TÉ­LÉ

Fugues - - Sommaire - LUC-ALEXANDRE PER­RON

En plein été, on a sou­vent l’im­pres­sion qu’il n’y a rien d’in­té­res­sant à la té­lé­vi­sion et qu’il faut at­tendre sep­tembre pour être réunis avec nos per­son­nages pré­fé­rés. D’ailleurs, qui veut pas­ser ses jour­nées d’été as­sis de­vant sa té­lé? Oui, l’été il faut pro­fi­ter du beau temps, mais cha­leur oblige, on doit sou­vent res­ter à l’in­té­rieur dans un mi­lieu cli­ma­ti­sé et écou­ter la té­lé­vi­sion. Alors, voi­ci quelques pe­tites sug­ges­tions qui pour­raient re­te­nir votre in­té­rêt en juillet.

Il Par y a, exemple, évi­dem­ment, OUTtv, beau­coup dif­fuse en de ordre re­prises chro­no­lo­gique l’été. Mais, par­fois, les épi­sodes ça vaut d’une la peine. série culte pour lesLGBT:Ab­so lu tel y Fa bu­lous,qu ira conte les aven­tures de deux femmes com­plè­te­ment hys­té­riques à la re­cherche du bon­heur dans la su­per­fi­cia­li­té. Quelques per­son­nages gais par­sèment la série. Mais ce qui a sou­vent échap­pé à la cri­tique, c’est l’as­pect fé­mi­niste. En ef­fet, mis à part la rare pré­sence des deux an­ciens ma­ris d’Edi­na, il n’y a que des femmes dans l’émis­sion. Cette émis­sion to­ta­le­ment dé­jan­tée vous ren­dra ra­pi­de­ment ac­cro, si vous ne l’êtes pas dé­jà! C’est du to­tal dé­lire!

Louis The­roux: Trans­gen­derKids. chaîne Do­cu­men­ta­ry. Un ex­cellent do­cu­men­taire En re­prise, cet qui été, suit sur la la vie de quelques en­fants trans­genres. Cer­tains sont très jeunes, à peine des en­fants d’âge sco­laire, d’autres at­tein­dront l’âge adulte sous peu. Con­trai­re­ment à ce qu’on peut pen­ser, chaque en­fant a un par­cours bien per­son­nel et on ne peut gé­né­ra­li­ser le pro­ces­sus de tran­si­tion. D’ailleurs, pour les plus jeunes, le rôle des pa­rents s’avère vi­tal. Par exemple, un en­fant porte un pré­nom fé­mi­nin à la mai­son, mais il re­prend un rôle et un pré­nom masculins dès qu’il sort de la mai­son et qu’il va à l’école. Pour­tant, il est bien clair qu’il s’agit bien d’une fillette et non d’un gar­çon. Ain­si, Ca­mille re­de­vient Se­bas­tian dès qu’elle quitte le foyer fa­mi­lial. Louis The­roux, dans sa vi­site à San Fran­cis­co s’in­té­resse par­ti­cu­liè­re­ment au rôle mé­di­cal et psy­cho­lo­gique des in­ter­ve­nants qui ac­com­pagnent ces en­fants. Les trai­te­ments de tran­si­tion doivent s’har­mo­ni­ser avec la vie de l’en­fant. Cer­tains pren­dront ra­pide- ment des blo­queurs d’hor­mones afin de li­mi­ter les ef­fets de la pu­ber­té. Ain­si, par exemple, Ca­mille doit évi­ter que son corps se mas­cu­li­nise. Les blo­queurs em­pê­che­ront donc l’ap­pa­ri­tion de pi­lo­si­té fa­ciale ou en­core la mue de la voix. En­suite, Louis The­roux ap­proche aus­si les pa­rents des en­fants trans­genres. Dans un couple, les pa­rents ac­ceptent as­sez bien la tran­si­tion de leur en­fant, mais le reste de la fa­mille, par­ti­cu­liè­re­ment les grands-pa­rents, s’y op­pose. L’as­pect mé­di­cal do­mi­nant le do­cu­men­taire, on s’at­tarde beau­coup sur les chi­rur­gies qui at­tendent ces en­fants: abla­tion des seins et phal­lo­plas­ties pour les gar­çons et va­gi­no­plas­ties pour les filles. On sou­ligne aus­si l’amé­lio­ra­tion de ces opé­ra­tions. Ain­si, la construc­tion d’un pé­nis a évo­lué gran­de­ment au cours des der­nières an­nées. Au­pa­ra­vant, on pou­vait net­te­ment dis­tin­guer un pé­nis na­tu­rel d’un pé­nis re­cons­truit. Ce n’est presque plus le cas. Mais ces en­fants, que veulent-ils, qu’at­tendent-ils? Dans le fond, mis à part le fait qu’ils af­firment être nés dans un corps in­ap­pro­prié pour leur genre, le reste de leur vie se veut bien nor­male: fa­mille, amis, école et études. Cer­tains se per­çoivent aus­si comme trans­genres, alors que d’autres af­firment que lorsque le pro­ces­sus de tran­si­tion se­ra ter­mi­né, ils/elles se­ront soit un homme, soit une femme et ils/elles ne vou­dront plus de l’éti­quette de «trans». Je vous re­com­mande ce do­cu­men­taire, dif­fu­sé ré­gu­liè­re­ment sur Do­cu­men­ta­ry. Vous y ap­pren­drez pas mal de dé­tails in­con­nus du grand pu­blic. C’est très tou­chant et Louis The­roux dé­crit si bien l’as­pect bio-psy­cho-so­cial avec les in­ter­ve­nants qu’on com­prend la né­ces­si­té de la tran­si­tion et de la chi­rur­gie de ré­as­si­gne­ment (re­cons­truc­tion) sexuel. Par exemple, une thé­ra­peute af­firme que cer­tains de ses pa­tients sont convain­cus d’ap­par­te­nir à l’autre genre dès qu’ils sont ca­pables de par­ler, vers l’âge de deux ans. Ce n’est donc pas un com­por­te­ment ap­pris mais bien une si­tua­tion in­née. Ne man­quez pas cette émis­sion!

