Charles- Antoine Si­notte: de foot­bal­leur à per­son­na­li­té té­lé

Échos vedettes - - SOM­MAIRE - MA­RIE-CLAUDE DOYLE

CHRONIQUEU­R SPOR­TIF À SA­LUT BON­JOUR WEE­KEND DE­PUIS PRÈS DE DEUX ANS, CHARLES-ANTOINE SI­NOTTE EST AR­RI­VÉ DANS LE MONDE DES MÉDIAS SANS S’Y AT­TENDRE. AN­CIEN FOOT­BAL­LEUR UNI­VER­SI­TAIRE, IL TRANS­MET À PRÉ­SENT SA PAS­SION POUR LES SPORTS AUX TÉ­LÉ­SPEC­TA­TEURS. DE­PUIS LE 9 AVRIL, IL RELÈVE UN TOUT NOU­VEAU DÉ­FI EN COA­NI­MANT LE TALK-SHOW MA­TI­NAL DE TVA SPORTS, DES­TI­NA­TION COUPE STAN­LEY AM.

«Mon par­cours n’est pas tout à fait ty­pique dans le monde des médias», concède Charles- Antoine Si­notte. L’an­cien re­ce­veur de passes des Red­men, l’équipe de football de l’Uni­ver­si­té McGill, as­pi­rait à être re­pê­ché par la Ligue ca­na­dienne de football, mais le des­tin en a vou­lu au­tre­ment. Si le chroniqueu­r et ani­ma­teur qui a consa­cré pas moins de 17 ans de sa vie à jouer au football est pas­sé près de se tailler une place dans la LCF, la tour­nure des évé­ne­ments ne le laisse pas amer.

«Pen­dant mes an­nées uni­ver­si­taires, c’était de­ve­nu mon ob­jec­tif. Ça al­lait vrai­ment bien, et on m’avait lais­sé croire que c’était une op­tion. J’ai vrai­ment tra­vaillé fort pour ça. Oui, ç’a été un échec à l’époque de ne pas avoir fait la Ligue ca­na­dienne de football, mais je n’ai au­cun re­gret parce que je n’au­rais pas pu mettre plus d’ef­forts là- des­sus. J’ai tel­le­ment tra­vaillé fort que j’ai vé­cu de la dé­cep­tion, mais j’en suis res­sor­ti ra­pi­de­ment en me di­sant que j’avais ap­pris énor­mé­ment de choses. Sans cet échec-là, pro­ba­ble­ment que je ne se­rais pas là où je suis au­jourd’hui d’un point de vue pro­fes­sion­nel. J’ai eu la chance de mettre un pied dans les médias ra­pi­de­ment parce que j’avais pris ma re­traite. Au­jourd’hui, j’éprouve la même pas­sion comme chroniqueu­r et ani­ma­teur dans les médias spor­tifs que celle que j’avais comme ath­lète au football», ex­plique le spor­tif de 30 ans.

UN AP­PEL QUI CHANGE TOUT

À l’hi­ver 2011, après avoir ter­mi­né son bac­ca­lau­réat en éducation phy­sique à l’Uni­ver­si­té McGill, il a joué un an au football pro­fes­sion­nel en France, où il oc­cu­pait la po­si­tion de quart-ar­rière. Puis il est re­ve­nu à Mon­tréal pour en­ta­mer une maî­trise en psy­cho­lo­gie spor­tive à McGill. Alors qu’il était un jeune re­trai­té du football, il a re­çu un ap­pel de Ra­dio- Ca­na­da — qui était à l’époque le dif­fu­seur du football uni­ver­si­taire —, qui lui pro­po­sait d’être com­men­ta­teur pour les matchs. Sa maî­trise en poche, Charles- Antoine a conti­nué à tra­vailler à Ra­dioCa­na­da à temps par­tiel, tout en dé­cro­chant un poste de co­or­don­na­teur du sport uni­ver­si­taire au Qué­bec et en­suite de di­rec­teur tech­nique à Football Qué­bec. Puis est ar­ri­vé ce fa­meux mois d’août 2016, où il a en­fin eu la chance de tra­vailler à temps plein à la télévision en as­su­rant la cou­ver­ture des matchs de football à TVA Sports et en joi­gnant l’équipe de

Sa­lut Bon­jour Wee­kend en tant que chroniqueu­r spor­tif. « Sa­lut Bon­jour, j’aime vrai­ment ça. Le fait d’être les pre­miers à in­for­mer les gens et à don­ner notre opi­nion est un beau pri­vi­lège.»

UNE OC­CA­SION EN OR

Ce qui man­quait à sa jeune car­rière était d’ani­mer, et il s’est jus­te­ment vu of­frir une oc­ca­sion en or qu’il n’a pu re­fu­ser, celle de coa­ni­mer

Des­ti­na­tion Coupe Stan­ley AM, le pre­mier talk­show ma­ti­nal consa­cré au sport. Il est à la barre de cette nou­veau­té, dif­fu­sée dès 6 h en se­maine pen­dant 10 se­maines, aux cô­tés de Jean- Phi­lippe Ber­trand et d’une équipe de col­la­bo­ra­teurs. Du­rant l’émis­sion, les fans peuvent échan­ger en di­rect via les lignes ou­vertes et les médias so­ciaux. « Je vois bien le pa­ral­lèle entre ce que je fais dans les médias et ce que je faisais comme ath­lète: l’im­por­tance de la pré­pa­ra­tion, le fait de per­for­mer du­rant un mo­ment spé­ci­fique et d’être en com­pé­ti­tion constante. Avoir un nou­veau dé­fi, sor­tir de ma zone de confort et re­pous­ser les li­mites, c’est ça qui me garde en vie!»

SPORTS, ARTS ET AMOUR

Même s’il a ar­rê­té de jouer au football, Char­lesAn­toine est loin d’être un spor­tif de sa­lon. Après notre en­tre­tien, il s’en al­lait jouer au hockey avec des amis, sport qu’il pratique ré­gu­liè­re­ment. Il fait aus­si du ski de fond et du ski al­pin, et il joue au golf.Ré­sident de Pointe- Saint- Charles, il est ori­gi­naire de TroisRi­vières, où sa fa­mille ha­bite tou­jours. Il a un frère de 21 ans et deux soeurs de 18 et 20 ans. «Ma fa­mille est spor­tive, mais aus­si très ar­tis­tique. Ma mère peint beau­coup, et mon frère est DJ.» Bien qu’il se fasse plus dis­cret sur ce terrain, il men­tionne avoir re­trou­vé l’amour de­puis sa sé­pa­ra­tion d’avec sa col­lègue et amie Sa­bri­na Cour­noyer.

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