Peu de Mont­réa­lais pris en dé­faut pour avoir je­té aux or­dures des dé­chets de table

Bien que l’adop­tion du bac brun se fait len­te­ment

Guide de Montréal-Nord - - ÉCOLE HENRI-BOURASSA, 1967-1958 - DO­MI­NIQUE CAMBRON-GOU­LET

Bien qu’une bonne pro­por­tion des 350 000 mé­nages qui pos­sèdent un bac brun ne par­ti­cipe pas en­tiè­re­ment à la col­lecte des dé­chets de table, seule­ment une cen­taine de per­sonnes ont dé­jà re­çu un constat d’in­frac­tion pour avoir en­voyé des dé­chets com­pos­tables à l’en­fouis­se­ment, a ap­pris Mé­tro Mé­dia.

En août 2016, la Ville de Mon­tréal a adop­té un rè­gle­ment pour in­ter­dire de je­ter ses dé­chets de table dans les sacs pou­belles de la col­lecte ré­gu­lière. Or, de­puis que ce rè­gle­ment est en vi­gueur, seules 103 per­sonnes ont re­çu un constat d’in­frac­tion, dont 97 dans l’ar­ron­dis­se­ment du Sud-Ouest, ré­vèlent les don­nées en­voyées par les 19 ar­ron­dis­se­ments mont­réa­lais.

Outre le Sud-Ouest, Ou­tre­mont a don­né cinq constats d’in­frac­tion et Saint-Laurent, un seul. Les 16 autres ar­ron­dis­se­ments n’ont quant à eux ja­mais émis­de­cons­tat.Par­mi­ceux-ci,ilyaMer­cier–Ho­che­la­gaMai­son­neuve, Ri­vière-des-Prai­ries–Pointe-auxT­rembles, Ro­se­mont–La Pe­tite-Pa­trie et Ville­ray– Saint-Mi­chel–Parc-Ex­ten­sion, les quatre qui ont le plus d’uni­tés d’ha­bi­ta­tion ayant re­çu un bac brun.

Tous les ar­ron­dis­se­ments qui n’ont émis au­cun constat disent sur­tout mi­ser sur de la sen­si­bi­li­sa­tion au­près des ci­toyens.

Dans le Pla­teau Mont-Royal, on in­dique aus­si sé­vir prin­ci­pa­le­ment « dans le cas des ma­tières ré­si­duelles dé­po­sées au mau­vais mo­ment ou au mau­vais en­droit (dé­pôts sau­vage), et ce, pour des rai­sons de pro­pre­té et de sa­lu­bri­té ».

Dans Ville-Ma­rie aus­si, des constats ont été émis pour d’autres ar­ticles du rè­gle­ment comme « pour le re­cy­clage dé­po­sé au­tre­ment que se­lon l’ho­raire dé­ter­mi­né et les conte­nants ou ma­tières ré­si­duelles mal or­don­nées ».

Le chef de di­vi­sion aux tra­vaux pu­blics de l’ar­ron­dis­se­ment du Sud-Ouest, Pao­lo Fer­rei­ra, uti­lise jus­te­ment les plaintes for­mu­lées par des ci­toyens pour des or­dures dé­po­sées un mau­vais jour pour iden­ti­fier les per­sonnes qui ne par­ti­cipent pas à la col­lecte des ré­si­dus de table.

AP­PROCHE DE SEN­SI­BI­LI­SA­TION à MON­TRéAL-NORD

Dans Mon­tréal-Nord, où la col­lecte de ma­tières or­ga­niques a com­men­cé en 2016, la co­opé­ra­tive de so­li­da­ri­té Éco­nord s’oc­cupe de faire de la sen­si­bi­li­sa­tion et de rendre vi­site aux ci­toyens qui ne par­ti­cipent pas à la col­lecte. « Avant que ça soit mis en place, on a ren­con­tré les ci­toyens pour leur ex­pli­quer à quoi sert le bac brun et quelle en est l’im­por­tance. Comme ça, les gens se sentent concer­nés », rap­porte la di­rec­trice d’Éco­nord, Ju­lie De­mers.

Quand les pa­trouilleurs constatent que le bac brun n’est pas uti­li­sé, « on donne un ac­croche-porte pour rap­pe­ler l’im­por­tance de l’em­ployer », in­dique Mme De­mers. De plus, son équipe, com­po­sée ma­jo­ri­tai­re­ment de femmes, car les « ci­toyens se sentent moins in­ti­mi­dés » va à la ren­contre des gens fau­tifs. Une spé­cia­liste de la bio­mé­tha­ni­sa­tion en fait par­tie pour ex­pli­quer le pro­ces­sus de com­pos­tage des ma­tières.

Le res­pon­sable de l’en­vi­ron­ne­ment et des ser­vices aux ci­toyens au co­mi­té exé­cu­tif, Jean-Fran­çois Pa­ren­teau n’a pas don­né suite aux de­mandes ré­pé­tées d’en­tre­vue.

Mé­tro Mé­dia

Moyenne de ma­tière pu­tres­cible col­lec­tée par porte des­ser­vie, par ar­ron­dis­se­ment, en 2016 et 2017.

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