SAN­TÉ : LE MANQUE D’EXER­CICE EST NÉ­FASTE

Decorhomme - - Sommaire - PAR LO­GAN CAR­TIER

Vous VoVous sa­vez que fu­mer est mau­vais pour la san­té, san­té mais qu’en est-il du manque d’exer­cice ? Se­lon une nou­velle étude me­née par des cher­cheurs de la Cle­ve­land Cli­nic, le manque d’exer­cice phy­sique peut être aus­si mau­vais pour la san­té que l’hy­per­ten­sion ar­té­rielle, l’hy­per­cho­les­té­ro­lé­mie, le tabagisme et d’autres risques bien connus. Dans cer­tains cas, le manque d’exer­cice pour­rait même être en­core plus mor­tel.

80% DE RISQUE DE MOR­TA­LI­TÉ EN MOINS GRÂCE AU SPORT

L’en­semble com­plet de don­nées de l’étude rend ces ré­sul­tats en­core plus convain­cants. Le Dr Ja­ber et ses col­lègues ont pas­sé au peigne fin les dos­siers de plus de 122 000 pa­tients qui ont su­bi des tests sur ta­pis de course à la cli­nique de Cle­ve­land, de­puis 1991. En­suite, les cher­cheurs ont di­vi­sé les pa­tients en cinq groupes en fonc­tion de leur ni­veau de forme phy­sique : faible, in­fé­rieur à la moyenne, su­pé­rieur à la moyenne, éle­vé et élite. Le groupe élite était com­po­sé des 2,3% des meilleurs pa­tients, se­lon l’âge et le sexe, qui avaient un ni­veau de condi­tion phy­sique sem­blable à ce­lui des ath­lètes d’en­du­rance.

Dans tous les groupes, l’amé­lio­ra­tion de la condi­tion phy­sique a eu un ef­fet bé­né­fique ma­jeur sur la san­té gé­né­rale et a consi­dé­ra­ble­ment ré­duit le risque de dé­cès d’une per­sonne. Les cher­cheurs ont éga­le­ment consta­té qu’il n’y avait pas de li­mite su­pé­rieure aux bien­faits de l’exer­cice : Les per­sonnes les plus en forme de l’étude (le groupe élite) pré­sen­taient le risque de mor­ta­li­té le plus faible. Dans l’en­semble des groupes, le risque de mor­ta­li­té des ath­lètes d’élite était de 80 % in­fé­rieur à ce­lui des pa­tients peu per­for­mants. En­core plus frap­pant, le fait de ne pas faire d’exer­cice s’est avé­ré tout aus­si né­faste pour la san­té glo­bale que les fac­teurs de risque tra­di­tion­nels comme le dia­bète – dans cer­tains cas, le manque d’exer­cice a eu un ef­fet en­core pire que ces condi­tions.

Dans l’étude, les cher­cheurs concluent que les ré­sul­tats » illus­trent l’im­por­tance de la condi­tion phy­sique aé­ro­bique comme in­di­ca­teur puis­sant et mo­di­fiable de la mor­ta­li­té à long terme « . Tra­duc­tion : Si vous vou­lez vivre plus long­temps et en meilleure san­té, cou­rez, mar­chez, na­gez ou faites du vé­lo – et faites-le souvent..

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