DE L’AUTRE CÔ­TÉ DE LA 3e RUE SUD

Échos vedettes - - JEUNESSE LES ÉTÉS DE MA - FRANCIS BOL­DUC

ON PENSE NA­TU­REL­LE­MENT À LA BEAUCE QUAND ON PARLE DE SOU­VE­NIRS D’ÉTÉ AVEC MAXIME LAN­DRY. LE CHAN­TEUR ET AU­TEUR ORI­GI­NAIRE DE CE COIN DE PAYS S’EST PEN­CHÉ SUR LES ÉTÉS DE SA JEU­NESSE À SAINTGÉDÉO­N, LÀ OÙ IL S’EST INS­TAL­LÉ POUR LES PRO­CHAINS MOIS.

Les astres se sont ali­gnés pour que Maxime Lan­dry puisse pro­fi­ter de son coin de pays et plon- ger dans de beaux sou­ve­nirs. De­puis plu­sieurs an­nées main­te­nant, le jeune homme ha­bite la ré­gion de Montréal. Il y a quelques mois, il a ven­du sa pro­prié­té avec la vo­lon­té d’en trou­ver une autre, mais en at­ten­dant que le pro­jet se concré­tise, il a op­té pour la lo­ca­tion d’un condo- mi­nium. Comme son tra­vail exi­geait qu’il soit pré- sent une par­tie de la sai­son es­ti­vale à Qué­bec, donc pas très loin de sa terre na­tale en Beauce, la ve­dette a fait un choix. «J’ai dé­ci­dé cette an­née de re­vivre les étés de ma jeu­nesse. J’ai sous-loué le condo et je me suis ins­tal­lé dans ma mai­son à Saint-Gé­déon. Juste d’être là, sur la terre de mon père, ça me fait re­vivre des sou­ve­nirs.»

Ces sou­ve­nirs sont beau­coup liés à deux de ses pas­sions. «Les étés de ma jeu­nesse, c’était les che­vaux et les grandes ran­don­nées. Je n’avais qu’à mettre la selle sur mon che­val et à tra­ver­ser la route 204, et plu­sieurs sen­tiers dans les­quels je pouvais me pro­me­ner s’of­fraient à moi. Dès que je re­ve­nais de l’école, je de­man­dais à mon père de m’ame­ner à l’écu­rie et je par­tais avec mon che­val», re­late le Beau­ce­ron, qui cu­mule dé­jà 10 ans de car­rière au cours de la­quelle il a eu de nom­breux pro­jets qui l’ont ren­du heu­reux.

NOSTALGIE

Lors­qu’on lui parle des émo­tions liées aux étés de sa jeu­nesse, Maxime ra­conte: «Je pense à mon père et au fait que la fa­mille n’est plus ce qu’elle était au temps des étés de ma jeu­nesse. Quand je pense à cette pé­riode, je vois ma mère avec sa cou­ver­ture, as­sise près du feu de camp avec mon père au­près d’elle, et au fait que ça ne se re­pro­dui­ra plus, mon père étant dé­cé­dé. Alors, l’émo­tion qui monte en moi, c’est la nos- tal­gie. Lorsque je suis à la mai­son, as­sis au­tour d’un feu, c’est cer­tain que je pense à ça.»

Maxime re­monte au temps où il avait six ou sept ans pour re­la­ter ses sou­ve­nirs d’été. Il com- mence par par­ler de la mai­son fa­mi­liale qui était si­tuée juste en face de l’école. «Il y avait une im­mense clô­ture et, tout près, se trou­vaient des pom­miers dans les­quels on pou­vait grim­per. On s’était aus­si fait un sen­tier qui était une sorte de par­cours.» À l’ins­tar de bien des jeunes gar­çons, Maxime était pro­prié­taire d’un «vé­hi­cule». «J’avais un trois-roues jaune sur le­quel je pas­sais de longues jour­nées. Je me pro­me­nais dans le sen­tier qu’on s’était fait à tra­vers la cour d’école. Tout ça se pas­sait avec mes deux frères, l’un est mon aî­né et l’autre, mon ca­det, et notre pe­tite soeur, la plus jeune de la fa­mille. Bien en­ten­du, il y avait plein d’amis avec nous. On de­meu­rait au centre du vil­lage, en face de l’école. Tout le monde se re­joi­gnait dans la cour d’école pour jouer au ba­se­ball ou en­core à la ca­chette. Tout se pas­sait là. J’avais juste à tra­ver­ser la 3e Rue Sud — c’est d’ailleurs le titre que j’ai don­né à un de mes al­bums — et j’étais dans la cour d’école.»