Dans un tout autre ordre d’idée, j’ai dé­cou­vert une nou­velle série, met­tant en ve­dette Jerry O’Con­nell, (qui était très mi­gnon dans son jeune temps). L’émis­sion Car­ter ra­conte les pé­ri­pé­ties d’un an­cien ac­teur, qui après une ca­tas­trophe mé­dia­tique (il est sur­pris à frap­per l’amant de sa femme), doit re­tour­ner vivre dans son On­ta­rio na­tal. À la té­lé­vi­sion, Har­ley Car­ter in­ter­prète Char­lie Car­ter, un en­quê­teur de po­lice. Leur pa­tro­nyme com­mun amè­ne­ra bien des gens à confondre le po­li­cier de l’ac­teur. Tout comme dans

Mur­der­she­wrote sur ses ta­lents d’au­teure), (où une Car­ter écri­vaine s’unit ré­sout à une des amie meurtres po­li­cière en afin se ba­sant de dé­cou­vrir qui sont les vrais cri­mi­nels par­mi plu­sieurs sus­pects. Tour­née en On­ta­rio, cette co­mé­die po­li­cière an­glo-ca­na­dienne tâche de se dé­mar­quer des sé­ries amé­ri­caines. Le ton est pu­re­ment ca­na­dian. Bien que la pré­misse de base me semble un peu dif­fi­cile à ava­ler, on suit avec in­té­rêt les aven­tures de Car­ter.

Est-ce bien croient-ils, le titre voi­ci que àQuee­reye, ré­vo­lu­tion­ner une vous nou­velle vous tout sou­ve­nez la mou­ture court. mode de Et et Quee­reye­forth est raight guy? qui avec la culture! ac in­qeul’ idée ho­mo­sexuels Cette de fois-ci, res­sus­ci­ter on qui a ré­duit vont, cette Et série? tréa­lais Net­flix! An­to­ni Qui Po­rows­ki, sont ces grand ex­perts connais­seur cette an­née? de Il la y gastronomie a d’abord le mon- et du vin; pert Tan en culture; France, Bob­by pour qui Berk, la mode spé­cia­liste n’a au­cun du de­si­gn se­cret; et Ka­ra­mo Jo­na­than Brown, Van Ness ex­qui s’oc­cupe de tout ce qui touche l’hy­giène cor­po­relle (sa­vons, shampooing et évi­dem­ment, un mil­lier de crèmes de beau­té!). La série a créé un émoi suf­fi­sant pour que Net­flix an­nonce dé­jà une deuxième sai­son! Sui­vez donc ces cinq hommes qui sau­ront vous in­cul­quer un brin de culture et de fan­tai­sie dans votre vie de tous les jours. Évi­dem­ment, puisque c’est l’été, NBC nous ra­mène pour une 13e sai­son, Ame­ri­ca’ sgot ta­lent. Cent fois plus in tér es sant­qu’ Ame­ri­can Idol, on peut y dé­cou­vrir de mul­tiples ta­lents, al­lant du plus stu­pide, au plus tou­chant, au plus im­pres­sion­nant. À vous de choi­sir! La chaîne Hu­lu va bien­tôt pro­duire une série qui por­te­ra tout sim­ple­ment le titre de Queen! Et qui est la reine des reines à la té­lé? Vous avez de­vi­né : Ru Paul. La série ra­con­te­ra les dé­buts de Ru Paul alors qu’elle com­men­çait dans le monde des drags à New York. On s’at­tar­de­ra beau­coup sur l’époque où elle chan­tait (entre autres, Su­per­mo­del) et fai­sait ain­si dé­cou­vrir au grand pu­blic, ce qu’était une drag-queen. Voi­là pour ce mois-ci!

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