De la mu­sique dans vos oreilles, pas dans celles des autres

Si votre vie est un film né­ces­si­tant sa propre trame so­nore, ce n’est pas le cas de tous les autres plei­nai­ristes que vous croi­sez. Des écou­teurs sans fil peuvent être la so­lu­tion.

Géo Plein Air - - Sommaire - Alain McKen­na am­cken­na ve­lo.qc.ca mcken

Écou­ter de la mu­sique en plein air n’est pas tou­jours re­com­man­dé, mais par­fois, en­fi­ler un ou deux sen­tiers avec ses chan­sons fa­vo­rites dans les oreilles est une forme d’éva­sion qui fait du bien. Dans ce cas-là, voi­ci quelques ac­ces­soires qui vous per­met­tront d’être dans votre bulle… sans cre­ver celle des autres.

BRAGI THE DASH PRO

Cette marque est peu connue du grand pu­blic, car elle est née d’une cam­pagne de so­cio­fi­nan­ce­ment il y a quelques an­nées à peine. Son pro­duit ini­tial, The Dash, a été rebaptisé The Dash Pro et a éga­le­ment don­né lieu à un mo­dèle plus abor­dable, The Head­phone, qui re­prend la forme mais ne garde que la connec­tique de base.

La dif­fé­rence de prix entre ces pro­duits est as­sez im­por­tante, soit de 230$ à 400$. Pour la

ran­don­née­noud­même course, la cer­taines ac­ti­vi­tés au ras de l’eau, comme du ca­not en eau calme, la ver­sion plus équi­pée est plus at­trayante (mal­gré une au­to­no­mie moindre – en­vi­ron 4h contre 5h, sans comp­ter la re­charge ren­due pos­sible grâce à un étui qui triple la mise), car elle offre un sto­ckage in­té­gré per­met­tant d’y char­ger sa mu­sique. On peut en­suite éteindre le té­lé­phone et avoir la paix. Les Dash ont une bonne in­so­no­ri­sa­tion, mais on peut choi­sir de lais­ser pas­ser le bruit am­biant, pour ne rien man­quer de l’ac­tion.

L’in­ter­face vo­cale est, au mieux, cor­recte, et les com­mandes tac­tiles ca­pri­cieuses, mais il est pos­sible de contrô­ler la mu­sique grâce à un pré­ré­glage des mou­ve­ments de la tête. En plus, l’ab­sence de fil entre les deux oreillettes évite de les ac­cro­cher quand on court sous les branches. Bref, sans être conçus ex­près pour le plein air, voi­ci des écou­teurs deux fois sans fil qui mé­ritent de s’y at­tar­der.

FIT­BIT FLYER

Fit­bit est d’abord connue pour ses montres et bra­ce­lets pour spor­tifs, mais la carte ca­chée dans sa manche, pour ain­si dire, prend la forme des Flyer, des écou­teurs sté­réo lé­gers et confor­tables qui per­mettent d’écou­ter la mu­sique ti­rée d’un té­lé­phone cel­lu­laire. Par contre, n’at­ten­dez pas de mi­racle de la fonc­tion d’ap­pels mains libres, la voix étant gé­né­ra­le­ment ha­chu­rée, ce qui est dé­plai­sant pour l’in­ter­lo­cu­teur.

Sur le plan mu­si­cal, le son est plu­tôt bon, et les ca­pu­chons en si­li­cone coupent as­sez bien du bruit ex­té­rieur. Leur for­mat est conçu de ma­nière à por­ter la la­nière sur la nuque, et as­sure une bonne te­nue à l’oreille, même pen-

dant une ac­ti­vi­té phy­sique in­tense. Ils sont aus­si à l’épreuve de l’eau, et donc de la sueur. Bien qu’on an­nonce une au­to­no­mie d’en­vi­ron 5h, as­su­rez-vous de les char­ger plei­ne­ment avant le dé­part, car ils ne tiennent pas très bien leur charge quand ils dorment sur le coin de la table. Le prix : 170 $.

JABRA ELITE AC­TIVE 65T

Voi­ci la ver­sion pour spor­tifs des écou­teurs po­pu­laires au­près d’une clien­tèle plus ur­baine et connec­tée. Ils sont à l’épreuve de l’eau et de la sueur, tiennent bien à l’oreille et offrent une qua­li­té so­nore ac­cep­table pour un ap­pa­reil de ce for­mat. À 220$, ils ne consti­tuent pas une au­baine, eux non plus, mais c’est le prix à payer pour des écou­teurs sté­réo dou­ble­ment sans fil, puisque chaque oreillette est in­dé­pen­dante de l’autre.

Jabra vous di­ra que vous pou­vez par­ler au té­lé­phone via les quatre mi­cros, mais en pra­tique, ça coupe et ça griche, ce qui ne fe­ra l’af­faire de per­sonne. En re­vanche, les 5 h d’au­to­no­mie sont les bien­ve­nues, sur­tout qu’on peut les mul­ti­plier par trois grâce à l’étui qui in­clut un char­geur.

BEATSX

La marque d’écou­teurs Beats ap­par­tient à Apple de­puis quelques an­nées, ce qui a je­té beau­coup d’ombre sur ces écou­teurs lors de leur lan­ce­ment, qui est sur­ve­nu en même temps que ce­lui des AirPods tout blancs et un peu plus hup­pés. Mais même s’ils coûtent 50$ de moins que ces der­niers, les BeatsX n’en valent pas moins le dé­tour, qu’onXaime les pro­duits Apple ou pas.

Le for­mat des Beats n’est pas nou­veau : il est comme tous les autres écou­teurs Blue­tooth conçus pour l’ac­ti­vi­té phy­sique, avec le fil qui passe der­rière la tête. Sem­blant un peu plus lé­gers que d’autres, ils se fe­ront tou­te­fois ou­blier plus fa­ci­le­ment. Peut-être est-ce en rai­son des deux pe­tits mo­dules élec­tro­niques qui tombent na­tu­rel­le­ment sur la nuque, mais ils ont ten­dance à mieux res­ter en place que bien des mo­dèles concur­rents.

Cô­té so­nore, comme ce sont des Beats, les notes plus graves sont gé­né­reu­se­ment am­pli­fiées, mais pour une fois, ce dé­tail n’a pas été exa­gé­ré. On ne re­met­tra pas le prix de la plus grande fi­dé­li­té so­nore aux BeatsX, mais au moins, on peut grim­per les sen­tiers ro­cailleux de Char­le­voix sans s’ar­ra­cher les oreilles.

BeatsX

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