Coup de Pouce

POUR­QUOI CES­SER D’IGNO­RER CES DOU­LEURS AUX JAMBES ?

- Health · Medicine

Vous souf­frez de va­rices ou en­core de sen­sa­tions de lour­deur, de dou­leur ou d’en­flure aux jambes ? Même si un cin­quième de la po­pu­la­tion ca­na­dienne souffre aus­si de ces symp­tômes il ne faut pas les igno­rer ; ils peuvent vous sem­bler ano­dins mais peuvent in­di­quer la présence de la ma­la­die vei­neuse chro­nique.

Qu’est-ce que la ma­la­die vei­neuse chro­nique ?

Dre Ch­ris­tine Ca­ron, mé­de­cin de fa­mille et phlé­bo­logue, ex­plique : « La ma­la­die vei­neuse chro­nique, aus­si ap­pe­lée in­suf­fi­sance vei­neuse chro­nique, est cau­sée par une mau­vaise cir­cu­la­tion san­guine dans les veines des jambes. Nos veines sont mu­nies de pe­tites valves qui as­surent un flux san­guin à sens unique. Les pa­rois in­ternes des veines d’une per­sonne at­teinte de la ma­la­die vei­neuse chro­nique sont en­dom­ma­gées et de­viennent dé­fec­tueuses. Le sang com­mence alors à stag­ner dans les veines tou­chées, ce qui les dé­té­riore da­van­tage et peut en­traî­ner une pro­gres­sion de la ma­la­die. » Il ne faut donc sur­tout pas né­gli­ger ces dou­leurs.

Com­ment sa­voir si j’en suis at­teinte ?

Cer­taines per­sonnes sont plus sus­cep­tibles de souf­frir de la ma­la­die vei­neuse chro­nique que d’autres: les femmes sont plus à risque et la présence d’an­té­cé­dents fa­mi­liaux peut aug­men­ter les pro­ba­bi­li­tés d’être tou­ché par la ma­la­die. Votre style de vie y compte aus­si pour beau­coup avec le sur­poids et le manque d’exer­cice qui sont des fac­teurs de risques im­por­tants. L’été, le phé­no­mène peut s’ag­gra­ver puisque la cha­leur cause la di­la­ta­tion des vais­seaux san­guins et que les val­vules qui em­pêchent gé­né­ra­le­ment le sang de re­tour­ner dans les jambes sont in­ca­pables de rem­plir leurs fonc­tions. Les per­sonnes de­vant res­ter de­bout du­rant de longues pé­riodes, comme les in­fir­mières ou les en­sei­gnants, sont par­ti­cu­liè­re­ment à risque. En re­vanche, le contraire est aus­si vrai – oui, vous qui êtes de­vant vos or­di­na­teurs toute la jour­née! Vous re­mar­que­rez un ma­laise de fa­çon gé­né­rale, une sen­sa­tion de lour­deur dans vos jambes ou un pos­sible gon­fle­ment dans les che­villes. Ces va­rices bom­bées et bleu­tées re­pré­sentent éga­le­ment un signe de la ma­la­die vei­neuse chro­nique. La ma­la­die peut en­gen­drer de réels im­pacts dans une vie. Le fac­teur es­thé­tique peut être pré­oc­cu­pant, mais la dou­leur et l’in­con­fort peuvent fi­nir par être si ac­ca­blants que sor­tir ou ac­com­plir de simples ac­ti­vi­tés quo­ti­diennes pour­rait de­ve­nir com­pli­qué. Vous em­pres­sez-vous de ren­trer à la mai­son après une jour­née de tra­vail juste pour éle­ver vos jambes? Il est temps d’agir!

Et la so­lu­tion ?

Le meilleur point de dé­part : vos ha­bi­tudes de vie. L’at­teinte d’un poids san­té et l’exer­cice ré­gu­lier comme la marche ou le vé­lo amé­liore la cir­cu­la­tion san­guine dans vos jambes. Cer­taines ac­ti­vi­tés peuvent ac­cen­tuer vos symp­tômes, évi­tez alors l’ex­po­si­tion pro­lon­gée à la cha­leur (sau­nas, bains chauds), de res­ter de­bout ou as­sise trop long­temps (pre­nez une marche de quelques mi­nutes à chaque heure as­sise) ou les ta­lons hauts.

Mais en­core ?

La meilleure fa­çon d’em­pê­cher cette ma­la­die de prendre le des­sus est de trai­ter la ma­la­die vei­neuse chro­nique à sa source. Les trai­te­ments vé­no-ac­tifs sont un ex­cellent moyen de sou­la­ger les symp­tômes à la source. Par exemple, Ve­nixxa est un pro­duit de san­té na­tu­rel, dis­po­nible sous forme de pi­lule, qui est fait à par­tir d’oranges im­ma­tures.

Des études cli­niques ont dé­mon­tré que ce trai­te­ment en­traîne une ré­duc­tion de 50% des sen­sa­tions de lour­deur et d’en­flure dans les jambes après seule­ment 4 se­maines. Après 8 se­maines, on peut ob­te­nir une ré­duc­tion de 63% de la dou­leur et de 72% pour la sen­sa­tion d’en­flure. D’autres al­ter­na­tives sont aus­si dis­po­nibles, comme les bas de com­pres­sion ou les pro­cé­dures mé­di­cales comme la sclé­ro­thé­ra­pie.

« La ma­la­die vei­neuse chro­nique est une ma­la­die in­flam­ma­toire pro­gres­sive, il est donc im­por­tant de re­con­naitre les signes, d’agir ra­pi­de­ment et de prendre les me­sures pour em­pê­cher son ag­gra­va­tion », conclut Dre Ca­ron.

Si vous souf­frez de cer­tains de ces symp­tômes, par­lez-en à votre mé­de­cin ou phar­ma­cien afin qu’on vous re­com­mande un trai­te­ment qui vous convient. Vous pou­vez éga­le­ment consul­ter ve­nixxa.ca pour pro­cé­der à une éva­lua­tion de vos symp­tômes.

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