Vé­ro­nique Clou­tier

Vé­ro­nique Clou­tier et Louis Mo­ris­sette ont pré­sen­té der­niè­re­ment les plans de la pre­mière mai­son pour les au­tistes de 21 ans ou plus, qui se­ra construite à Va­rennes et dont l’ou­ver­ture est pré­vue en dé­cembre 2019. Ils nous parlent aus­si des fu­turs pro­jets

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Ma­rie-Eve Le­clerc

M.-E.L.: La construc­tion de la mai­son est dé­sor­mais com­men­cée. Com­ment vous sen­tez-vous de voir en­fin ce pro­jet sur pied et non seule­ment sur plan? V.C.: «Il y a deux mo­ments qu’on at­ten­dait par­ti­cu­liè­re­ment: ce­lui de l’an­nonce de la construc­tion de la mai­son et ce­lui de son ou­ver­ture pour ac­cueillir les ré­si­dents. Au­jourd’hui, c’est une étape ma­jeure, car de­puis le temps que les gens se de­mandent ce qu’on fait avec l’ar­gent qu’on amasse, on peut en­fin le mon­trer. On a fait des plans, de la re­cherche, et main­te­nant, on est prêts à amor­cer la construc­tion de la mai­son.» L.M.: «Il y a un sen­ti­ment de sou­la­ge­ment, même s’il reste beau­coup à faire. N’em­pêche que ça fait un peu plus de deux ans qu’on parle de ce pro­jet, et je voyais dans le re­gard des gens leurs questionnements à ce su­jet. On a re­cu des mes­sages de cer­tains qui se de­man­daient où al­lait l’ar­gent amas­sé. J’avais hâte qu’on montre des images, qu’on en fasse la dé­mons­tra­tion pour que ça de­vienne concret. Le fait que la pre­mière pel­le­tée de terre a eu lieu nous per­met de vé­hi­cu­ler le mes­sage dif­fé­rem­ment et de le rendre plus pré­cis. La mai­son est là, et si tout va bien, dans 15 ou 16 mois, des ré­si­dents y se­ront hé­ber­gés. Je suis sou­la­gé.» Quelle est votre plus grande fier­té avec ce pro­jet de la Fon­da­tion Vé­ro & Louis? L.M.: «C’est que ça se fasse! Qu’on a dit quelque chose et qu’on le fait, que ce ne sont pas des pa­roles en l’air.» Com­ment avez-vous ré­agi en vous ren­dant pour la pre­mière fois sur le ter­rain de la mai­son? V.C.: «J’étais tel­le­ment émue. Guy­laine Guay pleu­rait aus­si. Pour vrai, c’est beau­coup d’émo­tions, puisque ce pro­jet est fait

avec coeur. C’est une belle mis­sion. Chaque étape pro­cure des émo­tions.» L.M.: «J’étais ex­ci­té et j’avais hâte de faire la pre­mière pel­le­tée de terre. C’est un mi­lieu que je ne connais pas, et j’ap­prends beau­coup.» Qu’est-ce qui est le plus ardu avec des pro­jets de fon­da­tion? L.M.: «Cer­taines fon­da­tions trouvent qu’on va vite, mais on est ha­bi­tués à exé­cu­ter nos pro­jets ra­pi­de­ment. La phi­lan­thro­pie, c’est une autre vi­tesse, et il faut ap­prendre à prendre son gaz égal. Ça se passe moins vite qu’à la té­lé­vi­sion.» Pour les réa­li­sa­tions de la Fon­da­tion, vous avez en­core be­soin d’ar­gent, à court et à long terme. Y a-t-il un stress lié à ce­la? V.C.: «C’est sûr qu’il y a un stress. On va de l’avant avec le pro­jet, car on pense qu’il faut en­voyer le mes­sage qu’on avance et qu’on pro­gresse dans la so­cié­té. Mais il faut com­plé­ter le fi­nan­ce­ment de la pre­mière mai­son [ dont le coût glo­bal est es­ti­mé à 4 150 000 $], et un évé­ne­ment comme ce­lui de l’an­nonce de la construc­tion de la mai­son sert à ça: don­ner en­vie à d’autres com­pa­gnies de s’im­pli­quer. Il y a aus­si de nom­breux par­ti­cu­liers qui viennent à la vente de ga­rage, donnent via le site In­ter­net ou dans nos di­verses col­lectes de fonds. C’est su­per, et on a be­soin de ça. Néan­moins, il nous faut éga­le­ment des par­te­naires so­lides qui s’im­pliquent à coups de 500 000 $ ou d’un mil­lion. C’est comme ça qu’on pro­gres­se­ra plus ra­pi­de­ment.» L.M.: «C’est très stres­sant. Il nous manque plu­sieurs mil­lions de dol­lars, étant don­né qu’on veut s’ins­tal­ler dans plu­sieurs ré­gions du Qué­bec. Je sais que de nom­breuses com­pa­gnies se de­man­daient où on al­lait avec ce pro­jet de la Fon­da­tion. De là l’ur­gence de mon­trer quel est notre pro­jet ac­tuel et de l’ex­pli­quer plus con­crè­te­ment. Je crois que ça amè­ne­ra d’autres com­pa­gnies à in­ves­tir. Le Qué­bec, c’est bien pe­tit, et les riches sont peu nom­breux et sol­li­ci­tés de toutes parts. On prend donc notre nu­mé­ro, et on at­tend.» Fi­na­le­ment, quels sont les autres pro­jets à ve­nir pour la Fon­da­tion Vé­ro & Louis? V.C.: «On va com­men­cer par la pre­mière mai­son, puis­qu’on y a mis tout notre temps et notre éner­gie. Mais, en pa­ral­lèle, on dé­ve­loppe d’autres pro­jets. Les ré­gions de Mont­réal, Qué­bec, Bois-Francs sont d’ailleurs in­té­res­sées par la construc­tion d’une mai­son. On re­garde aus­si ces pos­si­bi­li­tés. Ce ne se­rait pas im­pos­sible de voir, d’ici cinq ans, d’autres mai­sons ou­vrir. Or, le plus grand dé­fi se­ra tou­jours d’amas­ser de l’ar­gent. S’il n’y en a plus qui rentre, il n’y a plus de fon­da­tion ni de pro­jets.»

«Le plus grand dé­fi se­ra tou­jours d’ amas­ser de l’ ar­gent .» - Vé­ro­nique Clou­tier

Guy­laine Guay, la mar­raine de la Fon­da­tion, était pré­sente lors de l’évé­ne­ment.

La pre­mière pel­le­tée de terre!

La fier­té se li­sait dans les yeux du couple.

La ma­quette de la fu­ture mai­son, dé­voi­lée!

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