MAN­GER SES ÉMO­TIONS

SI LES FÊTES AMINCISSENT LE POR­TE­FEUILLE, ELLES ONT PLU­TÔT L’EF­FET IN­VERSE SUR LE TOUR DE TAILLE. CETTE SAI­SON, NE LAIS­SEZ PAS VOS ÉMO­TIONS FAIRE BOULE DE NEIGE ET PRENDRE LE DES­SUS.

Coup de Pouce - - SOMMAIRE - Texte: Gace To­by / Tra­duc­tion: Ma­thieu Gagnon

5 rai­sons POS­SIBLES D’ABU­SER DE LA FOUR­CHETTE 1 Le stress

Si vous avez be­soin de man­ger des bis­cuits au sucre pour sur­vivre à la fo­lie des fêtes, il pour­rait y avoir une ex­pli­ca­tion phy­sio­lo­gique. «Quand nous sommes stres­sés, nos glandes sur­ré­nales pro­duisent du cor­ti­sol, l’hor­mone res­pon­sable de l’aug­men­ta­tion de l’ap­pé­tit, car notre cer­veau en­voie le mes­sage que nous sommes en mode sur­vie», ex­plique Mme Mo­len­da. Quand vous êtes dans cet état de fré­né­sie, vous re­cher­chez des ali­ments riches en glu­cides qui aident à res­ter alerte.

AS­TUCES

/// Pre­nez de grandes res­pi­ra­tions. C’est le moyen le plus ef­fi­cace et le plus ra­pide d’in­ci­ter le corps à pas­ser en mode re­pos et digestion.

/// Pre­nez ren­dez-vous avec un pro­fes­sion­nel de la san­té na­tu­relle pour éta­blir un pro­to­cole qui vous ai­de­ra à contrô­ler vos glandes sur­ré­nales.

/// Dé­cri­vez en dé­tail ce que vous res­sen­tez, afin d’être en me­sure de prendre les me­sures ap­pro­priées. Au lieu de vous dire: «Je suis stres­sée», dites-vous: «Je suis stres­sée par toutes ces choses que j’ai à faire, et j’ai peur de man­quer de temps.» Po­sez des gestes concrets pour ré­duire les causes de ce stress.

2 L’en­nui

Une fois le sa­pin cou­pé et les ca­deaux em­bal­lés, un pe­tit mo­ment de dé­tente se­rait le bien­ve­nu. Or, une fois as­sise, vous n’ar­ri­vez pas à en pro­fi­ter plei­ne­ment. Les tâches quo­ti­diennes vous en­nuient-elles fa­ci­le­ment? «On est condi­tion­né à être constam­ment sti­mu­lé ou oc­cu­pé», fait re­mar­quer la spé­cia­liste. «Dès qu’on a du temps libre, on de­vient désem­pa­ré. Alors, on com­pense avec de la nour­ri­ture ou l’on ajoute une touche de fo­lie aux tâches rou­ti­nières en gri­gno­tant.»

AS­TUCES

/// Po­sez-vous la ques­tion: «Ai-je vrai­ment faim?» Éva­luez votre sen­sa­tion sur une échelle de 0 à 10, 0 étant une faim de loup et 10 un ventre plein. Vous pour­riez avoir be­soin de man­ger si vous vous at­tri­buez 4 ou moins. Avec une note de 5 ou plus, vous n’êtes sû­re­ment pas af­fa­mée. Ob­ser­vez comment vous vous sen­tez men­ta­le­ment, émo­tion­nel­le­ment et phy­si­que­ment quand la faim se fait sen­tir.

/// N’ou­bliez pas de vous amu­ser! Glis­sez un cours de yo­ga ou un peu de pa­tin sur glace dans une liste de choses en­nuyantes à faire.

3 Le mal-être

Si, pour vous, l’es­prit des fêtes a tou­jours été sy­no­nyme de mai­sons en pain d’épice, il se­rait peut-être temps d’adop­ter une nou­velle tra­di­tion. «On ap­prend en bas âge que la nour­ri­ture est une forme de ré­con­fort dans des mo­ments de tris­tesse, de so­li­tude ou de mal-être», ex­pose la coach en troubles ali­men­taires. Cer­tains ali­ments, comme les bis­cuits et le lait, peuvent avoir une va­leur sym­bo­lique et sen­ti­men­tale lors de mo­ments char­gés d’émo­tion.

AS­TUCES

/// Al­lez au coeur du pro­blème en vous ques­tion­nant sur vos émo­tions. Vous dé­cou­vri­rez ain­si les be­soins qui ne sont pas sa­tis­faits.

/// Te­nez un jour­nal ou confiez­vous à des proches. Ce­la ren­dra les bles­sures ou les sou­ve­nirs tristes moins dou­lou­reux.

4 La co­lère

Des ir­ri­tants ou de la rage peuvent don­ner lieu à de pe­tits mal­en­ten­dus ou à de grandes que­relles fa­mi­liales, sur­tout en ces temps de ré­jouis­sances. «Bien des gens portent en eux de la co­lère sans le réa­li­ser», fait re­mar­quer Ra­chel Mo­len­da. «Sou­vent, ceux qui ont de la dif­fi­cul­té à ex­pri­mer leurs émo­tions se tournent vers la nour­ri­ture. La co­lère les por­te­ra donc à man­ger, ce qui peut alors ag­gra­ver l’émo­tion, à cause de mau­vais choix ali­men­taires.»

AS­TUCES

/// Li­bé­rez votre co­lère. Es­sayez de frap­per ou de crier dans un oreiller; ce­la apai­se­ra un peu votre rage.

/// Dres­sez la liste des choses qui vous énervent ou qui vous font voir rouge. Qu’ont-elles en com­mun? La ré­ponse pour­rait vous sur­prendre.

/// Après avoir pris connais­sance de la source de votre mé­con­ten­te­ment, gar­dez cette in­for­ma­tion à l’es­prit en gri­gno­tant... si vous êtes en­core vrai­ment af­fa­mée!

5 La tris­tesse

Pour de nom­breuses per­sonnes, la pé­riode des fêtes fait res­sur­gir des sen­ti­ments de so­li­tude et de mé­lan­co­lie liés à la perte d’un être cher ou à un échec amou­reux. «On nous a en­sei­gné à igno­rer la dou­leur dès qu’elle se pré­sente. Nous ne sommes pas ha­bi­tués à vivre avec elle», énonce Mme Mo­len­da. «La nour­ri­ture est sou­vent uti­li­sée pour at­té­nuer une hu­meur maus­sade ou pro­cu­rer un plai­sir im­mé­diat.» Tou­te­fois, le sou­la­ge­ment tem­po­raire res­sen­ti en noyant ses sou­cis dans un pot de crème gla­cée peut par la suite se trans­for­mer en sen­ti­ments de culpa­bi­li­té et de honte. Rien pour apai­ser notre souf­france...

AS­TUCES

/// Ac­cep­tez votre tris­tesse. Ce­la vous met­tra pro­ba­ble­ment mal à l’aise, mais c’est es­sen­tiel pour com­prendre ce dont vous avez vrai­ment be­soin et pour­quoi.

/// In­vi­tez un ami et ser­rez-le dans vos bras. /// Pre­nez soin de vous en vous fai­sant cou­ler un bain mous­sant ou en fai­sant une brève mé­di­ta­tion.•

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