ELLE (Québec)

LA FACE CACHÉE D’AERIN LAUDER

Avec sa gamme éponyme, la petite-fille d’Estée Lauder a su imposer son prénom. Celle qui a l’habitude de nous «faire une fleur» avec ses créations nous propose cette saison une nouvelle facette de sa personnali­té par le truchement d’un jus oriental. On a

- texte Angélique MArtel

Les odeurs qui La caractéris­ent «La rose est pour moi l’ultime référence olfactive: ma grand-mère se parfumait d’eau de rose, et ma mère ponctuait notre maison de multiples bouquets de roses. J’ai aussi de nombreux souvenirs d’enfance liés à la vanille: une amie de maman en cachait une gousse dans sa voiture, ce qui me donnait sans cesse envie d’y monter. Et, depuis mon plus jeune âge, tous mes gâteaux d’anniversai­re sont à la vanille, un ingrédient que je préfère de loin au chocolat.»

son rapport à L’art «J’y baigne depuis ma plus tendre enfance! Il y a toujours eu beaucoup d’oeuvres d’art dans la maison familiale, puisque mon père est à la tête de la Neue Galerie de New York, spécialisé­e dans l’art autrichien. Je suis moi-même adepte de différente­s discipline­s artistique­s: peinture, sculpture, photograph­ie. D’ailleurs, la déco de mon bureau en fait foi. Et les écrins de mes parfums, illustrés de tapisserie­s ou de motifs abstraits, en témoignent aussi.»

sa façon de se parfumer «Comme à peu près tout le monde, je pose quelques gouttes de jus derrière mes oreilles et sur mes poignets. Mais je me distingue en perpétuant un rituel cher à Estée, ma grand-mère: je vaporise ma brosse de parfum avant de la passer dans mes cheveux. J’aime aussi personnali­ser mes sacs en parfumant leur doublure intérieure. Pour le reste, je change d’effluves en fonction de mon humeur et de la saison. Ainsi, j’opte pour des notes légères l’été ou quand je suis enjouée, et pour d’autres, plus capiteuses, quand j’ai le vague à l’âme ou que l’hiver perdure.»

si tangiervan­iLLe était une femme... «Elle aurait un style bohémien chic. Je la vois maquillée en toute subtilité: le teint rehaussé de poudre soleil, le regard voilé de taupe, les lèvres peintes en beige et les cils nappés de mascara brun. Elle serait vêtue d’une longue robe vapo vaporeuse et chaussée de sandales plates s’enrubannan­t autour des chevilles. En somme, elle aurait une allure à la Bianca Brandolini d’Adda, aristocrat­e, artiste et égérie italienne.»

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Avec son père, au Museum of Modern Art de New York.
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