Étienne Bou­lay: «C’est la plus belle chose qui me soit ar­ri­vée»

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

Il ne fait au­cun doute que la tran­si­tion entre la car­rière de foot­bal­leur et celle d’ani­ma­teur est très réus­sie pour Étienne Bou­lay. Après avoir ani­mé Liens rom­pus et Boot­camp: le par­cours ex­trême cet au­tomne, il se­ra à la barre de l’émis­sion Les nau­fra­gés de l’amour à Ca­nal Vie.

L.D.: Pour ta nou­velle émis­sion à Ca­nal Vie, tu par­tais en croi­sière avec des cé­li­ba­taires. Peux-tu nous ex­pli­quer le concept? E.B.: «Nous es­sayons de for­mer des couples avec des pa­rents cé­li­ba­taires. C’est dif­fi­cile de trou­ver l’amour lors­qu’on veut fon­der une fa­mille re­com­po­sée. Le fait d’avoir des en­fants peut com­pli­quer la donne par mo­ments. Nous les in­vi­tons avec nous sur un ba­teau de croi­sière avec leurs jeunes. Il y a donc une ving­taine d’en­fants de quatre ans et plus, dont des ado­les­cents. Il y aus­si des can­di­dats et can­di­dates qui n’ont pas d’en­fant.» Tu es éga­le­ment un beau-père dans la vie; comment vis-tu cette réa­li­té? «C’est la plus belle chose qui me soit ar­ri­vée. Mon di­vorce a été un des grands drames de ma vie: mes pa­rents sont tou­jours en­semble après plu­sieurs an­nées de ma­riage, alors j’avais l’im­pres­sion après mon di­vorce d’être un échec. Fi­na­le­ment, c’était pour le mieux. J’ai un beau-fils de 10 ans avec qui j’ai un lien très so­lide et j’ai une fille que je n’au­rais pas eue si je n’avais pas ren­con­tré Maï­ka. J’ai trou­vé ma fa­mille re­com­po­sée et je réa­lise que c’est ce que je vou­lais, voir des en­fants épa­nouis qui ont un père et un beau-père.» Quelle est ta re­la­tion avec Hay­den? «C’est l’en­fant que je connais de­puis le plus long­temps. Il avait quatre ans lorsque je suis ar­ri­vé dans sa vie. Il at­teint un âge où il est co­ol. C’est un bon gar­çon.» Est-ce un en­fant spor­tif? «Il a la shape na­tu­relle de son père [ Guillaume La­ten­dresse]. Il ap­prend la ri­gueur et la dis­ci­pline que j’ai eu be­soin d’avoir dans le sport. C’est un pe­tit gars qui va réus­sir, peu im­porte ce qu’il sou­haite. Il joue au ho­ckey comme son père et il aime beau­coup ça.» Qu’est-ce qui t’at­ti­rait dans Les nau­fra­gés de l’amour? «Je me sou­viens m’être dit après ma sé­pa­ra­tion que je ne trou­ve­rais plus ja­mais per­sonne. Je n’étais pas cer­tain de vou­loir m’em­bar­quer avec quel­qu’un qui a des en­fants. J’ai eu la chance de ren­con­trer Maï­ka; on a été pru­dents au dé­but. On a dé­mé­na­gé en­semble et on a fon­dé une fa­mille. Je com­prends les pa­rents qui n’y croient plus avec le tra­vail, la rou­tine et les en­fants: ren­con­trer l’amour est en fin de liste. On va es­sayer de mettre tout ce beau monde dans des condi­tions op­ti­males.» Cette an­née, tu as pu ani­mer des émis­sions sur trois chaînes dif­fé­rentes. Est-ce un pri­vi­lège? «J’ai confir­mé avec tout le monde avant d’ac­cep­ter quoi que ce soit. Et j’ai tou­jours eu une belle re­la­tion avec les gens de Bell avec les­quels j’avais fait Pa­pas à 110 % à Ca­nal Vie.» Maï­ka tra­vaille à la té­lé­vi­sion de­puis quelques an­nées. Comment vit-elle cette nou­velle réa­li­té? «On dit sou­vent que je suis po­ly­va­lent, mais Maï­ka l’est aus­si. Elle a pris du ga­lon et de l’ai­sance comme ani­ma­trice. Elle est per­ti­nente, concise et pré­cise. Elle est à la tête de notre blogue, Ma fa­mille Mon chaos. Elle est cour­tière im­mo­bi­lière éga­le­ment. Je ne sais pas comment elle fait pour jon­gler avec tout ça. De plus, elle tient les rênes de la mai­son parce que je suis oc­cu­pé. On est vrai­ment à une bonne place dans notre vie.» Comme tu as eu beau­coup de tour­nages cet été, le pa­pa en toi a-t-il eu un pin­ce­ment au coeur? «Un peu, mais je me suis ar­ran­gé pour être bien en­tou­ré. J’ai une as­sis­tante qui m’aide avec plein de choses que je n’ai pas le temps de faire. Quand je suis à la mai­son, je suis en­tiè­re­ment avec les en­fants.» Tu as en­chaî­né les tour­nages; as-tu dû chan­ger ta dis­ci­pline de vie? «Avec un tel ho­raire, mon éner­gie de­vait être dans le ta­pis. Je vou­lais être à la hau­teur des pro­jets. Je suis donc al­lé voir mon an­cien nu­tri­tion­niste spor­tif. J’ai fait des prises de sang et j’ai vu mon mé­de­cin pour sa­voir si j’avais des ca­rences. Mon nu­tri­tion­niste m’a fait un plan, puis j’ai fait ap­pel à un ser­vice de trai­teur qui me pré­pare des re­pas. Je traîne ma pe­tite gla­cière par­tout.» As-tu vu une dif­fé­rence? «Ab­so­lu­ment! J’ai mai­gri. Et, au­pa­ra­vant, j’avais une baisse d’éner­gie en après-mi­di; ce n’est plus le cas main­te­nant.»

Avec sa fille, qu’il a eue avec Maï­ka.

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