Choi­sir entre la ville ou la ban­lieue pour la re­traite

Guide de Montréal-Nord - - ACTUALITÉS - EM­MA­NUEL DE­LA­COUR em­ma­nuel.de­la­cour@tc.tc

La copropriété en ban­lieue n’est plus la seule op­tion qui s’offre aux aî­nés mon­tréa­lais lorsque vient le temps de choi­sir une nou­velle ac­qui­si­tion im­mo­bi­lière. Les ba­by-boo­mers optent de plus en plus de se rap­pro­cher de leurs en­fants.

C’est ce que confie Marc La­casse, porte-pa­role pour la Chambre im­mo­bi­lière du Grand Mon­tréal. « On voit que cer­tains d’entre eux font des choix qui au­raient pu pa­raître illo­giques il y a quelques an­nées. Ce n’est pas ex­cep­tion­nel pour cer­tains ache­teurs de pas­ser de la Rive-Sud à la Rive-Nord, seule­ment pour se rap­pro­cher de leurs fa­milles », sou­ligne l’ex­pert en im­mo­bi­lier.

Cet ef­fet « co­coo­ning » et la pos­si­bi­li­té d’ache­ter des mai­sons in­ter­gé­né­ra­tion­nelles, qui offrent aux grands-pa­rents des ins­tal­la­tions (cui­sine, salle de bain) sé­pa­rées sous un même toit, se­raient des in­ci­ta­tifs à cette nou­velle ten­dance.

« C’est aus­si avan­ta­geux pour les en­fants qui cherchent à ac­qué­rir une pre­mière pro­prié­té. Ce­la offre la pos­si­bi­li­té d’ob­te­nir plus de pieds car­rés pour le prix », ex­plique M. La­casse.

En ef­fet, en 2016 ce sont 1751 de ces ré­si­dences in­ter­gé­né­ra­tion­nelles qui ont été ven­dues au Qué­bec, soit une hausse de 3 % par rap­port à l’an­née d’avant, se­lon le site Cen­tris, qui re­cense toutes les tran­sac­tions de pro­prié­tés dans la pro­vince.

Par ailleurs, la vie ci­ta­dine a ses avan­tages, note le cour­tier en im­mo­bi­lier. Cer­tains ache­teurs se tour­ne­ront vers les co­pro­prié­tés avec moins de pieds car­rés que leur pré­cé­dent do­mi­cile, afin de conser­ver une paix d’es­prit et pour di­mi­nuer leur far­deau fi­nan­cier.

« Ils ne veulent plus avoir à tondre leur ga­zon, la­ver leur pis­cine ou à dé­nei­ger leur en­trée. Il y beau­coup de per­sonnes âgées qui aiment la vie ur­baine. En plus de les rap­pro­cher de leurs en­fants, ça peut être une source de tran­quilli­té. Tout est à proxi­mi­té», in­siste M. La­casse.

Les aî­nés qui n’ont pas de fa­mille proche et qui vivent seuls au­ront pour leur part ten­dance à dé­mé­na­ger dans les im­meubles qui pos­sèdent des es­paces com­muns. Si les ré­si­dences spé­cia­li­sées pour per­sonnes au­to­nomes ou se­miau­to­nomes ont en­core la cote, les co­pro­prié­tés offrent aus­si une bonne al­ter­na­tive à l’iso­le­ment, se­lon l’ex­pert en im­mo­bi­lier.

Évi­dem­ment, vivre dans la mé­tro­pole ne plaît pas à tous. Cer­tains pro­jets en ban­lieue, comme le Jar­din des Sources à Ter­re­bonne, pro­posent à ceux-ci de vé­ri­tables quar­tiers faits sur me­sure, in­dique M. La­casse. Ten­dance im­mo­bi­lière pre­nant de l’am­pleur, ce type de mé­ga-com­plexe d’ha­bi­ta­tions adap­tées offre des ser­vices en san­té et en di­ver­tis­se­ment sur place.

DE PLUS EN PLUS DE PRO­PRIé­TAIRES Aî­NéS à MON­TRéAL

Se­lon les plus ré­centes don­nées du re­cen­se­ment fé­dé­ral des mé­nages com­pi­lées par la So­cié­té ca­na­dienne d’hy­po­thèques et de logement (SCHL), le nombre de mé­nages pro­prié­taires dans la mé­tro­pole dont l’âge du prin­ci­pal sou­tien est de 65 et plus a aug­men­té entre 2006 et 2011. Ef­fec­ti­ve­ment, si 20,6 % des pro­prié­taires mon­tréa­lais en 2006 étaient des mé­nages ayant à leur tête des aî­nés, ce nombre a grim­pé à 22,1 % en 2011. Com­pa­ra­ti­ve­ment, les don­nées concer­nant les mé­nages com­po­sés de per­sonnes âgées lo­ca­taires dans la mé­tro­pole n’ont pas bron­ché, res­tant fixées à 20,1 % lors des deux an­nées de re­cen­se­ment.

De plus, le taux de pro­prié­taires oc­cu­pants par­mi les 65 ans et plus est pas­sé de 53,9 % à 57,3 % à Mon­tréal entre 2006 et 2011, tou­jours se­lon les don­nées pu­bliées par la SCHL.

CA­HIER SPé­CIAL.

Ar­chives TC Me­dia

Le nombre d’aî­nés pro­prié­taires à Mon­tréal a cru lors des der­nières an­nées.

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