelque chose de per­ti­nent, même si l’on pense que c’est plus ba­nal parce que c’est un can­cer qui se gué­rit bien. Tou­te­fois, c’est le troi­sième can­cer le plus mor­tel.» Le fais-tu donc un peu en l’hon­neur de ta fa­mille? «Si l’on est sou­vent sous les pro­jec­teurs, il faut que ça serve à quelque chose d’utile. Quand ça vient me tou­cher, c’est rare que je dise non.» Comment a ré­agi ta fa­mille face à ton im­pli­ca­tion? «C’est sûr qu’on re­vit tous l’an­nonce du can­cer en 1995. On est huit en­fants et lors­qu’on a ap­pris cette nou­velle, on a res­sen­ti la même chose que dans l’an­nonce, avec la chaise qui tombe à la ren­verse. Par la suite, ça a été le can­cer du pou­mon, 15 ans plus tard. C’est le pre­mier qui est en­tré dans notre fa­mille. De­puis, mes frères doivent faire le dé­pis­tage pré­coce.» Ta fille, Ro­sa­lie, t’a re­mis il y a quelques jours son pre­mier livre, La fois où j’ai écrit un livre. Quelle a été ta ré­ac­tion? «C’était tel­le­ment un beau mo­ment! C’est ar­ri­vé un peu par ac­ci­dent dans sa vie. De­puis qu’elle est pe­tite, j’écris tout ce qu’elle dit dans un ca­hier. Je sa­vais qu’elle avait un es­prit par­ti­cu­lier. On at­ten­dait même notre carte de Noël de Ro­sa­lie en rai­son de son ta­lent pour les mots. Elle est ve­nue me faire un roast à la ra­dio qu’elle ne vou­lait pas faire. De­puis qu’elle sait qu’elle veut exer­cer ce mé­tier, son che­val de ba­taille, c’est de faire ou­blier qu’elle est la fille de Mé­la­nie May­nard. C’est le cô­té hu­main qui vient me cher­cher dans ses chro­niques. Ce n’est pas un livre ba­nal pour moi, c’est une belle réus­site. J’ai vu ma fille alors qu’elle n’avait pas confiance en elle, c’est donc une grande réa­li­sa­tion.» Tu es de re­tour à la barre d’On est tous de­bout en com­pa­gnie de Do­mi­nic Ar­pin. Comment se dé­roule la sai­son jus­qu’à pré­sent?

«Un de mes rêves se­rait de jouer sur une scène à Mon­tréal.»

«On est très contents. Ça a été une an­née plus dif­fi­cile, la sai­son der­nière. C’était une grosse dé­ci­sion pour tout le monde d’al­ler à Rouge FM, et on a eu l’im­pres­sion de prendre l’eau en par­tant. De­puis la re­struc­tu­ra­tion, et aus­si avec l’ar­ri­vée de Vé­ro­nique Clou­tier, l’am­biance est bonne et on tra­vaille dans la joie.»

Es-tu heu­reuse de ta pre­mière sai­son du Club Mel sur Ca­nal Vie? «J’ima­gine que ça va bien. J’ai tour­né ça pen­dant mes va­cances de l’été der­nier. J’étais un peu ré­ti­cente au dé­but, car j’ai de la dif­fi­cul­té à re­faire de la té­lé­vi­sion. Je suis bien à la ra­dio. L’équipe de Ca­nal Vie a été très au­da­cieuse, car elle nous a don­né beau­coup de li­ber­té. Je n’ai au­cune idée des cotes d’écoute.» Tu avais men­tion­né vou­loir voya­ger avec ton amou­reux. Est-ce en­core un pro­jet que tu sou­haites réa­li­ser? «Mon amou­reux est re­tour­né à l’uni­ver­si­té. Il a un bac en jour­na­lisme et il s’est aper­çu qu’un jour­na­liste es­pa­gnol ici, ce n’est pas très utile. Il est main­te­nant en po­li­tique in­ter­na­tio­nale, alors peut-être que ça nous amè­ne­ra à voya­ger pour faire de l’hu­ma­ni­taire, c’est mon grand rêve. Je vais être sa Bri­gitte Ma­cron.» As-tu des pro­jets d’écri­ture? «Je suis en écri­ture pour le Pe­tit Théâtre du Nord en vue de leur pro­chaine pro­duc­tion. L’équipe monte une pièce écrite par quatre femmes de quatre gé­né­ra­tions. On s’oc­cupe cha­cune d’un seg­ment dans la pièce.» Ai­me­rais-tu jouer à nou­veau? «Oui, mais je ne sais pas dans quoi. Il y a tel­le­ment de bonnes co­mé­diennes de mon âge qui ne jouent pas! Je vais peut-être m’écrire quelque chose. Un de mes rêves se­rait de jouer sur une scène à Mon­tréal, ça ne m’est ja­mais ar­ri­vé.»

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