Le re­tour du King

Après son ser­vice mi­li­taire… On ne l’a pas ou­blié… Après 18 mois de ser­vice, le ser­gent Pres­ley quitte l’al­le­magne en avion, avec ses pa­piers de dé­mo­bi­li­sa­tion. Le 5 mars 1960, il re­prend donc la vie ci­vile. Pour cé­lé­brer le re­tour d’el­vis que toute l’amé

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El­vis dresse un bi­lan po­si­tif de son pas­sage au sein de l’ar­mée, il se sent gran­di et plus mûr. Mais il pense sans cesse à Pris­cil­la et le Co­lo­nel se charge de lui chan­ger les idées avec ses pro­jets de films qui sont loin de l’ex­ci­ter. Pour se dé­fou­ler, El­vis conti­nue la pra­tique in­tense du ka­ra­té et ob­tient sa cein­ture noire le 21 mars.

Le show de Frank Si­na­tra

Le 26 mars, le Co­lo­nel né­go­cie l’ap­pa­ri­tion d’el­vis dans un spé­cial té­lé, le Frank Si­na­tra’s Wel­come Home Par­ty for El­vis Pres­ley, pour le­quel El­vis re­çoit le plus gros ca­chet re­mis à un ar­tiste, soit 125 000 $. Le 8 mai 1960, l’émis­sion est re­gar­dée par des mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs. Le sou­hait d’el­vis est exau­cé: on ne l’a pas ou­blié!

En 1960, même si El­vis met sa car­rière de chan­teur en veilleuse pour se

consa­crer à Hol­ly­wood, plus de 50 mil­lions de ses disques sont ven­dus dans le monde. Le pre­mier al­bum mar­quant le re­tour de la star au pays sort en avril: El­vis Is Back. En mai et juin, il tourne G.I. Blues, avec la chan­son hit Blue Suede Shoes. Le film rap­porte 4 mil­lions de dol­lars et les tour­nages s’en­chaînent.

En 1961, au som­met, El­vis fait la une de toute la presse. Dans le Ten­nes­see, le 25 fé­vrier est dé­cré­té par le gou­ver­neur Jour El­vis Pres­ley. Le 15 mars 1961, El­vis donne un ga­la-bé­né­fice dont les pro­fits vont à la construc­tion d’un mé­mo­rial pour les 1 102 ma­rins tués lors de l’at­taque ja­po­naise sur Pearl Har­bour le 7 dé­cembre 1941. Lors­qu’il at­ter­rit à Ho­no­lu­lu, El­vis est ac­cueilli par des mil­liers de fans en dé­lire. Blue Ha­waii se­ra le pre­mier film tour­né en tech­ni­co­lor. El­vis ira en­suite tour­ner en Flo­ride et au Mexique. Mal­gré son suc­cès, il s’en­nuie dans des scé­na­rios sans im­por­tance, mais les films les en­ri­chissent, lui et Tom Par­ker.

Entre les tour­nages, El­vis s’en­ferme der­rière les grilles de Gra­ce­land. Son coeur bat tou­jours pour Pris­cil­la, qu’il fait ve­nir d’al­le­magne pen­dant l’été 1962. En­semble, ils s’offrent du bon temps: golf, ci­né, ba­lades à mo­to. El­vis se confie, il ai­me­rait faire des films plus sé­rieux, mais il est pri­son­nier de son image créée de toutes pièces pour les be­soins du ci­né­ma et la vente de disques. Pour lui plaire, « Cilla» adopte une al­lure de femme adulte et sexy. Che­veux teints noirs, ma­quillage pro­non­cé et robes mou­lantes: avec son nou­veau look de femme fa­tale, El­vis est fou d’elle. Mais la jeune fille doit re­tour­ner au­près de ses pa­rents et les adieux sont dé­chi­rants. ¢

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