Dans la na­ture

Pour tra­ver­ser le tu­mul­tueux (et gla­cial) hi­ver, cer­tains ani­maux changent de cou­leur, migrent sur des mil­liers de ki­lo­mètres ou hi­bernent pour plu­sieurs mois.

Biosphere - - Dépêches -

Le ca­ri­bou de Pea­ry | DANS L’ARC­TIQUE

Comme la be­lette pyg­mée, ce mam­mi­fère arc­tique me­na­cé d’ex­tinc­tion a une four­rure dense qui pâlit en hi­ver et re­de­vient fon­cée au prin­temps. À la dif­fé­rence d’autres es­pèces de rennes, les ca­ri­bous de Pea­ry ne sub­sistent pas prin­ci­pa­le­ment à par­tir de li­chen, qui consti­tue un ali­ment de grande va­leur nu­tri­tive dans le pay­sage arc­tique. Ils rem­plissent plu­tôt leurs grands es­to­macs de ma­tière vé­gé­tale de faible va­leur nu­tri­tive, comme des gra­mi­nées et des ca­rex.

La gre­nouille ma­cu­lée de l’Ore­gon | CO­LOM­BIE-BRI­TAN­NIQUE

Comme beau­coup d’autres am­phi­biens, cette gre­nouille passe ses hi­vers en état de dor­mance, en­fouie dans la terre meuble. Cette es­pèce, me­na­cée d’ex­tinc­tion, peut de­meu­rer ac­tive jus­qu’à – 5 °C. Une fois sor­tie de son long som­meil d’hi­ver, elle passe la ma­jeure par­tie de son temps dans l’eau.

La be­lette pyg­mée | DANS LA PRAIRIE

Une des trois es­pèces de be­lettes vi­vant au Ca­na­da, la be­lette pyg­mée a une four­rure qui passe du brun au blanc en hi­ver, ce qui lui per­met de se ca­cher dans la neige. Cette be­lette est la plus pe­tite de la fa­mille des be­lettes et pos­sède un autre at­tri­but in­ha­bi­tuel : son pe­lage d’hi­ver ap­pa­raît de cou­leur la­vande sous l’éclai­rage ul­tra­vio­let.

La tique d’hi­ver | ON­TA­RIO

Cer­taines tiques res­tent col­lées à leur hôte jus­qu’à avoir fait le plein de sang, puis se laissent tom­ber pour di­gé­rer leur re­pas, avant de trou­ver un autre hu­main ou mam­mi­fère à pa­ra­si­ter. D’autres, comme la tique d’hi­ver, trouvent un hôte et s’y ac­crochent. On les ap­pelle aus­si « tiques de l’ori­gnal », puisque le grand cer­vi­dé est leur hôte pré­fé­ré. On a trou­vé des ori­gnaux in­fes­tés de près de 100 000 aca­riens, et plu­sieurs en meurent. Au prin­temps, les tiques tombent au sol pour pondre de nou­veaux oeufs et re­lan­cer le cycle.

Le la­go­pède al­pin | TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR

Ces la­go­pèdes suivent l’exemple d’autres es­pèces des cli­mats froids et passent du brun au blanc. Ils conservent cette li­vrée bien après que le prin­temps eut com­men­cé dans le sud du Ca­na­da, alors que les fe­melles muent avant l’ar­ri­vée de l’été en juin et la fonte des neiges. Les mâles, qui ne muent qu’après la sai­son de l’ac­cou­ple­ment, comptent sur le fait que leur plu­mage blanc du­re­ra assez long­temps pour trou­ver une par­te­naire, puis se roulent dans la boue jus­qu’à ce que leur plu­mage d’été rem­place le plu­mage blanc.

Ca­ri­bou de Pea­ry. En­ca­dré : Ra­na pre­tio­sa

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