COS­MÉ­TIQUES MADE IN SUISSE!

ELLE (Québec) - - Sommaire - texte AN­GÉ­LIQUE MARTEL

EN PLEIN COEUR DE L’ÉTÉ, NOTRE DI­REC­TRICE BEAU­TÉ A ARPENTÉ ALPES ET CANTONS SUISSES, AFIN DE PRENDRE LE POULS D’UNE MARQUE LO­CALE SY­NO­NYME DE GRAND LUXE SUR LA SCÈNE IN­TER­NA­TIO­NALE. AVEC ELLE, PAR­TONS À LA DÉ­COU­VERTE DE VALMONT, DONT LES PRÉ­CIEUSES DÉCOCTIONS FONT LA PART BELLE AUX AC­TIFS HELVÉTIQUES, DE L’EAU DES GLA­CIERS AU MIEL GENEVOIS.

Mon pré­cé­dent voyage au pays de Hei­di re­mon­tait à près de 20 ans. De ce pé­riple en so­lo, il m’était res­té le sou­ve­nir im­pé­ris­sable des pay­sages suisses ma­jes­tueux, du rythme lent et res­sour­çant des lieux, de la dé­li­cieuse po­li­tesse des ha­bi­tants et – le plus im­por­tant – du goût ex­quis du cho­co­lat ( gour­mande un jour, gour­mande tou­jours!). Cette se­conde es­cale ne met­tra pas grand temps à me dé­mon­trer que la Suisse n’est pas que la contrée des ban­quiers, des hor­lo­gers et des cho­co­la­tiers: la beau­té fait dé­fi­ni­ti­ve­ment par­tie de l’ADN du pays. JOUR 1: L’AR­RI­VÉE Au sor­tir de l’avion, mes ba­gages en main, je me di­rige vers le hall de l’aé­ro­port. De­vant moi, quan­ti­té de chauf­feurs chics, en ves­ton-cra­vate, at­tendent leurs hôtes en te­nant des pe­tites pan­cartes tan­tôt à l’ef­fi­gie du Co­mi­té in­ter­na­tio­nal olym­pique, et tan­tôt à celle de la Croix-Rouge ou de l’UNES­CO. Pas de doute: je n’ai pas fait fausse route, je suis bel et bien à Ge­nève! Et ça tombe à pic puisque notre groupe fait of­fice de mi­ni Na­tions Unies: s’y trouvent des jour­na­listes beau­té des États-Unis, du Royaume-Uni et du Ca­na­da, ain­si que quelques ac­com­pa­gna­trices fran­çaises. On pro­fite d’un lunch en ter­rasse, face au mas­sif du mont Blanc et au lac Lé­man, pour bri­ser la glace et faire connais­sance. Mais dé­ca­lage ho­raire oblige, les bâille­ments sont lé­gion. Pen­dant que cer­taines re­traitent à l’hô­tel, je choi­sis, pour re­trou­ver mon éner­gie, d’al­ler plu­tôt me ba­la­der dans cette ville qui tient lieu de «centre mon­dial de la di­plo­ma­tie». C’est or­don­né, ar­chi­ci­vi­li­sé et ça res­pire le calme: que c’est pai­sible... Mais sou­dain, sur­prise: au dé­tour d’une rue pen­tue, comme une évi­dence, ap­pa­raît une cho­co­la­te­rie por­tant mon nom de fa­mille! Dix-sept francs no­nante-trois plus tard, j’en res­sors la bouche pleine et le sou­rire aux lèvres. Je suis sous le charme de Ge­nève!

JOUR 2: DE CHARLOT À STÉ­PHA­NIE Ce­la dit, Ge­nève ne consti­tue qu’un des nom­breux at­traits suisses. Ce se­cond jour en sol hel­vé­tique au­ra tôt fait de me le prou­ver puisque, notre dé­jeu­ner à peine ava­lé, on monte dans un au­to­car, di­rec­tion Ve­vey. C’est dans cette mu­ni­ci­pa­li­té ver­doyante que Char­lie Cha­plin et sa fa­mille se sont éta­blis après avoir été en quelque sorte chas­sés des États-Unis. En dé­am­bu­lant dans la de­meure de l’ac­teur, j’ap­prends que ce der­nier était un ha­bi­tué de la cli­nique Valmont, de Mon­treux, qui se spé­cia­li­sait ja­dis dans les cures es­thé­tiques et de mieux- être. On dit même que Co­co Cha­nel fré­quen­tait l’éta­blis­se­ment. Tiens donc...

Trêve de po­tins. Après un dî­ner san­té dans les jar­dins en­vi­ron­nants, on se rend à La Mai­son Valmont, si­tuée dans la chic bou­tique Bon­gé­nie de Lau­sanne, sorte de cou­sin suisse de notre Holt Ren­frew. On y prend ren­dez-vous pour un fa­cial ou un en­ve­lop­pe­ment cor­po­rel, dis­pen­sé dans une spa­cieuse ca­bine de soins. Et en ma­ga­si­nant en­suite nos pe­tits pots chou­chous, on peut ad­mi­rer au pas­sage di­verses sculp­tures et pein­tures qui vont et viennent en fonc­tion des coups de coeur de Di­dier Guillon, fé­ru d’art, épi­cu­rien et grand ma­ni­tou de la marque. (À no­ter: il di­rige Valmont en bi­nôme avec son épouse So­phie.)

