JASMIN ROY

Fugues - - Sommaire - DE­NIS-DA­NIEL BOUL­LÉ ÉLOGES DE LA BIEN­VEILLANCE, CULTIVEZ DE SAINES HA­BI­TUDES DE VIE ÉMOTIONNELLES ET RELATIONNELLES, 190 p, Édi­tions Mi­chel La­fon 2018

on connaît tous Jasmin Roy. co­mé­dien, ani­ma­teur, il a mis sur pied une fon­da­tion pour lut­ter contre les har­cè­le­ments de tout ordre faits aux en­fants et aux ado­les­cents, en in­ter­ve­nant dans les écoles et les col­lèges. lui-même a ra­con­té com­bien il avait souf­fert à l’ado­les­cence d’être re­je­té, et com­ment il s’en était sor­ti par des bio­gra­phies confes­sions. Élo­ges­de­la­bien­veillance s’ins­crit dans la droite ligne de ce que l’au­teur a sui­vi comme dé­marche pour al­ler mieux et il nous livre au­jourd’hui ses se­crets.

Bien sûr, nous sommes au­jourd’hui en­va­his par des conseils pour mieux-être, mieux­vivre, ce que l’on consi­dère être de la psy­cho-pop. Livres, émis­sions de té­lés, do­cu­men­taires. Tous les mé­diums sont convo­qués pour nous don­ner des trucs, des re­cettes pour ten­ter de nous rendre plus heu­reux avec nous-mêmes et avec les autres. À cha­cun de dé­ter­mi­ner, dans cette mul­ti­pli­ca­tion de guides vers l’épi­pha­nie de soi-même, ce qui lui convien­dra le mieux. Peut-être dans ce­lui que vient d’écrire Jasmin Roy. « Je vou­lais faire quelque chose de simple et d’ac­ces­sible à tout le monde, évi­ter que ce­la ne s’adresse qu’à une élite, pour dé­mon­trer que cha­cun pou­vait s’il le sou­hai­tait faire ce tra­vail sur lui-même et amé­lio­rer sa per­cep­tion de lui-même et avoir de meilleure re­la­tion avec les autres », confie Jasmin Roy lors d’une en­tre­vue au té­lé­phone. L’ob­jec­tif est simple et se fonde non seu­le­ment sur l’ex­pé­rience per­son­nelle de Jasmin Roy mais aus­si par des lec­tures et des re­com­man­da­tions pour amé­lio­rer et culti­ver de saines ha­bi­tudes émotionnelles et relationnelles. «Nous voyons que tous les rap- ports sur l’édu­ca­tion mettent en avant le fait que nous de­vons tra­vailler sur les ap­ti­tudes émotionnelles et relationnelles des en­fants mais aus­si des en­sei­gnants. Com­ment un en­sei­gnant qui n’est au fait de ses émo­tions et de son fonc­tion­ne­ment dans les re­la­tions peut être vrai­ment ef­fi­cace face à des en­fants qui pré­sentent des troubles?», avance Jasmin Roy. En fait, mieux se connaître et au­to­ré­gu­ler ses émo­tions avant de s’oc­cu­per de celles des autres, pour­rait-on ré­su­mer ain­si. Com­ment sau­ver quel­qu’un de la noyade si l’on ne sait pas na­ger. Pour le com­mu­ni­ca­teur, nou­velle cou­leur à sa pa­lette, il faut aus­si s’in­té­res­ser à notre san­té men­tale. «On ne cesse de nous rap­pe­ler les bien­faits de man­ger sai­ne­ment, de bou­ger, de faire de l’exer­cice, pour vivre en san­té et plus lon­gue­ment, mais on s’in­té­resse moins à la san­té émo­tion­nelle. Et pour­tant l’on sait que la san­té men­tale a aus­si un lien avec la san­té phy­sique. Ce n’est pas suf­fi­sant de bien man­ger ou de cou­rir si nous ne sommes pas à l’aise avec nos émo­tions et dans nos re­la­tions, continue Jasmin Roy, et donc il faut aus­si se pen­cher sur cette di­men­sion-là et s’en oc­cu­per de la même fa­çon qu’on fait at­ten­tion à notre ali­men­ta­tion ou en­core à la né­ces­si­té de bou­ger». Bien sûr, le livre peut ac­com­pa­gner cha­cun dans une meilleure fa­çon d’être plus heu­reux avec soi-même et avec les autres. « Tous les exer­cices que je pro­pose, d’une part, je les ai ex­pé­ri­men­tés pour moi-même et j’en ai vu les bien­faits, mais aus­si ils pro­viennent d’études scien­ti­fiques me­nées et tes­tées. Je n’in­vente rien. J’es­saie seu­le­ment de rendre ce­la le plus ac­ces­sible à tout le monde, ter­mine Jasmin Roy. Je sais aus­si que nous avons eu aus­si des trau­ma­tismes qui de­mandent que l’on consulte des spé­cia­listes pour al­ler mieux, et ce livre n’est pas un manuel de gué­ri­son de toutes les bles­sures, mais c’est peut-être une in­tro­duc­tion pour mieux prendre de soi et se tour­ner vers les res­sources qui existent si ce n’est pas suf­fi­sant ». Jasmin Roy est heu­reux de voir que la fille de l’homme d’af­faires Paul Des­ma­rais s’est jointe à la Fon­da­tion. « Je ne suis pas al­lée cher­cher So­phie Des­ma­rais, c’est elle qui m’a contac­té car au cours de son ado­les­cence, elle a été vic­time d’in­ti­mi­da­tion et elle en a beau­coup souf­fert. Et bien sûr, j’ai été ra­vi qu’elle dé­cide de col­la­bo­rer avec la Fon­da­tion pour me­ner à bien des pro­jets que nous avons », se fé­li­cite Jasmin. La phi­lan­thrope a fait un don de 2 mil­lions de dol­lars à l’or­ga­nisme fon­dé par l’ ani­ma­teur et qui porte au­jourd’hui le nom de Fon­da­tion J as minRoy So­phie Des ma­rais. J as minRoy­dé­died’ ailleurs son livre É loges de la bien­veillance à celle qui l’ap­pelle : «Son ange gar­dien».

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