L’ins­pi­ra­tion fa­çon Sa­muel

Guide Pratique - - Entrevue -

Vous ar­ri­vez à l’ins­tant de l’épi­ce­rie. Qu’avez­vous ache­té et pour faire quoi? On m’a en­ga­gé à titre de consul­tant cu­li­naire pour le livre de l’en­tre­prise Cho­co­lats fa­vo­ris. J’ai donc rem­pli mon panier de plu­sieurs ali­ments en lien avec les re­cettes que j’ai ai­dé à dé­ve­lop­per.

Y a-t-il un ali­ment qui ne va ja­mais dans votre panier? Je n’achète pas sou­vent de to­fu, pas parce que je n’aime pas cet in­gré­dient, mais bien parce que je n’ai pas l’ha­bi­tude de le cui­si­ner. Si­non, je consomme très peu d’ali­ments pré­pa­rés, car j’aime cui­si­ner du dé­but à la fin, que ce soit mon pain, par exemple, mes sauces ou mes pâtes!

Comment êtes-vous ar­ri­vé là où vous êtes aujourd’hui? Avez-vous une for­ma­tion en cui­sine? Je suis 100 % au­to­di­dacte, aus­si bien en pho­to­gra­phie qu’en cui­sine. C’est une pas­sion qui s’est dé­ve­lop­pée et pour la­quelle je me suis dé­cou­vert un ta­lent. En fait, j’ai sui­vi le che­min de beau­coup de chefs…

Quel genre d’en­fant étiez-vous en cui­sine? J’ai été plon­gé dans l’uni­vers de la nour­ri­ture dès mon plus jeune âge. Je me sou­viens de ma mère, qui m’as­seyait sur le comp­toir et avec qui je cui­si­nais. J’ado­rais ça! Mon père, lui, te­nait un res­tau­rant. Mais j’étais éga­le­ment un en­fant très dif­fi­cile. Même ado, je n’ai­mais pas grand- chose. Je me suis mis à voya­ger et à tra­vailler à l’étran­ger, no­tam­ment dans les Ca­raïbes et à Saint-mar­tin, puis j’ai dé­ve­lop­pé mes goûts et va­rié mes ex­pé­riences cu­li­naires. Quand vous re­ce­vez des amis au­tour de la table, est- ce que vous res­sen­tez une cer­taine pres­sion pour les im­pres­sion­ner? Oh que non! Je ne me mets pas de pres­sion. La seule per­sonne que je veux im­pres­sion­ner, c’est moi. Avec mon blogue, Le coup de grâce, je suis tou­jours à la re­cherche de nou­velles re­cettes. Il est donc bien rare que je fasse deux fois la même re­cette.

Qu’est- ce que vous ris­quez de cui­si­ner à ces amis-là? Je pour­rais faire fu­mer des côtes le­vées dans mon fu­moir, ou faire des pâtes fraîches.

De votre blogue a sur­gi un livre pu­blié l’au­tomne der­nier aux Édi­tions de l’homme. Avez-vous eu du mal à concoc­ter un ou­vrage de 100 re­cettes? Faire tout, tout seul, de l’épi­ce­rie à la photo en pas­sant par la cui­sine et le sty­lisme, c’était un beau dé­fi. Heu­reu­se­ment, je l’ai fait sur une longue pé­riode d’en­vi­ron un an. À la fin, j’étais es­souf­flé, mais j’avais en­core une longue liste de re­cettes po­ten­tielles.

Votre livre est plein de ten­ta­tions gour­mandes. Comment faites-vous pour gar­der la ligne? Ah, pour ça, je fais beau­coup d’exer­cice. Ça aide!

Avec cet ali­ment, vous pour­riez dé­cli­ner mille re­cettes. Quel est-il? Je suis un fan in­con­di­tion­nel de bacon. Si­non je met­trais du fro­mage dans tout, du pe­co­ri­no, du gou­da fu­mé… Je suis fou de fro­mage!

Par­lons bière main­te­nant. Quelle est votre der­nière dé­cou­verte? La Bras­se­rie Mille-iles, qui est te­nue par deux frères de Ter­re­bonne. Ils ont des bières de style belge et an­glaise, ain­si qu’une très bonne IPA. Ce sont vrai­ment mes der­nières dé­cou­vertes.

Mayo du com­merce ou mayo mai­son? Du com­merce. Je n’en consomme pas tant, donc ça se conserve mieux ain­si.

Votre re­pas du condam­né se­rait quoi? Un car­ré d’agneau avec des fèves sau­tées au vin blanc et une pu­rée de pommes de terre. Le tout ac­com­pa­gné d’un verre de ca­ber­net sau­vi­gnon.

Pour faire plai­sir à ché­rie, que lui cui­si­nez­vous? Des pâtes aux as­perges et au sau­mon fu­mé.

… et à votre mi­ni- ché­ri? Il aime tout. De la ba­vette sauce Di­jon aux lé­gumes fu­més. Pour lui faire plai­sir, on risque aus­si de cui­si­ner des crêpes en­semble: il a un pe­tit banc spé­cia­le­ment ré­ser­vé pour cui­si­ner à cô­té de l’îlot de cui­sine. Il pré­pare avec moi les ma­ri­nades ou les vi­nai­grettes: il adore ça.

Que se­rions-nous sur­pris de re­trou­ver dans votre fri­go? J’ai dé­cou­vert une bière au pam­ple­mousse, la Bud Light Rad­ler. Je l’adore! Si­non, j’ai de la mar­ga­rine.

Fi­na­le­ment, pas­ta ou riz? C’est une ques­tion dif­fi­cile… Si l’on me sert du riz blanc avec de la sauce soya, je vais ca­po­ter. Par contre, je suis aus­si en amour avec les pâtes.

«Gâ­tez-vous et al­lez vous ache­ter une poêle à pael­la! J’ai payé la mienne 15 $ dans un ma­ga­sin d’ar­ticles de cui­sine. Quand je l’uti­lise, je re­marque une grande dif­fé­rence dans le ré­sul­tat fi­nal. S’il vous reste de la pael­la, met­tez-en dans des poi­vrons vi­dés et grillez-les au four le len­de­main.»

– Sa­muel Jou­bert

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