C’est d’ailleurs grâce à Di­dier que Sté­pha­nie Vua­dens et Valmont font main­te­nant équipe. La jo­lie api­cul­trice, qu’on re­joint en­suite dans ses ruches de Sa­ti­gny, à proxi­mi­té de Ge­nève, a em­bras­sé le mé­tier un peu par ha­sard: un es­saim d’abeilles a tout na­tu­rel­le­ment élu do­mi­cile dans le coffre à jouets que ses fis­tons gar­daient dans la cour ar­rière. De­puis, elle a ap­pri­voi­sé les abeilles et pro­duit de fa­çon ar­ti­sa­nale un miel brut qui sert, en par­tie, à bo­ni­fier l’ac­tion an­tiâge de la gamme de soins Élixir des Gla­ciers, de Valmont. Sur le t-shirt de la belle, on peut lire « Bee co­ol and Bee hap­py », car comme elle se plaît à le ré­pé­ter, «les abeilles sont les sen­ti­nelles de la na­ture, pas nos en­ne­mies. Si on les pré­serve et les res­pecte, elles nous le rendent bien.» En­fi­ler la com­bi­nai­son d’api­cul­trice pour s’ap­pro­cher au plus près de la reine et de ses su­jets suf­fit d’ailleurs à me convaincre. Fas­ci­nantes, ces pe­tites ou­vrières be­so­gneuses ont beau­coup à of­frir (à la peau, à la san­té, à l’en­vi­ron­ne­ment). JOUR 3: DE LA MON­TAGNE AUX PA­PILLONS En sou­pant, So­phie Guillon m’avouait l’autre soir que «mal­gré sa pe­tite su­per­fi­cie, la Suisse re­gorge de res­sources aus­si pures que pro­di­gieuses. Sans nous li­mi­ter ex­clu­si­ve­ment à celles- ci, et compte te­nu de notre hé­ri­tage mé­di­cal, nous pous­sons les re­cherches afin que l’épi­derme bé­né­fi­cie au mieux de ces ac­tifs lo­caux na­tu­rels». Ain­si, Valmont in­cor­pore à ses décoctions – en plus de l’es­sence des abeilles ge­ne­voises – de la rose, de l’échi­na­cée et de l’ar­gou­sier, des plantes culti­vées dans un jar­din phy­to-al­pin, ni­ché à 1050 mètres d’al­ti­tude. De­puis 1995, les crèmes Valmont sont aus­si en­ri­chies d’eau des gla­ciers, pui­sée au coeur des Alpes suisses, dans le village d’Arol­la. Pour se rendre à la­dite source, il faut près de trois heures de route et 40 mi­nutes de ran­don­née. Mais ça vaut le dé­pla­ce­ment; le pa­no­ra­ma est si bu­co­lique qu’on se croi­rait dans une pub des pas­tilles Ri­co­la! Je l’ai consta­té: l’eau n’est pas que gla­cée, elle est aus­si lai­teuse ( car gor­gée de mi­né­raux). Si bien qu’à son contact, la peau se trouve ra­fraî­chie, mais aus­si mieux hy­dra­tée et plus apte à se ré­gé­né­rer en beau­té. J’avoue que l’idée d’en glis­ser en douce dans mes ba­gages m’a tra­ver­sé l’es­prit...

De re­tour à Ge­nève, re­pue par une dé­ca­dente fon­due sa­voyarde et une longue ba­lade al­pine, je suis at­ten­due au Spa Valmont de l’hô­tel où nous lo­geons, afin d’y vivre l’ex­pé­rience d’un soin... à mille lieues de tous ceux re­çus dans ma car­rière! Car le pro­to­cole mai­son s’ar­ti­cule au­tour de la mo­tion pa­pillon, qui se veut en fait une sé­rie d’ef­fleu­re­ments doux, co­cons et ca­den­cés, his­toire de faire pé­né­trer les crèmes dans la peau, en re­laxant les ter­mi­nai­sons ner­veuses et en vi­vi­fiant les sens tout à la fois. J’en suis res­sor­tie fraîche comme une rose...

Au terme du sé­jour, le chauf­feur qui me re­con­duit à l’aé­ro­port m’in­forme que les mon­tagnes du Ju­ra – qu’on voit poindre à l’ho­ri­zon – ont ins­pi­ré son nom au film Ju­ras­sic Park, car des fos­siles de di­no­saures y ont été trou­vés. Je me dis alors que Valmont a le bon fi­lon: tout porte à croire que le se­cret de la lon­gé­vi­té (et de la beau­té!) se trouve en Suisse...

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