Jean-Phi­lippe Dion: «Je n’ai pas de ta­bous dans la vie»

L’émis­sion La vraie na­ture ob­tient un grand suc­cès sur l es ondes de TVA. Après l a pre­mière sai­son, Jean-Phi­lippe Dion sa­vait à quoi s’at­tendre pour la deuxième, et il se consi­dère tou­jours pri­vi­lé­gié d’avoir ce temps pour dis­cu­ter avec des per­son­na­li­tés

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

L.D.: Abordes-tu cette deuxième sai­son de fa­çon dif­fé­rente? J.-P.D.: «C’était ma crainte. La pre­mière an­née a connu un beau suc­cès et on ne l’avait pas vu ve­nir. On vou­lait le meilleur show pos­sible. Je ne veux pas être une co­pie de moi-même. J’ai un peu ré­flé­chi à ma mé­thode. On part avec une base hal­lu­ci­nante, et en­suite, je fais les choses à ma fa­çon. C’est plus au­da­cieux que l’an­née pré­cé­dente puis­qu’on est al­lés en­core plus loin dans les ren­contres.» Est-ce pré­cieux, cette confiance que les ar­tistes t’ac­cordent? «C’est la base de mon tra­vail. La chose la plus im­por­tante, c’est d’avoir la confiance des ar­tistes. Je vais jus­qu’à la li­mite de ce qu’une per­sonne va me don­ner, je ne force ja­mais la confi­dence. L’in­vi­té va me mon­trer jus­qu’où il est prêt à al­ler. Si je sens qu’il est mal à l’aise, je vais ar­rê­ter.» Tu as par­lé d’ar­gent lors du pas­sage de Jo­sé Gau­det. Est-ce un su­jet qui est ta­bou? As-tu hé­si­té? «Je n’ai pas de ta­bous dans la vie. Je n’ai pas ces bi­bittes qui font que j’ai peur d’abor­der un su­jet. Je l’aborde, et si l’in­vi­té ne veut pas, je change de su­jet et je l’en­lève au mon­tage.» Tu as pas­sé quelques jours à faire de la «longue en­tre­vue». Est-ce dif­fi­cile de re­ve­nir dans le cadre plus res­treint de la ra­dio? «Pas du tout. Ce n’est pas la du­rée qui compte, mais la per­ti­nence. Nos pa­trons à Rythme FM nous en­cou­ragent à avoir de la pro­fon­deur dans nos pro­pos. Mit­sou est une femme qui a une vie bien rem­plie et qui vit des émo­tions. On peut par­ler de san­té men­tale, d’ar­gent, mais aus­si de su­jets plus lé­gers.» Tu as beau­coup tra­vaillé der­rière la ca­mé­ra. Comment gères-tu cette fa­cette? «Ce qui est le plus dif­fi­cile, c’est que je suis en­core au­tant der­rière. C’est l’ac­cu­mu­la­tion qui est plus dif­fi­cile à gé­rer. J’ai en­vie que les in­vi­tés que je vais re­ce­voir sachent que le mon­tage va re­flé­ter ce qu’ils m’ont dit. Je suis de A à Z dans le pro­ces­sus pour que l’in­vi­té soit sa­tis­fait. C’est beau­coup de tra­vail, mais quand le show est re­gar­dé par un mil­lion de per­sonnes, toutes ces heures valent la peine.» Lors des Gé­meaux, tu as dé­ci­dé de te pré­sen­ter avec ton amou­reux pour la pre­mière fois. Était-ce un mo­ment im­por­tant? «Je ne peux pas faire une émis­sion qui se nomme La vraie na­ture et ca­cher une par­tie de moi­même. Si je veux être consé­quent avec ce que je prône, je me de­vais de le faire. Je ne vou­lais pas non plus en faire un élé­ment de mar­ke­ting avec un co­ver de ma­ga­zine. Je vou­lais le faire sim­ple­ment.» Tu se­ras un des in­vi­tés d’En di­rect de l’uni­vers cet hi­ver. As-tu hâte? «Je se­rai là à l’hi­ver − je ne me pos­sède plus! −; je pour­rais prendre ma re­traite après ça: je pense que j’ai construit ma car­rière pour être un jour in­vi­té à En di­rect de l’uni­vers ( rires)! Je suis vrai­ment heu­reux. France Beau­doin ne sa­vait pas que je dé­tes­tais les sur­prises − je suis le gars qui dé­teste le plus ça au monde! Quand je me suis fait sur­prendre par l’ar­tiste [ SYML] qui chante la chan­son que j’écoute le plus en ce mo­ment, et que c’était ani­mé par une des ani­ma­trices que je res­pecte le plus, ça a am­pli­fié mon état d’ex­ci­ta­tion; ça de­vient concret. Quand j’au­rai une jour­née triste, je re­gar­de­rai la vi­déo du pas­sage de SyML chez moi.»

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