APRÈS UN CONGÉ FOR­CÉ DE PLU­SIEURS MOIS

Coup de Pouce - - FAMILLE| MA VIE -

En mars der­nier, la pan­dé­mie de la CO­VID-19 a vi­dé pré­ma­tu­ré­ment les salles de classe. L’en­sei­gne­ment et le sou­tien pro­di­gués aux jeunes par la suite ont été très in­égaux d’une école et d’un en­sei­gnant à l’autre. Quelles en se­ront les consé­quences?

D’abord, il faut sa­voir que la plu­part des élèves perdent des ac­quis sco­laires pen­dant l’été. «Avec l’ar­rêt pro­lon­gé de cette an­née, il est à pré­voir que la ré­gres­sion se­ra en­core plus im­por­tante», in­dique Isa­belle Ar­cham­bault, pro­fes­seure agré­gée à l’École de psy­choé­du­ca­tion de l’Uni­ver­si­té de Mon­tréal et ti­tu­laire de la Chaire de re­cherche du Ca­na­da sur l’école, le bien-être et la réus­site édu­ca­tive des en­fants. «Cer­tains en­fants n’ont pas eu tout le sou­tien sco­laire et émo­tion­nel dont ils avaient be­soin, ex­plique-t-elle. De plus, les en­fants ont eu moins ac­cès que d’ha­bi­tude à des ac­ti­vi­tés sti­mu­lantes qui com­pensent une par­tie de la perte des ac­quis sco­laires, comme les camps de jour, les sports d’équipe et les sor­ties cultu­relles.»

Une di­mi­nu­tion de la mo­ti­va­tion est aus­si à craindre, en par­ti­cu­lier chez les ados. Des ex­perts pré­disent même un bond du dé­cro­chage au se­con­daire. «Le jeune qui n’ai­mait pas trop l’école et qui a ga­gné beau­coup d’ar­gent en tra­vaillant pen­dant le confi­ne­ment est par­ti­cu­liè­re­ment vul­né­rable, dit Isa­belle Ar­cham­bault. Il fau­dra s’as­su­rer qu’il ne tra­vaille pas plus que quelques heures par se­maine pen­dant l’an­née sco­laire. Il est aus­si im­por­tant d’être à son écoute et de lui don­ner le sou­tien né­ces­saire pour qu’il per­sé­vère à l’école.»

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