SON PRE­MIER PO­NEY

Son sou­ve­nir es­ti­val le plus loin­tain le ra­mène aus­si­tôt au cha­let fa­mi­lial, dont une de ses tantes et un de ses oncles sont pro­prié­taires au­jourd’hui. Ce cha­let est res­té gra­vé dans la mé­moire du chan­teur sur­tout pour une chose: «C’est là que j’ai eu mon pre­mier po­ney. Je vou­lais en avoir un et j’ai gos­sé mes pa­rents je ne sais plus com­bien de temps avec ça. À un mo­ment don­né, ils m’ont ame­né au cha­let et, je m’en sou­viens en­core, il y avait une pe­tite grange dans le fond de la cour. J’ai juste en­ten­du le po­ney hen­nir et... je pense que j’ai failli perdre conscience. À par­tir de ce

mo­ment-là, j’ai tou­jours eu des che­vaux. Il n’y a qu’à 16 ans, quand mon père est dé­cé­dé, que je n’avais pas de bête, mais ça a du­ré peut-être un an. En­suite, je suis al­lé m’en ache­ter un que j’ai dres­sé moi-même. Je l’ai en­core au­jourd’hui. Il au­ra bien­tôt 17 ans.» Cette bête, si elle pou­vait par­ler, au­rait quelques anec­dotes d’ado­les­cents sur le par­ty à ra­con­ter, mais ça, ça fe­ra peut-être l’ob­jet d’une autre ch­ro­nique...

Maxime tra­vaille cet été, mais il au­ra sur­tout du temps à pas­ser chez lui pour voir ses proches, faire de l’équi­ta­tion, al­ler à la pêche et s’amu­ser avec son nou­veau jouet: un quatre-roues. Il pour­ra re­vivre ses étés d’en­fance et, qui sait, y trou­ver l’ins­pi­ra­tion pour son pro­chain ro­man et son sixième al­bum dé­jà en en­re­gis­tre­ment.

SA MA­MAN VA BIEN

Puisque Maxime est de re­tour chez lui pour une bonne pé­riode, ça lui donne l’oc­ca­sion de voir ses proches plus sou­vent. C’est le cas évi­dem­ment de sa ma­man, Do­ris Bé­gin, qui a été ma­lade ces der­nières an­nées: elle a com­bat­tu un can­cer qui tou­chait la glande thy­roïde. À l’été 2015, Maxime fai­sait sa­voir que les nou­velles étaient bonnes puisque sa mère était en ré­mis­sion. De­puis, Mme Bé­gin se porte très bien, as­sure son cé­lèbre fils, et il men­tionne même que les pro­jets ne manquent pas pour elle aus­si. «Sa san­té est su­per bonne. Elle est de très bonne hu­meur. Ma mère a comme pro­jet de faire construire une ca­bane à sucre. Elle veut faire ça cette an­née. Ça l’em­balle beau­coup et ça la rend su­per heu­reuse. C’est quelque chose qu’elle te­nait à réa­li­ser de­puis long­temps, et c’est cette an­née que ça ar­rive.»

avions un cha­let à «Ici, avec mon frère Ke­ven. Nous na­tal. C’est là Saint-Gé­déon-de-Beauce, mon vil­lage les che­vaux que que j’ai dé­ve­lop­pé cette pas­sion pour je par­ta­geais avec mon père.» «Nous avons un an de dif­fé­rence, mon frère et moi. On a pas­sé notre en­fance en­semble entre la ba­lan­çoire et le vé­lo.»

«Voi­ci notre bar­bo­teuse ins­tal­lée sur le ter­rain de­vant la mai­son. Der­rière, on aper­çoit la fa­meuse cour d’école.» «Avec mon frère Ke­ven, à es­sayer de faire de la mu­sique.» ans. com­men­cé à faire de la scène à 12 «J’ai Pou­lin, avec Sur la pho­to, je suis avec Sabrina par­ti­ci­pions qui je chan­tais dans les bars. Nous à un fes­ti­val coun­try!»

sur le trois-roues, et mon «Ma soeur, Li­sa-Ma­rie, moi était juste en face de la frère Cé­dric. Notre mai­son d’été, on y pas­sait cour d’école. Du­rant les va­cances Il y avait le ter­rain de le plus clair de notre temps. jeux.» ba­se­ball et les mo­dules de

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