AN­DIE MACDO­WELL LA MA­GNI­FIQUE

Elle est égé­rie de L’Oréal Pa­ris de­puis 32 ans: un re­cord de lon­gé­vi­té! À 60 prin­temps, An­die MacDo­well brille par sa dou­ceur, sa beau­té et sa sé­ré­ni­té. On a si­ro­té un thé avec l’ac­trice et man­ne­quin amé­ri­caine lors du Fes­ti­val in­ter­na­tio­nal du film de To

ELLE (Québec) - - Sommaire - texte AN­GÉ­LIQUE MARTEL

Ren­contre avec l’égé­rie de L’Oréal Pa­ris.

À pro­pos de son par­te­na­riat avec L’Oréal Pa­ris. «L’Oréal sou­tient la cause des femmes de­puis les dé­buts de sa cam­pagne pu­bli­ci­taire “Parce que je le vaux bien”. Ce slo­gan fort élo­quent, de même que les dif­fé­rentes égé­ries qui lui donnent vie, cé­lèbre la fé­mi­ni­té dans toute sa di­ver­si­té. C’est gra­ti­fiant de tra­vailler de­puis si long­temps avec une marque pour la­quelle la beau­té n’a pas d’âge, pas plus qu’elle n’a de cou­leur de peau. Elle est plu­rielle, tout sim­ple­ment.» À pro­pos du vieillis­se­ment. «Vieillir ne de­vrait pas avoir de conno­ta­tion né­ga­tive. Notre âge change, mais fon­da­men­ta­le­ment, d’an­née en an­née, on de­meure la même per­sonne. La An­die d’au­jourd’hui n’a rien per­du de celle d’hier. Si ça se trouve, elle s’est bo­ni­fiée, pro­fi­tant de ses ex­pé­riences pas­sées pour avan­cer avec en­core plus d’aplomb, de dé­ter­mi­na­tion, de so­li­di­té et d’am­bi­tion. À Hol­ly­wood, les ac­trices vieillis­santes servent sou­vent de fai­re­va­loir aux hommes. Or, nous sommes des êtres à part en­tière, avec une voix qui gagne à être écou­tée à tout âge.» À pro­pos des ré­seaux so­ciaux. «J’ap­pré­cie leur as­pect dé­mo­cra­tique: par leur en­tre­mise, tout le monde a une tri­bune. Je suis consciente que pour être de son temps, il faut évi­ter de leur tour­ner le dos. Ce­la dit, je re­fuse d’en de­ve­nir es­clave! J’y parle de ma car­rière et de mes en­ga­ge­ments pro­fes­sion­nels, mais je reste pu­dique quant à mes proches. Et pas ques­tion de trans­for­mer mes fils en lieux mer­can­tiles com­man­di­tés! Je pré­fère employer mon temps et mon éner­gie à peau­fi­ner mon jeu d’ac­trice et à câ­li­ner les membres de ma fa­mille.» À pro­pos de son ri­tuel beau­té quo­ti­dien. «J’ai be­soin de huit ou neuf heures de som­meil: c’est es­sen­tiel à mon équi­libre. Le ma­tin, je me tar­tine le mi­nois d’écran so­laire puis, le cou ca­ché par un fou­lard, je pars mar­cher dans les col­lines ca­li­for­niennes. Je me ma­quille peu, mais en re­vanche, je chou­choute ma ti­gnasse. Comme elle est bou­clée (donc très sèche), je la sham­pouine moins sou­vent que je la re­vi­ta­lise. Le soir ve­nu, j’aime ex­fo­lier mon vi­sage, faire suivre d’un masque puis m’en­duire de crème de nuit. Quant aux par­fums, trop al­coo­li­sés, je leur pré­fère les dé­coc­tions d’huiles es­sen­tielles. ( Elle sort une fiole à base d’en­cens de son sac à main, puis m’en cha­touille le poi­gnet.) Ça calme... Il n’y a pas mieux pour se faire du bien!» À pro­pos de son idole. «Nel­son Man­de­la fait fi­gure d’icône pour moi. Au lieu d’en vou­loir à ceux qui lui ont mis des bâ­tons dans les roues, il s’est tour­né vers l’ac­tion, pour bri­ser les ta­bous et l’iso­le­ment, com­battre le ra­cisme et plai­der pour la jus­tice au­tant que l’éga­li­té des chances en Afrique du Sud. Le res­sen­ti­ment nous en­lai­dit, au propre comme au fi­gu­ré. Comme Man­de­la, il faut fuir la co­lère et culti­ver la po­si­ti­vi­té et la gra­ti­tude. C’est ain­si que naissent le bon­heur et la beau­té, et qu’ils de­viennent, par le fait même, conta­gieux.»

DANS LA TROUSSE BEAU­TÉ D’AN­DIE...

Avec­son pre­mier­ma­ri, PaulQual­ley

L’in­té­grale de cette en­tre­vue sur el­le­que­bec.com/ma­ga­zine.

Nel­son Man­de­la

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