Pé­ti­tion pour ne pas pié­ger les coyotes

Courrier Bordeaux-Cartierville - - LA UNE - AMINE ESSEGHIR amine.esseghir@tc.tc

Une mi­li­tante pour le bien-être des ani­maux a lan­cé une pé­ti­tion pour stop­per le trap­page et l’eu­tha­na­sie de cer­tains coyotes tel qu’en­vi­sa­gé par la Ville de Mon­tréal. Elle compte pré­sen­ter sa re­quête forte de 2500 si­gna­tures ra­pi­de­ment aux élus.

De­puis plu­sieurs an­nées, Li­lia­na Da­nel est très ac­tive dans les or­ga­nismes de pro­tec­tion des ani­maux. Elle ré­agis­sait ré­cem­ment aux dé­cla­ra­tions d’Émi­lie Thuillier, mairesse d’Ahunt­sic-Car­tier­ville et porte-pa­role de l’ad­mi­nis­tra­tion mu­ni­ci­pale en ma­tière de ges­tion du coyote. Celle-ci men­tion­nait que dans la stra­té­gie de co­ha­bi­ta­tion avec ces ani­maux, la ville avait don­né un contrat à un trap­peur et les coyotes pro­blé­ma­tiques at­tra­pés se­raient eu­tha­na­siés.

« Ce que nous re­fu­sons c’est de pra­ti­quer la cap­ture et l’eu­tha­na­sie sans se ré­fé­rer aux ex­pé­riences des autres villes comme Ed­mon­ton, Van­cou­ver ou Nia­ga­ra Falls », in­dique Mme De­nel.

Une ac­cu­sa­tion que ré­fute Mme Thuillier, qui as­sure que la stra­té­gie a été mise en place en se fon­dant les bonnes pra­tiques vues ailleurs en Amé­rique du Nord.

L’élue af­firme qu’avant de rendre pu­blique cette dé­marche, les fonc­tion­naires en ont dis­cu­té avec la So­cié­té de pré­ven­tion de la cruau­té en­vers les ani­maux (SPCA)

Mme De­nel s’in­quiète de voir les pièges po­sés at­tra­per des coyotes pa­ci­fiques ou alors des chiens do­mes­tiques ou bien des ra­tons la­veurs.

« Ils ne nous disent pas com­ment ils vont re­con­naître le « bon » coyote, ce­lui qui a un re­cord d’agres­sion contre les hu­mains. On nous parle de cinq per­sonnes mor­dues, ce­la ne peut pas jus­ti­fier l’ex­ter­mi­na­tion des coyotes », dit-elle.

De­puis l’an­nonce de sa stra­té­gie de co­ha­bi­ta­tion avec les coyotes, la Ville de Mon­tréal n’a ces­sé de ré­pé­ter que les pièges uti­li­sés sont les plus mo­dernes dans le mé­tier. Ils sont équi­pés de ca­mé­ras qui en­voient une image di­rec­te­ment au trap­peur sur son cel­lu­laire. Ce­la per­met d’évi­ter que les ani­maux ne soient bles­sés et fa­ci­lite l’in­ter­ven­tion au cas où le mau­vais ani­mal se­rait at­tra­pé mal­en­con­treu­se­ment.

« On omet de dire que le contrat ac­cor­dé est ce­lui de pis­tage et de trap­page, et ce­la ne concerne que les coyotes pro­blé­ma­tiques avec les­quels il n’est pas pos­sible de co­ha­bi­ter. Nous n’avons pas don­né un contrat avec un ob­jec­tif de coyotes à cap­tu­rer non plus. »

Par ailleurs, cette in­ter­ven­tion ar­rive en der­nier re­cours. La Ville veut ren­voyer les coyotes dans les sec­teurs boi­sés, loin des zones ur­baines no­tam­ment par l’ef­fa­rou­che­ment. L’ad­mi­nis­tra­tion sou­haite sur­tout que l’ani­mal re­trouve sa na­ture crain­tive des hu­mains.

Tou­te­fois, Mme Thuillier convient que le su­jet est dé­li­cat et donne lieu à des ré­ac­tions très di­ver­gentes’

« Il y a des gens qui nous re­prochent de vou­loir éli­mi­ner les coyotes, alors que l’on veut que cet ani­mal reste en Ville et s’éloigne des hu­mains. D’un autre cô­té, il y a ceux qui nous cri­tiquent parce qu’on veut co­ha­bi­ter avec les coyotes. »

Il faut pré­ci­ser que nous n’avons pas fait ap­pel à Cro­co­dile dun­dee.

Le contrat a été ac­cor­dé à un ges­tion­naire de la faune. »

Émi­lie Thuillier, mairesse d’Ahunt­sic-Car­tier­ville.

(Photo TC Me­dia - Ar­chives)

La Ville n’a pas l’in­ten­tion d’ex­ter­mi­ner les coyotes à Mon­tréal, mais veut les re­pous­ser vers les zones boi­sées loin des ha­bi­ta­tions. Le trap­page est utilisé en der­nier re­cours pour les ani­maux pro­blé­ma­tiques.

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