Conscience so­ciale

Fugues - - Entrevue_Avec David Platts - SA­MUEL LAROCHELLE

chose qui se dis­cu­tait au­tant. Par crainte, sû­re­ment. Avec le temps, mes col­lègues plus jeunes étaient au cou­rant, mais pas les avo­cats se­niors, qui étaient mes pa­trons.

Com­ment les choses ont chan­gé en­suite?

En ar­ri­vant chez McCar­thy, je me suis dit que si je res­tais et que je vou­lais de­ve­nir as­so­cié, je vou­lais le de­ve­nir tel que je suis. Heu­reu­se­ment, ils avaient dé­jà une po­li­tique en res­sources hu­maines qui don­naient tous les bé­né­fices fa­mi­liaux aux per­sonnes de même sexe en re­la­tion de conjoints de fait, même si la loi ne l’obli­geait pas. C’était un bon signe d’ou­ver­ture. J’ai donc com­men­cé à en par­ler ou­ver­te­ment et dis­crè­te­ment. Plus tard, j’ai pro­ba­ble­ment été le pre­mier avo­cat à ame­ner son chum dans un gros par­ty de bu­reau. Ça s’est très bien pas­sé.

En par­lais-tu ou­ver­te­ment avec tes clients?

Comme je les voyais de ma­nière spo­ra­dique pen­dant un an ou deux, je me de­man­dais si c’était es­sen­tiel. Ça m’a pris du temps avant d’en par­ler avec eux. De­puis en­vi­ron douze ans, presque la même pé­riode de mon im­pli­ca­tion au GRIS, j’ai ap­pris à en par­ler. Ça fait par­tie de la vie d’un avo­cat de dis­cu­ter de la vie en gé­né­ral, d’où on vient et de notre fa­mille. Bien sûr, on peut évi­ter ces conver­sa­tions usuelles et par­ler avec des termes neutres, mais tout est plus riche quand on ne le fait pas.

À quoi sert le Co­mi­té na­tio­nal sur la di­ver­si­té chez McCar­thy Té­trault?

Ini­tia­le­ment, meure droit sont en­core des le femmes. l’un co­mi­té des plus vi­sait Je trou­vais grands sur­tout ça dé­fis, l’avan­ce­ment très même im­por­tant, si 53-54% de mais la femme, des je me fi­nis­sants qui di­sais de- en aus­si qu’il fau­drait pro­mou­voir toutes les di­ver­si­tés: les avo­cats gais ou les­biennes, is­sus de mi­no­ri­tés vi­sibles ou autre. On a peut-être été le pre­mier bu­reau ca­na­dien à avoir des groupes d’af­fi­ni­tés, qui avaient comme but de per­mettre une re­con­nais­sance de soi dans le bu­reau et de connaître d’autres gais et les­biennes. Il y a plus de 15 ans, l’une des prio­ri­tés na­tio­nales du ca­bi­net était de pro­mou­voir la di­ver­si­té sous toutes ses formes, parce que les clients étaient tout aus­si di­vers. Et, on sait qu’une meilleure di­ver­si­té au sein d’un groupe dé­ci­sion­nel ap­porte de meilleures dé­ci­sions.

Pour­quoi t’im­pliques-tu au GRIS de­puis si long­temps?

Par me à conscience but non lu­cra­tif so­ciale, qui mais se donne sur­tout des pour moyens me faire d’ex­cel­lence du bien. C’est comme un or­ga­nis- un grand bu­reau d’avo­cat. C’est une fa­mille d’êtres hu­mains ex­tra­or­di­naires, qui sont d’une épous­tou­flante ri­gueur. Avec eux, je sen­tais que je pou­vais faire une dif­fé­rence. Quand on va de­vant une classe pour dire "Bon­jour, je suis David, je suis avo­cat et je suis gai", c’est puis­sant. Pour les élèves et pour soi-même.

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