Ma­ri­loup Wolfe convoi­tée par les an­glo­phones

La car­rière de Ma­ri­loup Wolfe semble vou­loir prendre un tour­nant. La co­mé­dienne s’in­té­resse de plus en plus à la réa­li­sa­tion et voit même ses ho­ri­zons s’élar­gir dans le mi­lieu an­glo­phone.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Yves Bou­dreau

Le tour­nage du der­nier film de Ma­ri­loup Wolfe, Jou­liks, est ter­mi­né. Ce­lui-ci met en lu­mière l’his­toire d’amour d’un couple mort par noyade. Pour ce long-mé­trage, la réa­li­sa­trice n’a pas cher­ché les grandes ve­dettes pour in­ter­pré­ter ses per­son­nages: «Yan­na est jouée par Li­lou Roy-La­nouette. Quand je l’ai vue en au­di­tion, je sa­vais que je ve­nais de trou­ver celle qui ra­conte l’his­toire, même si elle n’avait ja­mais joué. Jeanne Roux-Cô­té et Vic­tor Andres Trelles Tur­geon in­ter­prètent Ve­ra et Zak, les pa­rents de Yan­na. Si Vic­tor Trelles Tur­geon est un peu plus connu, Jeanne l’est moins. Je trou­vais que l’ano­ny­mat était ap­pro­prié pour ces rôles. Et j’ai été agréa­ble­ment sur­prise par leur ex­cellent jeu.» po­pu­laire chez les an­glo­phones Ne cher­chez pas Ma­ri­loup au pe­tit écran pour un cer­tain temps. Elle est main­te­nant en mon­tage de son film, ce qui l’oc­cupe beau­coup. Elle s’oc­troie quand même un peu de temps pour suivre des cours d’an­glais: «Je parle as­sez bien an­glais, mais je veux me per­fec­tion­ner. Même si je pos­sède bien l’ac­cent, je veux sur­tout amé­lio­rer mes in­to­na­tions. J’ai dé­jà sui­vi une tren­taine d’heures de cours.» Est-ce que Ma­ri­loup vise une car­rière an­glo­phone comme ac­trice? «Je ne sais pas trop ce qui va ar­ri­ver, mais der­niè­re­ment, j’ai été ap­pro­chée pour réa­li­ser des pro­jets en an­glais à Mon­tréal. Je pense que les pro­duc­teurs, à cause de la pa­ri­té hom­mes­femmes, cherchent des réa­li­sa­trices. J’ai dû re­fu­ser les trois pro­jets parce que j’étais en tour­nage et aus­si parce que je dois ter­mi­ner Jou­liks, qui de­vrait sor­tir en 2019.»

De toute évi­dence, Ma­ri­loup se di­rige len­te­ment mais sû­re­ment vers une car­rière de réa­li­sa­trice, mais elle n’a pas l’in­ten­tion de lais­ser sa car­rière de co­mé­dienne. D’ailleurs, on peut la voir pré­sen­te­ment dans Wolfe, de Fran­cis Bor­de­leau: «C’est un rôle très court où je me re­trouve dans une thé­ra­pie de groupe. Mon per­son­nage se dé­voile de­vant des gens pu­ckés et ra­conte une par­tie très sombre de sa vie.» Comme réa­li­sa­trice, elle ca­resse un rêve, même si elle est consciente que ce­lui-ci est un peu uto­pique à cause des cir­cons­tances tem­po­relles: «Je suis tom­bée amou­reuse de la sé­rie hand­maid’s Tale ( La ser­vante écar­late) avec Eli­sa­beth Moss. J’ai­me­rais tel­le­ment réa­li­ser un épi­sode de cette sé­rie fas­ci­nante. Toute la mise en scène, les cos­tumes, les dé­cors m’in­ter­pellent. Je sais qu’il y a plu­sieurs réa­li­sa­teurs sur dif­fé­rents épi­sodes de la sé­rie.»

Des mo­menTs De grâce avec ses en­fanTs Ma­ri­loup est dans une pé­riode heu­reuse de sa vie. Elle ne se cache pas der­rière des cli­chés pour dire qu’elle a vé­cu des mo­ments dif­fi­ciles ces der­nières an­nées: «Ça a été dur, vous le sa­vez, mais pré­sen­te­ment, je vis vrai­ment des mo­ments de grâce avec mes en­fants. Ma­noé a huit ans et il est dé­jà en troi­sième an­née. Mi­ro a six ans et il a com­men­cé sa pre­mière an­née. D’ailleurs, les gens vont pou­voir les voir dans Jou­liks, puis­qu’ils y font de la fi­gu­ra­tion.» Comme plu­sieurs scènes du film de Ma­ri­loup se passent dans une école, il nous se­ra dif­fi­cile de voir ses fils. Mais une chose est cer­taine, l’ac­trice et réa­li­sa­trice était fière de nous en par­ler.

«Je vis des mo­ments de grâce avec mes en­fants.»

Ses fis­tons Ma­noé et Mi­ro font de la fi­gu­ra­tion.

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