Les Bou­vier: Des­cen­dants d’aris­to­crates

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Biographies Collection - - Jeunesse -

Dé­si­reux de re­haus­ser son sta­tut so­cial, le grand- père de Ja­ckie fait pu­blier à ses frais la gé­néa­lo­gie des Bou­vier dans la­quelle il s’in­vente une fa­mille de noble nais­sance. In­ti­tu­lée Nos an­cêtres, la pre­mière édi­tion date de 1925 et la der­nière de 1947. Se­lon cet ou­vrage, la li­gnée fa­mi­liale re­monte à Fran­çois Bou­vier, gen­til­homme de Fon­taine, près de Gre­noble, et grand pro­prié­taire ter­rien du XVIE siècle. Son der­nier an­cêtre fran­çais est An­dré- Eus­tache Bou­vier, un sol­dat ori­gi­naire de Pont- SaintEs­prit ( Gard), ayant com­bat­tu sous les ordres de George Washington lors de la guerre d’in­dé­pen­dance amé­ri­caine en 1781.

Son fils, Michel Bou­vier ( 17921874), est le pre­mier à émi­grer aux États- Unis. Il s’ins­talle à Phi­la­del­phie en 1815 où il épouse Louise Vernou, qui lui donne deux fils: Michel Charles et John Vernou Bou­vier. Ébé­niste, Michel par­ti­cipe à la ré­no­va­tion de la Mai­sonB­lanche sous la pré­si­dence de John Quin­cy Adams, où il fa­brique entre autres 24 chaises et une table. Il s’en­ri­chit par la suite grâce à la spéculation im­mo­bi­lière, puis ses fils font fruc­ti­fier cette for­tune en in­ves­tis­sant à leur tour dans la bourse et l’immobilier. En 1914, on es­time que les deux frères

monde. Le grand- père de Ja­ckie, le ma­jor, s’était fa­bri­qué une gé­néa­lo­gie fan­tai­siste, rat­ta­chant la fa­mille à l’aris­to­cra­tie fran­çaise, lui in­ven­tant des ar­moi­ries et des pa­ren­tés illustres. Ce faux ache­vé ren­for­ça l’as­su­rance des Bou­vier et les aida à réa­li­ser leurs am­bi­tions so­ciales. » La li­gnée des Bou­vier prend fin à la mort de Black Jack, le 3 août 1957.

dé­fi­ni­ti­ve­ment de son pays na­tal. En guise de con­so­la­tion, Ja­net offre à ses filles de pas­ser l’été 1951 en Eu­rope, voyage que les jeunes femmes évoquent dans un jour­nal illus­tré in­ti­tu­lé Un cer­tain été. Dé­cou­vert des an­nées plus tard dans les sou­ve­nirs de fa­mille, il est pu­blié en 1974 par De­la­corte Presse.

En 1952, avec l’aide de Hugh Au­chin­closs, Jac­que­line dé­croche un tra­vail de pho­to­graphe en­quê­teur pour le jour­nal Washington Times- He­rald. Son em­ploi consiste à par­cou­rir la ville pour de­man­der aux gens leur opi­nion sur cer­tains su­jets de l’ac­tua­li­té tout en les pho­to­gra­phiant. La même an­née, elle se fiance à un agent de change, John Hus­ted Jr., mais rompt ses fian­çailles avec lui trois mois plus tard. La rai­son est simple, elle est tom­bée amou­reuse de JFK. Com­mence alors une idylle qui s’an­nonce aus­si ro­man­tique que dans les contes de fées.

«

» Comme bien des jeunes filles de son âge, Ja­ckie est pré­sen­tée à la so­cié­té lors d’un « bal de dé­bu­tantes »

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