HIS­TOIRE, ARTS ET AR­CHI­TEC­TURE POUR UNE ES­CA­PADE À PHIL­LY

Que vous pla­ni­fiez vous y rendre par af­faires ou pour pas­ser de bons mo­ments, Phi­la­del­phie en Penn­syl­va­nie, est une de ces villes amé­ri­caines his­to­riques qu’il faut vi­si­ter. Bas­tion de l’in­dé­pen­dance et ca­pi­tale des États-Unis pen­dant une cer­taine pé­riode

Decorhomme - - SOMMAIRE - PHI­LA­DEL­PHIA. PAR OLI­VIER GA­GNON CET AR­TICLE A ÉTÉ REN­DU POS­SIBLE GRÂCE À LA PAR­TI­CI­PA­TION DE VISIT

SE DI­VER­TIR

La pré­do­mi­nance de l’art à Phi­la­del­phie est évi­dente… et ce­la dé­passe ra­pi­de­ment la vi­site clas­sique de la sculp­ture LOVE de Ro­bert In­dia­na, sur la Pla­za John F. Ken­ne­dy! Les ama­teurs de l’art ro­man­tique de la pé­riode im­pres­sion­niste se per­dront dans les salles d’ex­po­si­tions de la ma­gni­fique Barnes Foun­da­tion, en marge du Ben­ja­min Frank­lin Par­way. Ré­plique exacte de la mai­son du Dr Al­bert C. Barnes, conçu par Tod Williams Billie Tsien Ar­chi­tects | Part­ners et tout de pierres de Jé­ru­sa­lem bâ­ti, cet es­pace ac­cueille des cen­taines de pièces plus cé­lèbres les unes que les autres. Mo­di­glia­ni, Pi­cas­so, Re­noir, Cé­zanne, Mo­net – ce vi­sion­naire a su amas­ser une im­pres­sion­nante col­lec­tion qui sem­blait peu pro­met­teuse à l’époque. Fait in­té­res­sant, les salles sont dis- po­sées exac­te­ment comme elles ont été trou­vées dans sa ré­si­dence après sa mort. L’his­toire que la dis­po­si­tion ra­conte vous ap­par­tient donc en­tiè­re­ment.

À quelques pas de la Barnes Foun­da­tion, on re­trouve éga­le­ment le Mu­sée Ro­din, re­grou­pant le plus grand nombre d’oeuvres de ce gé­nie en de­hors de Pa­ris. Le Mu­sée d’art de Phi­la­del­phie, trô­nant quant à lui en plein coeur du parc pu­blic, im­pres­sionne par sa pres­tance à la Versailles… mais éga­le­ment par le coup d’oeil clas­sique de ses 72 marches, tel que vu dans le film Ro­cky.

Les connais­seurs d’art ly­rique de­vraient dé­jà ajou­ter à leur cir­cuit la ville de Phi­la­de­phie, qui s’est do­tée l’an der­nier d’un fes­ti­val an­nuel d’opé­ra. La pro­chaine édi­tion, O2018, se tien­dra du 20 au 30 sep­tembre pro­chain et vous per­met­tra de vi­si­ter l’Aca­de­my of Mu­sic de Phi­la­del­phia, une mai­son d’opé­ra du 19e siècle plus que clas­sique. Fi­na­le­ment, une tour­née de la ville vous plon­ge­ra dans l’art vi­suel avec Mu­ral Arts Phi­la­del­phia, le plus im­por­tant pro­gramme d’art pu­blic des États-Unis. Il n’y a qu’à le­ver les yeux pour apprécier le tra­vail de di­zaines d’ar­tistes, se dé­cli­nant en mu­rales, mais éga­le­ment en ins­tal­la­tions per­ma­nentes ou tem­po­raires. Dé­fi­ni­ti­ve­ment un must-see de Phil­ly.

SE RAVITAILLER

Les foo­dies trou­ve­ront leur compte à Phi­la­del­phie. La di­ver­si­té dé­mo­gra­phique a dé­fi­ni­ti­ve­ment per­mis une li­ber­té dans le dé­ve­lop­pe­ment des types de cui­sines à tra­vers la ville que tant les lo­caux que les tou­ristes peuvent apprécier. Si vous êtes à la re­cherche d’une table que vous n’ou­blie­rez pas de si­tôt, ré­ser­ver chez La­croix, à l’hô­tel Rit­ten­house (210 W Rit­ten­house Square). Pro­ba­ble­ment l’ex­pé­rience la plus chic que vous vi­vrez de­puis long­temps. La carte des vins et cham­pagnes est confi­née dans un car­table avec une table des ma­tières, les as­siettes sont d’ins­pi­ra­tion fran­çaise et raf­fi­nées et le ser­vice est ex­trê­me­ment at­ten­tion­né. Bud­gets ser­rés s’abs­te­nir. Pour un re­pas un peu plus dé­con­trac­té, vous pou­vez es­sayer Mai­son 208 (208 S 13th St) ou Harp & Crown (1525 San­som St). On les fré­quente les deux pour le de­si­gn des lieux ori­gi­nal et des plats à par­ta­ger créa­tifs, d’ins­pi­ra­tion lo­cale. Le spea­kea­sy du Harp & Crown, un peu ca­ché au sous-sol, vous plon­ge­ra dans un en­vi­ron­ne­ment dan­dyesque où il est éga­le­ment pos­sible de jouer aux quilles. Il faut s’y rendre pour com­prendre! Pour un lunch, Mis­sion Ta­que­ria (1516 San­som St) est très jo­li, dé­li­cieux et d’un prix très rai­son­nable. Les ama­teurs de cui­sine mexi­caine tom­be­ront en amour avec les ta­cos (les tor­tillas sont faites sur place) et avec leurs agua fres­cas, frai­che­ment pré­pa­rées. Et n’ou­bliez pas de par­tir à la re­cherche du meilleur sand­wich phil­ly­chee­ses­teak… on ne peut se pro­non­cer sur un seul choix, tant la com­pé­ti­tion est féroce !

POUR RE­LAXER

Les hô­tels en plein coeur du centre-ville peuvent fa­ci­le­ment dé­ce­voir. Ce n’est pas le cas du Ritz Carl­ton (10 Ave­nue of the Arts), si­tué à quelques pas, lit­té­ra­le­ment, de la ma­gni­fique mai­rie. An­cienne banque (The Gi­rard Trust Com­pa­ny, ou­verte en 1908), l’édi­fice se dé­marque d’abord par le dôme qui do­mine le lob­by et les co­lon­nades de marbre de sa fa­çade, une re­pro­duc­tion du Pan­théon d’Athènes. Les 301 chambres et suites de l’hô­tel ont ré­cem­ment été ré­no­vées, au coût to­tal de 25 mil­lions pour la chaine pla­né­taire.

Le thème est chic, ma­riant les teintes mo­dernes de bleu, de vert, de cuivre et de ni­ckel, et met en va­leur l’ar­chi­tec­ture riche du bâ­ti­ment. Je­tez un oeil au Club Lounge, si­tué au der­nier étage, où l’on vous ac­cueille en toute tran­quilli­té dans un écrin tout de bois et où l’on vous sert gour­man­dises, fruit, ca­fé et al­cool toute la jour­née. Par­fait pour s’éva­der après une longue jour­née à ar­pen­ter la ville. Vous le mé­ri­tez bien, non?

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