Comme un livre ou­vert

LE CHE­MI­NE­MENT LIT­TÉ­RAL DE MI­CHE­LINE BOURQUE

Fugues - - En Affaires_ Chambre De Commerce Lgbt -

Mi­che­line Bourque est l’une des membres fon­da­teurs de la Chambre de com­merce gaie du Qué­bec, de­ve­nue il y a quelques an­nées la CCLGBTQ ou Chambre de com­merce LGBT du Qué­bec. De­puis trois ans, elle porte le pro­jet ori­gi­nal d’un club de lec­ture dé­dié au monde des af­faires. Ren­contre. «J’étais membre du co­mi­té fon­da­teur qui veilla à la créa­tion ju­ri­dique de notre struc­ture et je m’y suis beau­coup in­ves­tie pen­dant plus de trois ans dont deux ans comme pre­mière vice-pré­si­dente», ra­conte-elle. «Puis mes en­ga­ge­ments au­tant per­son­nels que pro­fes­sion­nels ont eu rai­son de ma dis­po­ni­bi­li­té», ex­plique cette Aca­dienne experte en mar­ke­ting. «Pour­tant je n’étais pas des­ti­née à cette pra­tique pro­fes­sion­nelle puisque j’avais fait des études en langues et tra­duc­tion à l’Uni­ver­si­té de Monc­ton, au Nou­veau-Bruns­wick, avant de ve­nir à Mon­tréal pour étu­dier la so­cio­lo­gie à l’UQAM.» Après un sé­jour de dix ans à Ot­ta­wa où elle oc­cu­pa di­vers postes au gou­ver­ne­ment fé­dé­ral, elle s’ins-talle à Mon­tréal «en 1994; ce­la fait 24 ans que je me plais ici…», sou­rit-elle. Mi­che­line a fait des études de maî­trise en so­cio­lo­gie à l’UQAM. «Puis j’ai sui­vi di­verses for­ma­tions en mar­ke­ting. J’ai ain­si fré­quen­té le mi­lieu des af­faires sous le grand cha­peau du mar­ke­ting se­lon une ap­proche plus gé­né­ra­liste.» Elle tra­vaille ain­si dans le mi­lieu des af­faires de Mon­tréal de­puis de plus de 20 ans, prin­ci­pa­le­ment à titre de consul­tante en mar­ke­ting et ani­ma­trice de groupe de dis­cus­sions. Son l’a me­né par­cours sur des pro­fes­sion­nel ini­tia­tives et des pro­jets d’en­tre­prises comme Des­jar­dins ou Hy­dro Qué­bec. Il y a douze ans, elle ajoute le web à sa pra­tique et four­nit consul­ta­tions, for­ma­tions et confé­rences au­près de pe­tites en­tre­prises et d’or­ga­ni­sa­tions d’af­faires qui veulent dé­ve­lop­per l e web so­cial. Sa com­pré­hen­sion de ce do­maine par­ti­cu­lier en fe­ra une com­men­ta­trice ré­gu­lière de l’émis­sion Isa­bel­leMa­ré­chal (Ra­dio 98.5) pen­dant 3 ans.

CLUB DE LEC­TURE POUR GENS D’AF­FAIRES

De­puis 2015, Mi­che­line Bourque porte avec pas­sion le pro­jet d’un Club de lec­ture dé­dié aux in­terve-nants du mi­lieu des af­faires dont la de­vise est Ap­prendre en­semble parle sa­voir des autres .« La mis­sion du Club de lec­ture Af­faires est de contri­buer au dé­ve­lop­pe­ment pro­fes­sion­nel des chefs d’en­tre­prises, des gens d’af­faires et des pro­fes­sion­nels par le biais d’ac­ti­vi­tés et d’échanges por­tant sur le livre d’af­faires dans une pers­pec­tive de dé­cou­verte et d’ap­pren­tis­sage», ex­pli­quet-elle. Parce que ce ne sont pas des ro­mans, les mé­dias ne pro­posent pas de tri­bune ou d’émis­sion ci­blant la lit­té­ra­ture d’af­faires. «Or, contrai­re­ment à ce que beau­coup croient, ren­ché­rit-elle, les gens d’af­faires lisent beau­coup pour com­prendre com­ment l’éco-no­mie s’ar­ti­cule, pour ap­prendre com­ment le droit des af­faires évo­lue, et pour ré­flé­chir sur le déve-lop­pe­ment de leurs en­tre­prises. La lec­ture fait par­tie de l’ap­pren­tis­sage pro­fes­sion­nel», in­siste Mi­che­line Bourque. Se­lon elle, le Club de lec­ture Af­faires leur per­met donc d’échan­ger sur des connais­sances en ges­tion, des ou­vrages com­pa­ra­tifs, des es­sais ana­ly­tiques ou des études de mar­chés et de s’en en­tre­te­nir avec leurs au­teurs. «Jus­qu’à pré­sent, nous avons mis en va­leur près de 125 au­teurs du Qué­bec, du Ca­na­da et d’ailleurs, et plus de 150 ou­vrages.»

VA­LO­RI­SER LE SA­VOIR QUÉ­BÉ­COIS

«Dans pour et les faire tra­duc­tions l’ob­jec­tif connaître de d’ou­vrages mettre la lit­té­ra­ture en va­leur si­mi­laires, fran­co­phone le sa­voir je pré­pare qué­bé­cois d’af­faires les dis­cus­sions, j’ef­fec­tue les re­cherches complémentaires et le ré­fé­ren­ce­ment des ou­vrages et des thèses uni­ver­si­taires se­lon les thèmes des ren­contres», af­firme Mi­che­line Bourque qui anime les ren­contres, via le web ou en per­sonne, et ce, de quatre à six fois par an se­lon les at­tentes des membres du club. «Le Club de lec­ture Af­faires s’avère un com­plé­ment idéal pour les ordres pro­fes­sion­nels et les or­ga­ni­sa­tions de for­ma­tion conti­nue.» Le Club n’a pas d’em­ployés per­ma­nents mais tra­vaille avec un ré­seau gran­dis­sant de col­la­bo­ra­teurs dont six au Qué­bec, deux en France et un en Afrique, et quatre chro­ni­queurs. L’en­tre­prise est gé­rée par Mi­che­line Bourque, pré­si­dente et fon­da­trice. De­puis jan­vier 2018, le Club pu­blie une chro­nique men­suelle dans le Jour­nal del’As­su­rance, et mul­ti­plie sa pré­sence à di­vers Sa­lons du livre (Pa­ris, Mon­tréal) et les sites web de cer­taines uni­ver­si­tés et écoles de com­merce (HEC Mon­tréal).

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