MÉ­DI­TA­TION AC­TIVE SUR SEN­TIER UR­BAIN

Géo Plein Air - - Escapades - Par Maxime Bi­lo­deau

Je re­met­tais le pro­jet de­puis des se­maines – que dis-je, des mois ! C’est que cou­rir les 32 km du parc li­néaire de la Ri­vière-SaintC­harles, même si le sen­tier ur­bain ser­pente lit­té­ra­le­ment dans ma cour ar­rière, implique un cer­tain ni­veau de préparation phy­sique et lo­gis­tique. J’au­rai fi­na­le­ment at­ten­du la fin du mois de no­vembre avant de concré­ti­ser le plan.

Ce di­manche ma­tin-là, un lé­ger ta­pis de neige fraîche re­gaillar­dit les alen­tours mornes du centre éco­lo­gique Léo­pold-E.-Beau­lieu, si­tué en bor­dure du lac Saint-Charles. D’ici, un ré­seau conti­nu de sen­tiers pé­destres suit les berges de la ri­vière du même nom avant de se je­ter dans le fleuve Saint-Laurent, à quelques en­ca­blures du bas­sin Louise.

Les sec­teurs du Lac, des Méandres et du Châ­teau d’eau, au nord, sont les plus sau­vages. Si­nueux et amé­na­gés de ma­nière mi­ni­ma­liste – quoi­qu’on y trouve tout de même plu­sieurs pas­se­relles –, ils tra­versent quelques plaines ge­lées qu’on di­rait sau­pou­drées d’une fine couche de sucre. Peu tech­nique, voire roulant, le sen­tier ri­ve­rain est pro­pice à la mé­di­ta­tion ac­tive.

Ar­rivent en­suite les sec­teurs de la chute Ka­bir Kou­ba («la ri­vière aux mille dé­tours»), puis du parc Chau­veau, qui est plus grand que les plaines d’Abra­ham. À par­tir d’ici, la nature aban­donne tran­quille­ment ses droits à la ville, sans tou­te­fois les lui cé­der com­plè­te­ment. Pré­pa­rez-vous à en­voyer la main à des col­lègues cou­reurs ; vous en croi­se­rez plu­sieurs du­rant cette messe do­mi­ni­cale du jog­ging.

La der­nière sec­tion qui s’étend du parc des Saules jus­qu’à l’em­bou­chure du Saint-Laurent est de loin la plus ur­baine. C’est aus­si celle qui offre les meilleurs points de vue sur la ville de Qué­bec, sur­tout à la hau­teur du parc de la Pointe-auxLièvres, où un site des sports hi­ver­naux pren­dra

nd d’ailleurs vie d’ici quelques se­maines.

RE­PÈRES

Parc li­néaire de la Ri­vière-Saint-Charles y www.so­cie­te­ri­vie­rest­charles.qc.ca L’ac­cès au parc li­néaire est gra­tuit et s’ef­fec­tue par plu­sieurs points d’en­trée. Des haltes d’ac­cueil et des sta­tion­ne­ments en par­sèment d’ailleurs les 32 km. Pour tous les détails, ain­si qu’une carte dé­taillée, con­sul­tez le site web de la So­cié­té de la Ri­vière Saint-Charles, l’or­ga­nisme à but non lu­cra­tif qui gère et en­tre­tient le parc.

PRO­FI­TER DES QUATRE SAI­SONS

Les ac­ti­vi­tés à pra­ti­quer dans le parc li­néaire de la Ri­vière-Saint-Charles va­rient se­lon les sai­sons. L’hi­ver, on peut no­tam­ment pra­ti­quer le ski de fond, la ra­quette et le pa­tin près de ses berges. L’été, place au kayak et au vé­lo. Les entre-sai­sons sont par­faits pour s’adon­ner à la course à pied, avec ou sans cram­pons, se­lon les condi­tions.

ON RE­COM­MANDE

Pour me­ner à bien notre plan, nous avons mi­sé sur les au­to­bus du Ré­seau de trans­port de la Ca­pi­tale (RTC), le­quel étend ses ten­ta­cules jusque dans la cou­ronne nord de Qué­bec. En lieu et place de cette so­lu­tion com­pli­quée, nous vous sug­gé­rons de faire ap­pel au ser­vice de na­vette of­fert par la So­cié­té de la Ri­vière Saint-Charles. On vous trans­porte n’im­porte où (ou presque) tout au long du parc li­néaire. Ré­ser­va­tion obli­ga­toire. Pré­voir un dé­lai d’au moins 48 heures entre celle-ci et votre ex­pé­di­tion.

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