Vir­gi­nie For­tin: «Je me sen­tais mieux dans ma peau, moins im­pos­teur»

L’hu­mo­riste et co­mé­dienne, qui en­tre­prend pré­sen­te­ment sa tour­née pour son spec­tacle Du bruit dans le cos­mos, nous parle de ce nou­veau dé­fi, ain­si que de ce­lui d’ani­ma­trice pour L’heure est grave.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE -

M.-E.L.: Tu es l’une des deux coa­ni­ma­trices de L’heure est grave (mais la de­mi-heure est drôle) à Té­lé-Qué­bec. Comment dé­cri­rais­tu cette émis­sion? V.F.: «Je di­rais que c’est un va­rié­té d’ac­tua­li­té, ou plu­tôt une re­vue des cou­rants de l’ac­tua­li­té mis de l’avant par des per­for­mances d’ar­tistes, qu’on voit moins dans les mé­dias tra­di­tion­nels. Ces pres­ta­tions s’ins­pirent des thèmes et su­jets abor­dés dans l’émis­sion. Cha­cun uti­lise son art pour faire un com­men­taire sur un su­jet. Guillaume [Gi­rard] et moi sommes les chefs d’or­chestre de tout ça. Je di­rais que l’émis­sion est à mi-che­min entre La fin du monde est à 7 heures, qui pas­se­rait dans le stu­dio d’En di­rect de l’uni­vers. » C’est ta pre­mière ani­ma­tion. Comment vois-tu ce dé­fi? «Même si c’est ma pre­mière ani­ma­tion, je n’ai pas l’im­pres­sion que c’est la pre­mière fois que j’anime, puisque j’ai fait beau­coup de stand-up, j’ai va­gue­ment rem­pla­cé Édith Co­chrane aux En­fants de la té­lé, etc. De plus, on parle de su­jets d’ac­tua­li­té qui sont po­li­ti­sés ou en­ga­gés, et ça reste dans la même veine que l’hu­mour que j’es­saie de mettre de l’avant. Pour moi, l’ani­ma­tion est un autre pro­jet dans le­quel je m’ima­gi­nais évo­luer un jour dans la vie.» Qu’est-ce qui t’al­lume da­van­tage dans ce genre d’ani­ma­tion? «Dans cette tri­bune, on com­mente l’ac­tua­li­té, aus­si dé­pri­mante soit-elle, par l’hu­mour. Je trouve que c’est tou­jours la bonne fa­çon de faire. Il y a un cô­té dans l’hu­mour qui nous per­met de faire une cri­tique so­ciale, mais dé­gui­sée en blague. J’aime cet ou­til pour rire d’un fait, tout en met­tant de l’avant quelque chose de per­ti­nent.» On te voit éga­le­ment dans la deuxième sai­son de la sé­rie Trop. Tu avais ré­vé­lé avoir le syn­drome de l’im­pos­teur en tant qu’ac­trice. Te sens-tu plus à l’aise cette se­conde sai­son? «Oui, vrai­ment. Même les co­mé­diens plus che­vron­nés ont sim­ple­ment re­trou­vé leurs per­son­nages. Nous étions tous heu­reux de jouer à nou­veau dans cet uni­vers de Ma­rie-An­drée Lab­bé, qui est tel­le­ment le fun. Nous avions bien éta­bli notre gang et avions tous hâte de nous re­voir. Je me sen­tais mieux dans ma peau, moins im­pos­teur.» Te parle-t-on sou­vent de ton per­son­nage? «Oui, beau­coup. Mais je crois que, lors­qu’on parle d’un su­jet comme la bi­po­la­ri­té, ça reste ta­bou, puisque ça a été os­tra­ci­sé pen­dant plu­sieurs an­nées. Je sens que les gens qui vivent avec ce pro­blème de près ou de loin, ça leur fait du bien de voir qu’ils ne sont pas seuls et qu’on en dis­cute à la té­lé­vi­sion. On me parle tou­jours d’Anaïs en bien; j’en suis heu­reuse.» As-tu ce dé­sir de jouer à nou­veau dans une sé­rie? «Le dé­sir de jouer est là, mais pas à tout prix. C’est peut-être un sou­hait uto­pique, mais je veux pou­voir construire cet équi­libre entre le stand-up, le jeu et L’heure est grave. J’ai­me­rais re­jouer dans un pro­jet aus­si mo­ti­vant que Trop. En fait, c’est un peu lui qui m’a choi­sie. J’ai au­di­tion­né pour le rôle d’Anaïs en ne sa­chant pas si je vou­lais me lan­cer là-de­dans. Fi­na­le­ment, ça a été une très bonne chose que je l’aie ob­te­nu. J’ose es­pé­rer que la vie ra­mè­ne­ra sur mon che­min quelque chose d’aus­si sur­pre­nant et agréable.» Fi­na­le­ment, par­lons de ton one wo­man show, Du bruit dans le

Vir­gi­nie in­ter­prète avec in­ten­si­té et pro­fon­deur une femme aux prises avec une ma­la­die men­tale dans la sé­rie Trop.

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