Ro­bert Ger­main: plus de 40 ans au sein de notre équipe

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

Pen­dant plus de quatre dé­cen­nies, Ro­bert Ger­main a tra­vaillé comme jour­na­liste au sein de l’équipe d’Al­lô Ve­dettes. Au cours des der­nières an­nées, vous avez pu lire, entre autres, sa chro­nique consa­crée au théâtre ain­si qu’aux livres. Ré­cem­ment, il a pris la dé­ci­sion de prendre sa re­traite. Nous lui avons de­man­dé de nous ra­con­ter son par­cours pro­fes­sion­nel.

L.D.: Avez-vous tou­jours sou­hai­té être jour­na­liste? R.G.: «Quand j’étais ado­les­cent, mon père m’a ache­té un jeu de chi­mie et je rê­vais de de­ve­nir phar­ma­cien. D’ailleurs, mon pre­mier em­ploi a été à la Phar­ma­cie Mon­tréal. C’était la plus grosse phar­ma­cie de la ville, et elle était ou­verte jour et nuit. C’est à ce mo­ment-là que j’ai com­men­cé à écrire. J’ai pré­sen­té un ro­man au Cercle du livre de France et j’ai ven­du une nou­velle au Pe­tit Jour­nal qui m’a rap­por­té 14 $.» Comment avez-vous dé­bu­té comme jour­na­liste? «Je suis al­lé au jour­nal de mon quar­tier, L’Est cen­tral, afin d’al­ler por­ter un com­mu­ni­qué sur une confé­rence qui m’in­té­res­sait beau­coup. Le type qui m’a re­çu m’a dit que j’écri­vais as­sez bien et m’a de­man­dé si je pou­vais rem­pla­cer son ré­dac­teur qui était par­ti en voyage. J’ai ac­cep­té l’em­ploi pour 32 $ par se­maine. J’y suis res­té jus­qu’au re­tour du ré­dac­teur puis je suis re­tour­né à la phar­ma­cie. Un peu plus tard, Ro­ger Cha­bot, avec qui j’avais tra­vaillé au jour­nal, m’a dit que Dol­lard Mo­rin était par­ti à La Presse, et qu’on cher­chait quel­qu’un pour le rem­pla­cer au Pro­grès de Ville­ray et au Pro­grès du Nord. Je suis de­ve­nu ré­dac­teur pour ces deux jour­naux pen­dant huit ans. Par la suite, j’ai eu quelques autres em­plois. Puis Ro­ger Cha­bot m’a rap­pe­lé pour me men­tion­ner que Ber­thold Bri­se­bois au­rait be­soin de moi afin de prendre la di­rec­tion de quelques jour­naux, dont Ici Mon­tréal, qui était un jour­nal ar­tis­tique. Ber­thold a en­suite ven­du ses jour­naux. C’est alors que j’ai ren­con­tré Yves Au­blet, avec qui j’ai tra­vaillé, et j’ai conti­nué avec son fils, Fran­çois, qui a pris la re­lève. Je suis res­té là une qua­ran­taine d’an­nées. Ce qui me pas­sion­nait en der­nier, c’était ma chro­nique Arts et spec­tacles puisque j’adore le théâtre.» Com­bien de pièces pou­viez-vous voir par an­née? «À une cer­taine époque, on gar­dait les billets pour faire le cal­cul, et je voyais de 85 à 90 pièces par an­née. Main­te­nant, je sa­voure le fait d’être re­trai­té.» Conti­nuez-vous à écrire? «Je tra­vaille pré­sen­te­ment au ma­nus­crit d’un thril­ler po­li­cier. Je vais le sou­mettre à quelques édi­teurs l’an pro­chain. S’il n’est pas édi­té, ce n’est pas grave, j’ai tel­le­ment de plai­sir à le faire que j’en suis com­blé!»

Bonne re­traite mé­ri­tée, Mon­sieur Ger­main, et mer­ci pour votre ex­cellent tra­vail par­mi nous!

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Ro­bert, alors âgé de 19 ans.

Ro­bert Ger­main a dé­bu­té à 20 ans (en 1951) au jour­nal de quar­tier L’Est cen­tral, à titre de ré­dac­teur et de ven­deur de pu­bli­ci­tés. Le voi­ci, en com­pa­gnie d’un client de l’époque.

Deux «Ro­bert Ger­main» se ren­contrent! Le com­men­ta­teur ra­dio­pho­nique Ro­bert Ger­main, en pleine in­ter­view avec le jour­na­liste Ro­bert Ger­main, sur les ondes de CKLM. Ro­bert de­vient di­rec­teur de jour­naux d’ac­tua­li­té ar­tis­tique aux Pu­bli­ca­tions Éclair, en­tre­prise de Ber­thold Bri­se­bois.

Voi­ci une par­tie de la pre­mière équipe à la ré­dac­tion du ma­ga­zine Al­lô Ve­dettes. De gauche à droite: Mi­chel Gi­rouard (notre cé­lèbre ch­ro­ni­queur), Jean Lor­rain, Co­lette Ger­main (fille de Ro­bert), feu Pierre-Luc La­fre­nière, feu Jean Brous­seau (ex-di­rec­teur de la pu­bli­ca­tion), feu Guy Cha­put, Yves Bou­dreau, Fran­çois Au­blet (pré­sident et pro­prié­taire d’Amy­li­tho) et Ro­bert Ger­main. La pho­to a été prise en 2012, lors du dé­part à la re­traite du re­gret­té Guy Cha­put.

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