Vincent Bi­lo­deau: «Le pro­duc­teur a dû dé­cla­rer faillite»

Une aven­ture en France plus courte que pré­vu

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Yves Bou­dreau

Quand L’au­berge du chien noir a ces­sé d’être dif­fu­sée après 15 ans en ondes, Vincent Bi­lo­deau n’avait pas de pro­jet. Peu de temps après, on lui of­frait un rôle qu’il consi­dère comme un vé­ri­table ca­deau.

Le co­mé­dien a ap­pris tou­te­fois au cours des der­niers mois que le voyage qu’il de­vait faire en France pour re­prendre la pièce de théâtre mu­si­cal Pa­trick et ses fan­tômes (le cé­lèbre Pa­trick Poivre d’Ar­vor a pris la place d’Ed­gar Frui­tier pour pré­sen­ter ce spec­tacle au Ca­si­no de Pa­ris) avait été an­nu­lé. «Nous avons joué au Ca­si­no de Pa­ris le prin­temps der­nier, et tout a très bien fonc­tion­né, dit Vincent. Les cri­tiques ont été ex­cel­lentes, Pa­trick Poivre D’Ar­vor était très bon, et les salles étaient pleines. Mais le pro­duc­teur a dû dé­cla­rer faillite. Se­lon ce qu’on nous a dit, même si le spec­tacle était un suc­cès, il n’était pas ren­table. Avec 25 mu­si­ciens sur scène, tous les tech­ni­ciens et les ac­teurs, le pro­duc­teur n’avait pas les reins as­sez so­lides. C’est très dif­fi­cile, sur­tout en France, de mon­ter un spec­tacle de cette en­ver­gure. Ça coûte trop cher. On dit que ça re­vient à 10 000 eu­ros par soir pour pro­duire ce genre de spec­tacle. Il au­rait fal­lu jouer pen­dant un an avant que ça de­vienne ren- table. J’étais bien dé­çu parce que ça fonc­tion­nait, et l’ex­pé­rience était très agréable.» Estce que les co­mé­diens ont été payés? «Je n’em­bar­que­rai pas là-de­dans» , nous a sim­ple­ment ré­pon­du Vincent.

Si Vincent Bi­lo­deau était dé­çu de ne pas pou­voir re­tour­ner en France pour jouer Pa­trick et ses fan­tômes, il pou­vait au moins se ré­jouir d’avoir dé­cro­ché un rôle dans la nou­velle émis­sion Dis­cus­sions avec mes pa­rents, écrite par Fran­çois Mo­ren­cy, qui s’est ins­pi­ré de son der­nier livre du même titre. «Quand j’ai été convo­qué à l’au­di­tion et que j’ai re­çu les textes, je me suis im­mé­dia­te­ment dit que ce rôle était pour moi, que per­sonne d’autre ne pou­vait me l’en­le­ver, af­firme-til. Je sa­vais que c’était à moi. Heu­reu­se­ment, je l’ai ob­te­nu. Nous avons tour­né pen­dant deux mois, et ce fut un plai­sir pen­dant tout ce temps. Il a fal­lu tra­vailler très fort parce que Ma­rie-Gi­nette Guay, qui joue la mère de Fran­çois, et moi sommes constam­ment en scène. Mais nous avons tel­le­ment ri et nous nous sommes tel­le­ment amu­sés sur le pla­teau. Ce rôle du père de Fran­çois Mo­ren­cy, c’est un vé­ri­table ca­deau qu’on m’a fait.» Comme les épi­sodes de Dis­cus­sions avec mes pa­rents ont tous été tour­nés et que le spec­tacle en France a été an­nu­lé, Vincent Bi­lo­deau n’a pas d’autres pro­jets en vue: «J’es­père bien qu’on au­ra une autre sai­son de Dis­cus­sions avec mes pa­rents. Fran­çois est en train d’écrire. Mais je n’en sais pas plus.»

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