AU­DREY BÉ­RU­BÉ L’EN­VIE D’ÊTRE UN FAN­TASME

Coquine - - EXCLUSIVE ENTREVUE - PAR GE­NE­VIÈVE PAT­TER­SON

AU­DREY A 24 ANS. AC­TRICE PORNOGRAPHIQUE, ELLE EST ÉGA­LE­MENT DAN­SEUSE BUR­LESQUE AIN­SI QUE MASSEUSE ÉRO­TIQUE ET FAIT DA­VAN­TAGE CAR­RIÈRE AUX ÉTATS-UNIS QU’AU CA­NA­DA. CE QUI L’A POUS­SÉE À EXER­CER CES MÉ­TIERS, C’EST SUR­TOUT L’EN­VIE DE PLAIRE.

«J’ai tou­jours ai­mé l’idée de pou­voir être un fan­tasme. J’aime plaire aux hommes, mais avec classe, puisque je me spé­cia­lise dans la por­no­gra­phie chic», dit d’em­blée celle qui, dans sa spé­cia­li­té, est ac­tuel­le­ment consi­dé­rée comme un mo­dèle. Ce qu’elle ap­pré­cie le plus de son mi­lieu? La di­ver­si­té. «J’aime pou­voir tou­cher à dif­fé­rents do­maines, tra­vailler sur dif­fé­rents concepts, les cos­tumes, toutes ces idées de per­son­nages», ex­plique-t-elle. Car en plus de jouer dans des films por­nos, Au­drey (Aman­da Bel­luc­ci, de son nom d’ar­tiste) est aus­si dan­seuse bur­lesque. D’ailleurs, au mo­ment de l’en­tre­vue, l’ac­trice, qui est éga­le­ment pas­sion­née de mu­sique, s’ap­prê­tait à par­ti­ci­per au tour­nage d’un vi­déo­clip de rap qué­bé­cois. Tou­te­fois, elle avoue que cer­tains as­pects du mé­tier lui plaisent moins:

«Il y a de plus en plus de jeunes ac­teurs. Je pré­fère ceux de 30, 40 ans. Ils sont plus per­for­mants et ont beau­coup de cha­risme. Avec les plus jeunes, de nos jours, ce n’est pas la même chi­mie. Ils sont moins sé­rieux et très exi­geants. De plus, ils ne connaissent pas la sen­sua­li­té et l’éro­tisme au­tant que les plus vieux.»

Lors­qu’on la ques­tionne quant à sa­voir si elle ai­me­rait ap­por­ter des chan­ge­ments dans l’in­dus­trie pornographique, elle ré­pond: «Je fe­rais plus de films avec de la lin­ge­rie, pour chan­ger des éter­nels cos­tumes d’éco­lière et d’in­fir­mière. Je prio­ri­se­rais la por­no­gra­phie fé­mi­nine, pour qu’il y ait plus de place pour les femmes, et avec de vraies his­toires.»

Au­drey peut comp­ter sur le sou­tien de ses proches: «Ma mère et les autres membres de ma fa­mille ont très bien ré­agi lorsque je leur ai an­non­cé quel était mon tra­vail. Ma mère est très jeune et com­pré­hen­sive, et elle m’a dit que cha­cun avait droit à ses ex­pé­riences. Que si j’étais bien dans ce que je fai­sais, elle al­lait m’en­cou­ra­ger. D’autres ont eu un choc au dé­but. Ils au­raient peut-être pré­fé­ré me voir exer­cer un mé­tier dif­fé­rent, mais main­te­nant qu’ils constatent mon as­cen­sion aux États-unis, ils s’ha­bi­tuent et sont contents pour moi. Il n’y a pas de ta­bous.»

Nou­vel­le­ment en couple de­puis le 1er jan­vier der­nier, avec un fu­tur ac­teur por­no, Au­drey ad­met néan­moins que sa pro­fes­sion a eu des ré­per­cus­sions sur sa vie amou­reuse et sur sa sexua­li­té par le pas­sé: «Oui, ça a joué sur ma vie de couple, car je suis souvent en tour­nage, donc je n’ai pas tou­jours le temps de voir mes co­pains, d’en­tre­te­nir une re­la­tion. Aus­si, une re­la­tion nor­male d’af­fec­tion, prendre le temps de faire l’amour… je ne con­nais pas ça. Je suis ha­bi­tuée aux baises.»

Au­drey est éga­le­ment ma­man d’un en­fant, un pe­tit gar­çon d’exac­te­ment un an et un mois au mo­ment d’écrire ces lignes: «C’est

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