UN COS­TUME MOULANT

Coquine - - PSYCHO -

C’est le rêve fé­ti­chiste d’une es­thé­ti­cienne de 32 ans qui a une ob­ses­sion pour l’éro­tisme. Di­vor­cée, elle vit seule en condo et sort ré­gu­liè­re­ment avec des hommes. Ré­cit:

«CHAR­GÉE DE LA CHO­RÉ­GRA­PHIE D’UN SPEC­TACLE, JE ME TROUVE DANS UNE SALLE DE RÉ­PÉ­TI­TION. IL Y A UNE SCÈNE ET UNE RAMPE LU­MI­NEUSE, MAIS LE PLA­FOND TRÈS HAUT SEMBLE OU­VERT SUR LA NUIT NOIRE. IN­VI­SIBLE, IL M’EF­FRAIE UN PEU ET J’ES­SAIE DE NE PAS LE­VER LES YEUX.

JE SUIS DANS MA LOGE. DES AM­POULES EN­TOURENT LE MI­ROIR ET JE ME CONTEMPLE EN ME DÉSHABILLANT. J’AT­TACHE MES CHE­VEUX EN CHI­GNON. JE ME MAQUILLE JUS­QU’À CE QUE LE MI­ROIR ME REN­VOIE

UNE IMAGE PAR­FAITE DE MON VI­SAGE. JE SOUPÈSE MES SEINS ET FAIS DUR­CIR LES MAMELONS. PUIS J’OUVRE LA PENDERIE. MON COS­TUME ME VA PAR­FAI­TE­MENT. C’EST UN JUS­TAU­CORPS EN LA­TEX ROSE PÂLE QUE J’EN­FILE PAR LA TÊTE. IL EST TRÈS SER­RÉ ET ME FORCE À ME TE­NIR DROITE. JE METS UNE CU­LOTTE DE LA MÊME MA­TIÈRE QUI ME COLLE À LA PEAU, EM­PRI­SONNE MA VULVE ET ME RENTRE DANS LES FESSES. VIENNENT EN­SUITE LES CUIS­SARDES, AUS­SI EN LA­TEX, AVEC DE HAUTS TA­LONS. JE GLISSE MES MAINS DANS DES GANTS LONGS JUS­QU’AUX COUDES…

JE ME SENS SI EX­CI­TÉE QUE JE TREMBLE DE FIÈVRE.

JE MARCHE LE LONG D’UN COU­LOIR DONT LES MURS SONT DES MI­ROIRS. LE CONTACT DE LA MA­TIÈRE CRÉE EN MOI UNE TEN­SION SEXUELLE FAN­TAS­TIQUE, COMME SI J’ÉTAIS SUR LE POINT DE JOUIR! JE COM­MENCE À ME MASTURBER LORSQUE, SU­BI­TE­MENT, PAR DER­RIÈRE, QUEL­QU’UN COUPE MA CU­LOTTE AVEC UNE LAME ET UN PÉ­NIS ME PÉ­NÈTRE PRO­FON­DÉ­MENT. IN­UTILE DE CRIER PUISQUE JE SUIS PER­DUE DANS L’ES­PACE. JE ME RE­TOURNE ET ME SENS TOM­BER. À CE MO­MENT, JE ME RÉ­VEILLE, LA FACE EN­FOUIE DANS L’OREILLER.»

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