ma­ri­pier mo­rin: Comment elle a Sur­mon­té Sa peur

Au dé­but de sa car­rière, l’ani­ma­trice n’avait pas une grande confiance en elle. Mais dé­sor­mais, Ma­ri­pier est plus forte que ja­mais… et elle n’a pas peur de dé­fon­cer des portes!

Full Fille - - SOMMAIRE - par Ju­lie

Le syn­drome de l’im­pos­teur, la femme de 32 ans l’a traî­né avec elle pen­dant long­temps. Mal­gré l’am­bi­tion pro­fes­sion­nelle qui l’ha­bite de­puis l’en­fance, elle a d’abord cru ne pas avoir sa place dans l’uni­vers ar­tis­tique. Lors d’une en­tre­vue avec Ma­riec­laude Barrette, elle a confié, les yeux pleins d’eau, que c’est son conjoint, Brandon Prust, qui lui avait don­né des ailes: «Lui, il croyait en moi. Il voyait ce que je ne voyais pas. Il vou­lait que je réa­lise mon rêve.» Et elle a bien fait de l’écou­ter! Dé­sor­mais, Ma­ri­pier Mo­rin est une per­son­na­li­té in­con­tour­nable au Qué­bec. Elle anime, joue au ci­né­ma, est égé­rie de beau­té et pro­duc­trice de conte­nu Web. Rien ne semble l’ar­rê­ter. Pour­tant, elle aus­si a peur par­fois…

Sa han­tise

De­vant les ca­mé­ras, la na­tive de Ri­vière-du­loup est à l’aise comme un pois­son dans l’eau. Mais si on rem­place ces ap­pa­reils par des paires d’yeux, Ma­ri­pier perd tous ses moyens. Elle s’est ex­pri­mée sur le su­jet lors d’un en­tre­tien avec la jour­na­liste Ma­rie-eve Le­clerc, quelques jours avant de mon­ter sur scène pour ani­mer le ga­la Ar­tis: «C’est la por­tion qui me stresse le plus, hon­nê­te­ment. J’ai peur des gens (rires)! Je n’anime pas d’évé­ne­ments cor­po­ra­tifs, car j’ai la han­tise de par­ler de­vant un pu­blic. C’est épou­van­table.» Main­te­nant que l’évé­ne­ment est der­rière elle, la tren­te­naire se dit fière d’avoir sur­mon­té sa peur. Comment a-t-elle réus­si l’ex­ploit? Elle a fon­cé tête bais­sée et a fait confiance aux gens qui l’en­tourent, no­tam­ment son coa­ni­ma­teur, Jean-phi­lippe Dion, qui lui a dit qu’il ne la lais­se­rait ja­mais tom­ber. Elle a par contre confié lors de son pas­sage à Su­cré Sa­lé: «J’ai ai­mé ani­mer le ga­la, mais c’est tel­le­ment de tra­vail! Je ne sais pas si je re­com­men­ce­rais.»

Une ca­ra­pace pour se pro­té­ger

Si l’ex-can­di­date d’oc­cu­pa­tion double n’aime pas par­ti­cu­liè­re­ment s’ex­pri­mer de­vant un pu­blic, c’est peut-être parce qu’elle a sou­vent été la cible de moqueries. On se sou­vient que lors­qu’elle s’est fait connaître en 2008, elle ne fai­sait pas l’una­ni­mi­té. À sa sor­tie de la té­lé­réa­li­té, on lui avait at­tri­bué une per­son­na­li­té mes­quine. Long­temps, elle s’est sen­tie di­mi­nuée, croyant qu’elle ne va­lait rien. Il lui au­ra fal­lu du temps et des séances chez le psy­cho­logue pour voir la lu­mière au bout du tun­nel. Au­jourd’hui, Ma­ri­pier Mo­rin se sent forte. Heu­reu­se­ment! Parce que mal­gré sa po­pu­la­ri­té, elle est en­core sou­vent critiquée. La ve­dette de La chute de l’em­pire amé­ri­cain a ré­vé­lé à La Presse: «Quand je lis les com­men­taires sur les ré­seaux so­ciaux, c’est sou­vent la même chose. On dit que je suis vide, que je n’ai pas de culture. Pour­tant, je suis cu­rieuse, je lis beau­coup […] Pour­quoi

ce trai­te­ment n’est-il ré­ser­vé qu’à moi?» Mal­gré tout, Ma­ri­pier af­firme qu’elle a main­te­nant une ca­ra­pace qui l’em­pêche de som­brer dans l’amer­tume et la déprime, et qui la pro­tège des com­men­taires hai­neux.

Dé­fon­cer des portes

Main­te­nant que sa car­rière va bon train au Qué­bec, Ma­ri­pier Mo­rin n’a pas l’in­ten­tion de s’ar­rê­ter là. Elle a ré­vé­lé avoir en­vie de ten­ter sa chance en Eu­rope, mais aus­si chez nos voi­sins du Sud. «J’irai m’éta­blir à Pa­ris pen­dant deux mois, ex­plique-t-elle dans La Se­maine. Si ça ne marche pas, je le sau­rai. Même chose pour les États-unis.» Ma­ri­pier est très tra­vaillante. D’ailleurs, elle a besoin de s’épa­nouir et de se réa­li­ser pro­fes­sion­nel­le­ment pour être heu­reuse. Par contre, elle est cons­ciente des sa­cri­fices que ce choix de vie amène. «Mon couple en souffre, mes ami­tiés en souffrent, ma vie so­ciale est dys­fonc­tion­nelle… mais je suis pro­fon­dé­ment pas­sion­née par ce que je fais et je le fais pour les bonnes rai­sons», a-t-elle ra­con­té dans le ma­ga­zine Elle Qué­bec.

<<Mon couple en souffre, mes ami­tiés en souffrent... >>

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