3 JACQUES LAURIN Dé­cès d’un amou­reux de la langue fran­çaise

Échos vedettes - - SOMMAIRE - FRAN­CIS BOL­DUC

Mar­di ma­tin, alors qu’on était en­core sur­pris par les ré­sul­tats élec­to­raux de la veille, on a ap­pris le dé­cès du linguiste, pro­fes­seur, édi­teur, confé­ren­cier, au­teur et ch­ro­ni­queur Jacques Laurin. L’homme de 87 ans, qui ha­bi­tait dé­sor­mais en Thaï­lande, s’est fait connaître au Qué­bec avec ses nom­breuses chro­niques sur la langue fran­çaise pré­sen­tées à la ra­dio et à la té­lé­vi­sion. On se sou­vient de ses sym­pa­thiques in­ter­ven­tions sur les bonnes fa­çons d’uti­li­ser la langue de Mo­lière avec, entre autres, Su­zanne La­pointe. Jacques Laurin réus­sis­sait tou­jours à cap­ter l’in­té­rêt des au­di­teurs et des té­lé­spec­ta­teurs, puis­qu’il y avait sou­vent une bonne dose d’hu­mour dans ses in­ter­ven­tions. Avec ce doc­teur en lin­guis­tique de l’Uni­ver­si­té de Stras­bourg, on ap­pre­nait tout en se di­ver­tis­sant. Jacques Laurin a aus­si été ré­com­pen­sé pour son tra­vail. En 1993, il a été fait che­va­lier de l’Ordre na­tio­nal du Qué­bec. Sept ans plus tard, on le fai­sait che­va­lier de l’ordre de la Pléiade. Puis en 2000, il a re­çu la Mé­daille d’or du rayon­ne­ment cultu­rel de la Re­nais­sance fran­çaise. L’an­née sui­vante, le linguiste de­ve­nait membre de l’Ordre du Ca­na­da. En­fin, en 2002, on lui a re­mis le prix Ca­mil­leLau­rin pour l’en­semble de sa car­rière. Nos sin­cères condo­léances à tous ses proches.

Jacques Laurin en com­pa­gnie des re­gret­tées Édith Se­rei et Su­zanne La­pointe.

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