Gra­ce­landle royaume

L’an­née 1956 se ter­mine en beau­té. El­vis dé­croche son 48e disque d’or et dé­clare au fisc des re­ve­nus de l’ordre de 22 mil­lions de dol­lars. Pour­sui­vis jour et nuit par ses ad­mi­ra­teurs, El­vis et sa fa­mille se ré­fu­gient dans un ma­noir qui se­ra leur for­te­ress

Biographies Collection - - Elvismania -

Le 19 mars 1957, El­vis achète pour 115 000 $ une vaste ré­si­dence co­lo­niale de deux étages comp­tant 23 pièces, sise sur 13 hec­tares de ter­rain, an­cienne pro­prié­té de Ruth Brown Moore, construite dans les an­nées 1940 par son ma­ri, le Dr Tho­mas Moore. La ré­si­dence, nom­mée Gra­ce­land en hom­mage à Grace Toof, la tante de ma­dame Moore, ser­vait d’église au mo­ment de l’achat. El­vis y fait faire des ré­no­va­tions ma­jeures pour un de­mi mil­lion de dol­lars.

Le 28 mars, El­vis se pro­duit à l’am­phi­théâtre de Chi­ca­go où il porte pour la pre­mière fois son tuxe­do en la­mé or, com­man­dé par le Co­lo­nel à la firme Nu­die’s, spé­cia­li­sée en cos­tumes, et payé 10 000 $. In­con­for­table, El­vis ne le porte qu’une fois, pré­fé­rant gar­der la veste sur un pan­ta­lon noir. Une pho­to de l’idole dans cette te­nue fi­gure sur l’al­bum 50 000 000 El­vis Fans Can’t Be Wrong ain­si que sur les deux 45 tours.

De Hol­ly­wood à Ha­waï

Dans le film Lo­ving You, El­vis in­carne Deke Ri­vers (nom par la suite em­prun­té par le chan­teur fran­çais Dick Ri­vers), un chan­teur wes­tern qui rêve de gloire. El­vis a la cote à Hol­ly­wood, où les scé­na­ristes lui écrivent des rôles sur me­sure, ra­con­tant en gros son his­toire, celle d’un pe­tit gars de la cam­pagne qui de­vient une grande ve­dette de la chan­son dont toutes les filles tombent amou­reuses. La gloire et la for­tune font peur à sa mère, qui trouve que tout le cirque hol­ly­woo­dien peut faire perdre son âme à son fils. Gla­dys Pres­ley n’a pas tort de s’in­quié­ter puisque des tas de gens at­taquent El­vis en jus­tice, sous pré­texte qu’il leur vole leurs chan­sons. Le cler­gé et une cer­taine presse le cri­tiquent ver­te­ment et des po­li­ti­ciens in­ter­disent ses concerts et ses disques dans les juke-boxes sous pré­texte qu’ils nuisent à la jeu­nesse. La ja­lou­sie des hommes et spé­cia­le­ment des ma­ris des fans est dan­ge­reuse: un jour, une ba­garre avec le ma­ri d’une fan éprise du King a fait qu’el­vis ne sor­tait plus de sa chambre d’hô­tel. Bien qu’il soit un gar­çon pa­ci­fique et très gen­til, El­vis s’est mis à ap­prendre le ka­ra­té, une dis­ci­pline dans la­quelle il ex­celle.

Pre­mier Noël triste à Gra­ce­land

Jail­house Rock, le troi­sième film d’el­vis, le pré­sente comme Vince Eve­rett, un chan­teur aux prises avec la loi. Cette trame dra­ma­tique offre trois grandes chan­sons clas­siques: Jail­house Rock, Treat Me Nice et Ba­by I Don’t Care. En pa­ral­lèle avec les suc­cès au ci­né­ma, le King se classe

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