«LA VIE M’A TOU­JOURS MISE SUR LE BON CHE­MIN»

Échos vedettes - - WEB - — Sa­rah Da­ge­nais-Ha­kim MAT­THIEU LÉ­VESQUE

SI PLU­SIEURS L’ONT DÉ­COU­VERTE DANS SA­RAH DAGENAISHA­KIM ROULE SA BOSSE DE­PUIS DÉ­JÀ QUELQUES AN­NÉES. AU­TEU­RE­COM­PO­SI­TRICE-IN­TER­PRÈTE ET CO­MÉ­DIENNE, L’AR­TISTE VOGUE ENTRE SES DEUX PAS­SIONS ET NE FAIT QUE COM­MEN­CER À RÉA­LI­SER SES RÊVES. REN­CONTRE AVEC UNE GRANDE PAS­SION­NÉE QUI A RÉ­CEM­MENT DÉ­CI­DÉ DE S’AS­SU­MER.

Sa­rah Da­ge­nais- Ha­kim a com­men­cé à un très dé­ci­sions sur un coup de tête. Je sa­vais de­puis jeune âge à ma­ni­fes­ter un in­té­rêt pour les arts. long­temps que je vou­lais être co­mé­dienne, mais Ses plus vieux sou­ve­nirs re­montent à l’école ce rêve me pa­rais­sait in­ac­ces­sible. À la fin de ma pri­maire alors qu’elle chan­tait de­vant ses amis pre­mière an­née en mu­sique, j’ai tou­te­fois dé­ci­dé et mon­tait des pièces de théâtre à par­tir d’hisde vaincre ma peur et de suivre mon ins­tinct en toires qu’elle avait in­ven­tées. Tou­te­fois, jus­qu’à pas­sant des au­di­tions pour les pro­grammes de l’âge adulte, Sa­rah n’avait pas l’im­pres­sion de théâtre. Deux mois plus tard, j’étais ac­cep­tée à ve­nir d’une fa­mille d’ar­tistes. l’UQAM. Je prends des risques, mais la vie m’a

« J’ai été éle­vée à Mon­tréal par une mère cé­li­tou­jours mise sur le bon che­min. Ne me de­man­ba­taire qui m’a eue très jeune et qui n’est pas dez tou­te­fois pas de choi­sir entre le chant et le vrai­ment une ar­tiste. Mon père est ma­ro­cain; je jeu: ce sont deux grandes pas­sions, et je se­rais l’ai connu seu­le­ment une fois ren­due à l’âge in­ca­pable de faire un choix.» l’adulte. Il est ar­chi­tecte et il a une autre fille qui étu­die en lit­té­ra­ture, et un fils qui a fait des études en mé­de­cine, mais qui est aus­si un très bon gui­ta­riste. J’ai donc l’im­pres­sion que mes gènes ar­tis­tiques viennent du cô­té de mon père.»

UNE GRANDE PAS­SION­NÉE

Si elle a tou­jours rê­vé de de­ve­nir co­mé­dienne, c’est d’abord du cô­té du chant que Sa­rah a per­cé. Celle qui chan­tait dans les bars de­puis plu­sieurs an­nées pen­sait prendre la bonne dé­ci­sion lors­qu’elle a en­ta­mé des études en théâtre mu­si­cal, mais elle a fi­na­le­ment aban­don­né le pro­gramme pour s’ins­crire en jazz à l’Uni­ver­si­té Con­cor­dia. Mais une fois de plus, ce do­maine d’études ne la ren­dait pas heu­reuse. « Je suis une fille très in­tui­tive, qui prend sou­vent des

VIC­TOR LES­SARD, UN CA­DEAU DU CIEL

À la fin de ses études, Sa­rah a ra­pi­de­ment dé­cro­ché des rôles et s’est re­trou­vée sur le pla­teau de 30 vies, où elle in­ter­pré­tait l’amou­reuse du per­son­nage de Guillaume Le­may-Thi­vierge. Cette ex­pé­rience dans une quo­ti­dienne, qu’elle com­pare à «l’école mi­li­taire», l’a bien pré­pa­rée pour les rôles qui ont sui­vi, no­tam­ment dans Lance et compte et Blue Moon. Celle qui in­ter­prète ac­tuel­le­ment l’en­quê­trice Nad­ja Fer­nan­dez dans Vic­tor Les­sard ad­met qu’elle est chan­ceuse. «Ce per­son­nage est un vrai ca­deau! Je suis consciente de ma chance et je suis vrai­ment re­con­nais­sante.»

Der­niè­re­ment, elle a réa­li­sé un rêve de pe­tite fille en ob­te­nant un pre­mier rôle co­mique dans la se­conde sai­son de Ca­tas­trophe. « Je joue une Es­pa­gnole au tem­pé­ra­ment très co­lo­ré. J’ai eu énor­mé­ment de plai­sir du­rant le tour­nage. Je suis une fille qui ne se prend vrai­ment pas au sé­rieux et j’avais tou­jours rê­vé de jouer dans une co­mé­die. Je vis une très belle pé­riode sur le plan pro­fes­sion­nel et j’en suis très heu­reuse.»

UNE AR­TISTE AS­SU­MÉE

Sa­rah, qui tra­vaille aus­si à l’écri­ture d’une sé­rie té­lé­vi­sée, avoue qu’elle a mis du temps avant de s’as­su­mer com­plè­te­ment en tant qu’ar­tiste. « J’ai long­temps souf­fert du syn­drome de l’im­pos­teur. Mais j’ai réa­li­sé que je ne fai­sais que m’étouf­fer et me nuire. J’ai tou­jours été très dure en­vers moi- même, mais c’est ter­mi­né. J’ai dé­ci­dé de m’as­su­mer to­ta­le­ment et de réa­li­ser mes rêves. Je suis ren­due là.»

Cet été, elle tour­ne­ra la se­conde sai­son de Vic­tor Les­sard, en plus de tra­vailler sur son pre­mier al­bum. «C’est un long pro­ces­sus parce que je fais tout moi-même. Si tout va bien, j’ai­me­rais lan­cer un EP en 2018.»

UNE BELLE-MÈRE AIMANTE

Amou­reuse de­puis plus d’un an et de­mi, Sa­rah ne sait tou­jours pas si elle veut des en­fants. «Mon chum a un pe­tit gars de huit ans avec qui j’ai une su­per re­la­tion. Je crois être une bel­le­mère co­ol et gen­tille. Mais per­son­nel­le­ment, je ne suis pas en­core ab­so­lu­ment cer­taine si je veux des en­fants. J’ai une pas­sion tel­le­ment forte pour mon mé­tier et il y a tel­le­ment de choses que je veux réa­li­ser! Si j’ai des en­fants, ça ne se­ra pas avant plu­sieurs an­nées.»

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.